le blog de dedalus

"Réprimer plus, Partager moins" : MERCI... mais NON !






JE TE VOIS


Tout sur le No Sarkozy Day



logos tf1 ump LCI RépubliqueCe billet récapitule tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le No Sarkozy Day sans jamais avoir osé le demander. Je me contente de rappeler en introduction que plus de 150 bloggeurs ont relayé l'appel sur leurs blogs respectifs, et que bientôt 10 000 hommes et femmes de tous horizons l'ont signé.

Le No Sarkozy Day, ce seront partout en France des manifestations pour faire entendre à Nicolas Sarkozy notre NON. Non à la casse de la République que nous aimons, digne et respectueuse de chacun et chacune, ouverte et démocratique. Non à la République du tous contre tous. Non à la République des copains et des puissants. Non à la République de Sarkofrance.

Le No Sarkozy Day, c'est le 27 mars. Parce que, nous le savons bien, au lendemain des élections régionales, Nicolas Sarkozy rechignera encore et toujours à entendre et à tirer toutes les conséquences du message que les français auront souhaité lui délivrer dans les urnes.

Tous ensemble, appliquons à Nicolas Sarkozy la double peine : le dimanche 21 mars, dans les urnes ; puis le samedi 27 mars, dans la rue.



Appel au Peuple à se rassembler le 27 mars 2010



Lire et signer l'appel du 24 Janvier

No Sarkozy Day partout en France



Cliquer sur la région de votre choix
pour avoir toutes les informations...

Kit Affiches et tracts




Plus d'infos... (campagnes de collage)

Le No Sarkozy Day sort du Net



Affichage, collage et tracts...
Album Photos : sur le terrain !
Le No Sarkozy Day au salon de l'agriculture
Flash mob du 27 février 2010
Témoignages

Presse et Médias


Blogs signataires de l’Appel du 24 Janvier
Communiqué de Presse
Dossier de Presse


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Ne vous abstenez pas

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No Sarkozy Day : le Clip





Signez et faites signer l'appel....



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Sarkozy ou l'impopularité olympique

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La popularité corrompue de Sarkozy



Sarkozy enveloppe billetsEn ce 7 juillet 2010, avant même que n'aient pu être mesurées les effets des dernières révélations de Médiapart concernant l'affaire Bettencourt - « Nicolas Sarkozy recevait aussi son enveloppe » -, le petit président de la République pas tout à fait irréprochable renforce son statut de pire président auprès de l'opinion française.

Il avait demandé qu'on le juge à ses résultats. Aujourd'hui, après plus de trois ans d'une désastreuse présidence, le pouvoir d'achat est au plus bas, le chômage est au plus haut, l'économie française est laminée, les injustices sociales sont plus criantes que jamais et le pacte républicain se retrouve au plus mal.

Il est alors peu étonnant que les français aient une si mauvaise opinion de ce chef de l'Etat sans vision ni envergure, dont la seule compétence semble être d'offrir cadeau sur cadeau à ses amis milliardaires, qui l'ont si bien aidé à grimper sur ce fauteuil trop grand pour lui. Tout au plus pourrait-on s'étonner qu'il reste un peu moins d'un tiers des français à avoir encore une opinion positive du président de la République. Mais ce sont bien deux français sur trois qui affirment désormais en avoir une opinion négative ou très négative.

Jamais un président n'aura été à ce point discrédité aux yeux de l'opinion. Pourtant, il ne changera rien, et tandis que les salariés français verront leurs perspectives de retraite s'éloigner au-delà des 60 ans, travaillant toujours plus, les cadeaux aux plus riches se poursuivront, gagnant toujours plus...

Et Brice Hortefeux, Ministre de l'Intérieur condamné pour injure raciale, est maintenu à son poste.

Et Eric Woerth, pris dans la tourmente des conflits d'intérêts et dont l'image d'"honnête homme" est chaque jour davantage mise à mal à mesure que nous en apprenons sur l'affaire Bettencourt, est maintenu à son poste.

Et Nicolas Sarkozy, président par le grand pouvoir des petites enveloppes, s'en fout...



graphique évolution popularité Sarkozy
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- mise à jour presque automatique -


Le plus tragique est que cet état d'impopularité permanente et abyssale est amplement mérité et que c'est la France et les Français qui, au fil des mois, subissant l'arrogance et l'incompétence d'un président, vont de mal en pis - tant d'un point de vue social et économique que moral et éthique.

Moi-même, Sarkozy m'a épuisé, au point que j'ai pratiquement cessé d'alimenter ce blog. Mais que dire encore ?

Il s'agissait de révéler une imposture. Trois ans plus tard, l'escroc politique est nu et je serais désespéré s'il pouvait se trouver encore des Français pour s'y laisser prendre. Par cet homme. Par la droite dont Nicolas Sarkozy n'est rien d'autre que le pantin décomplexé. Par une politique qui n'a d'autre objet que de favoriser toujours plus les puissants - et qui était à l'œuvre déjà bien avant un funeste 6 mai 2007. Par, enfin, surtout, une stratégie politique qui vise systématiquement à flatter les bas instincts du peuple, et à lui mentir, afin qu'il ne s'aperçoive pas combien on le méprise, qu'il ne réalise pas que c'est sur son dos qu'on s'en va toujours tondre ce peu qui reste et qui servira à engraisser ceux qui ont déjà beaucoup, sinon tout, à assurer un peu plus leur domination, ces puissants qui ont l'argent et le pouvoir et entendent le conserver à tout prix, tous ceux-là dont Nicolas Sarkozy n'est finalement rien d'autre que le triste pantin.



Je ne ponds pas systématiquement un billet à chaque nouveau sondage, mais ce graphique ainsi que celui plus détaillé ci-dessous sont (plus ou moins) régulièrement mis à jour. Il suffit de revenir sur cette page pour en consulter les évolutions - au besoin, rafraîchissez le cache de votre navigateur...



Rappelons comment est composé cette moyenne ?

SOFRES pour le Figaro : Faites-vous confiance tout à fait ou plutôt, plutôt pas ou pas du tout, à Nicolas SARKOZY pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement ?

IFOP pour Paris-Match : Approuvez-vous, tout à fait, plutôt, plutôt pas ou pas du tout, l'action de Nicolas Sarkozy comme président de la République ?

IFOP pour le JDD : Etes-vous satisfait (très ou plutôt) ou mécontent (plutôt ou très) de Nicolas Sarkozy comme président de la République ?

LH2 pour (Libération) NouvelObs : Concernant Nicolas Sarkozy en tant que président de la République, dites-moi si vous en avez une opinion trés positive, assez positive, assez négative ou très négative.

Viavoice pour Libération : Concernant Nicolas Sarkozy en tant que président de la République, dites-moi si vous en avez une opinion trés positive, assez positive, assez négative ou très négative.

CSA pour iTélé et Le Parisien : Faites-vous confiance ou pas confiance au président de la République, Nicolas SARKOZY, pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays ?

BVA pour Orange : Quelle opinion, très ou plutôt bonne, plutôt ou très mauvaise, avez-vous de Nicolas Sarkozy en tant que Président de la République ?

CSA pour Valeurs Actuelles : Estimez vous que l'action du Président de la République, Nicolas Sarkozy, va plutôt dans le bon sens ou plutôt dans le mauvais sens ?

IPSOS pour Le Point : Portez-vous sur l'action du Président de la République, Nicolas Sarkozy, un jugement plutôt favorable ou plutôt défavorable ?



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Où l'on parle de : La popularité corrompue de Sarkozy






La droite, c'est la dette

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Le vrai coût de l'avion de Sarkozy



Avion Sarkozy : air beauf oneOn l'appelle déjà Air Beauf One.

La semaine dernière, la révélation, non confirmée, que Nicolas Sarkozy souhaitait le faire équiper d'un "four à pizza" a amusé et énervé les internautes. Ce n'est pas tout. L'important est ailleurs.

1. L'achat et l'aménagement de l'Airbus A330, ainsi que l'acquisition d'un second Falcon 7XL pour les besoins de la flotte présidentielle, ont été budgétés à 185 millions d'euros. Les seuls aménagements intérieurs sont évalués à 28,5 millions d'euros. Outre le récent "four à pizza", l'avion sera doté d'une baignoire... Un dispositif rarissime et très coûteux, habituellement réservé à quelques émirs.

2. A cause de cet avion, l'aéroport de Villacoublay, en banlieue parisienne, a dû aussi faire l'objet de travaux. La piste a été mise hors service pour plus de 6 mois. Elle ne pouvait supporter le futur Airbus du président. Surtout, il se murmure que le président français ne supportait plus devoir descendre sur le tarmac. Il lui faut un couloir protégé. Les aménagements sont conséquents, comme le rapportait Le Point en octobre dernier : "réfection complète de la piste et allongement de 1.850 à 2.000 mètres, réfection et élargissement des pistes de roulage (taxiways), mise aux normes de la loi sur l'eau (bassins de rétention), nouvel éclairage, etc."


C'est , entre autres petites choses, ce qu'on apprend à la lecture du dernier billet de l'indispensable Sarkofrance, que nous devrions tous lire régulièrement.



Où l'on parle de : Le vrai coût de l'avion de Sarkozy






Le projet de Jean-Paul Huchon

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No Sarkozy Day : Oui mais !



Savoir dire NONA l'invitation de mon ami Rimbus, je viens très attentivement de visionner l'interview réalisée par Fulgurance de Benjamin Ball, un des membres actif du No Sarkozy Day.

Je continue de penser que l'idée d'une journée consacrée à dire NON à Sarkozy répond à une nécessité compte tenu de ce dont Sarkozy est le nom et qui en soit représente un danger pour la Démocratie, la République et une certaine conception du vivre ensemble.

Je continue de penser que nous avons, en tant que citoyens, le devoir de manifester notre vigilance, notre opposition et notre colère face à la gangrène sarkozyste.

Cependant, je ne veux pas non plus taire ma grande méfiance face à la phraséologie employé par Benjamin Ball et qu'on retrouve assez largement dans l'appel que lui et ses petits camarades (une demi-douzaine) ont rédigé et diffusé - et qui est plus que probablement à l'origine de la désapprobation un peu trop empressée émise par mes propres petits camarades.

La démission - Il est évident qu'il est légitime dans une démocratie de pouvoir réclamer la démission d'un élu, là n'est pas la question. Il est même évident que lors d'une manifestation de masse organisée en opposition au sarkozysme, la démission deviendra un des, sinon le mot d'ordre, le cri du coeur qui se fera entendre. Le point est que rédiger un appel à se rassembler et manifester autour de ce mot d'ordre correspond d'entrée à une perte de crédibilité. Car ce n'est pas le coeur du sujet.

Le coeur du sujet, selon moi, est d'abord de dire NON à Sarkozy, dire à Sarkozy que nous n'acceptons pas ni sa politique de casse sociale ni sa conception autoritariste et liberticide du pouvoir, lui dire que tout ne lui est pas permis et que nous nous opposons et nous opposerons à ce qu'il aille trop loin - ce qui est largement fait -, lui rappelant avec force l'existence du peuple et de sa souveraineté, qui s'impose à lui.

Le cri de la démission ne serait que la conséquence de tout cela, sa traduction, une manière d'exprimer ce NON - et sans doute la plus vaine des manières, et probablement la plus désespérée. En ce sens on pourrait même dire qu'elle serait un aveu de faiblesse. En faire d'entrée un mot d'ordre est dès lors tout simplement une erreur politique.

Il aurait été pourtant... il serait pourtant assez simple de décrire le sarkozysme en quelques points, puis de conclure à un No Sarkozy Day... le 27 mars 2010... pour dire NON à Sarkozy et pondre ainsi un appel qui soit un peu moins dérisoire, un poil moins empreint de gaminerie.


La récupération - Et le voilà revenu, une fois de plus, comme à chaque fois, le discours démagogique sur les dangers de la récupération, sous-entendu par les tant méchants partis politiques. Mais bordel ! Manifester contre Sarkozy et sa politique c'est faire quoi sinon faire de la politique ?! C'est quoi cette idée que pour qu'un mouvement soit populaire, il faudrait absolument qu'il soit apolitique, surtout lorsque que de toute évidence il l'est, politique ?

On veut un maximum de gens dans la rue ? Que toutes les bonnes volontés soient alors les bienvenues, y compris la force de frappe des partis politiques. Le Front de Gauche veut en être ? Qu'il en soit. Le Parti Socialiste aussi ? Tant mieux. Et j'espère que le NPA ne fera pas sa mijaurée et en sera également. Et ce sera même une occasion pour les militants du Modem de démontrer leurs antisarkozysme, ça leur fera du bien. Il y a paraît-il, plus à droite encore, des personnalités qui souhaitent dire NON à Sarkozy. Qu'ils viennent, nous verrons bien jusqu'où les Villepin et les Dupont-Aignan sont eux-aussi anti-sarkozystes...

La récupération ? Mais j'espère bien qu'au bout du compte un tel mouvement puisse se récupérer dans les urnes. Quel sens ça aurait de beugler à la démission de Sarkozy en 2010 pour le voir réélu en 2012 ?

Le fait est que, de toute façon, faire un No Sarkozy Day est déjà faire de la politique. Le fait est que dire NON ne saurait être que le début d'un OUI - sauf à se complaire dans la sodomie de coléoptères.

Je crois qu'on n'a jamais raison de contribuer à la réthorique du tous pourris qui ne sont intéressés que par le pouvoir et vont récupérer les gentils mouvements apolitiques du gentils peuple qui a toujours raison - et à ce propos, même si je ne veux pas m'étendre ici sur la thématique des "assemblées générales populaires", il serait de bon ton tout de même de reconnaître que nous savons d'expérience que toute assemblée de ce genre fera nécessairement la part belle à des orateurs aguerris et surpolitisés, généralement formés à la dialectique par les mouvements trotskistes, spécialistes s'il en est de la récupération des mouvements de masses (c'est même leur raison d'être)... Mais passons.

Assumons plutôt un fait simple : La fin durable du sarkozysme, qui est un populisme médiatique, passe par un retour du peuple à la chose politique.

Les Partis politiques ne sont pas ce que nous voudrions qu'ils soient ? Il suffirait qu'au lendemain du No Sarkozy Day, 50 000 personnes adhèrent au Parti Socialiste pour que celui-ci ne soit plus du tout le même. Il en faudrait cinq ou dix fois moins pour transformer radicalement le Modem ou le Front de Gauche. Il est là le pouvoir du peuple, dans le fait de se saisir du politique. Car si dire NON ensemble c'est faire de la politique, faire chacun de la politique c'est créer les conditions de son propre OUI.

Le No Sarkozy Day se veut initiateur de quelque chose de nouveau. Qu'on évite donc les facilités et les démagogies. Qu'on évite de revenir aux vieux discours d'un mouvement qui serait populaire et apolitique, usant de slogans aussi réducteurs que mal taillés. Faisons plutôt de la politique, ça changera...



Où l'on parle de : No Sarkozy Day : Oui mais !






Sarkozy au fond du trou de l'impopularité

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Sondages : Sarkozy au fond du trou de l'impopularité



A la demande générale de l'indispensable AntenneRelais, je vous annonce la mise à jour de mes désormais célèbres courbes de popularité du petit président de pas beaucoup de français mais c'est les plus riches...

Et c'est TNS-Sofres pour le Figaro qui a ouvert le bal de ce mois de janvier 2010 : Aïe !



graphique évolution popularité Sarkozy
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Allez soyons charitable - et fainéant - contentons-ous de parler de moi à la troisième personne et d'un lapidaire :



Sans Commentaire...



Et puis je tiens à vous signaler que, si je ne ponds pas systématiquement un billet à chaque nouveau sondage, ce graphique et celui plus détaillé ci-dessous sont toutefois (plus ou moins) régulièrement mis à jour, et qu'il suffit donc de revenir sur cette page pour les consulter - au besoin rafraîchissez le cache de notre navigateur...

A bon entendeur...





Rappelons cependant comment est composé cette moyenne ?

SOFRES pour le Figaro : Faites-vous confiance tout à fait ou plutôt, plutôt pas ou pas du tout, à Nicolas SARKOZY pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement ?

IFOP pour Paris-Match : Approuvez-vous, tout à fait, plutôt, plutôt pas ou pas du tout, l'action de Nicolas Sarkozy comme président de la République ?

IFOP pour le JDD : Etes-vous satisfait (très ou plutôt) ou mécontent (plutôt ou très) de Nicolas Sarkozy comme président de la République ?

LH2 pour (Libération) NouvelObs : Concernant Nicolas Sarkozy en tant que président de la République, dites-moi si vous en avez une opinion trés positive, assez positive, assez négative ou très négative.

Viavoice pour Libération : Concernant Nicolas Sarkozy en tant que président de la République, dites-moi si vous en avez une opinion trés positive, assez positive, assez négative ou très négative.

CSA pour iTélé et Le Parisien : Faites-vous confiance ou pas confiance au président de la République, Nicolas SARKOZY, pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays ?

BVA pour Orange : Quelle opinion, très ou plutôt bonne, plutôt ou très mauvaise, avez-vous de Nicolas Sarkozy en tant que Président de la République ?

CSA pour Valeurs Actuelles : Estimez vous que l'action du Président de la République, Nicolas Sarkozy, va plutôt dans le bon sens ou plutôt dans le mauvais sens ?

IPSOS pour Le Point : Portez-vous sur l'action du Président de la République, Nicolas Sarkozy, un jugement plutôt favorable ou plutôt défavorable ?



graphique évolution popularité Sarkozy
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Où l'on parle de : Sarkozy au fond du trou de l'impopularité






De quoi Sarkozy est-il le non ?

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De quoi Sarkozy est-il le non ?



no sarkozy dayDans mon précédent billet, je faisais la voeu que pour 2010 nous sachions conserver notre esprit de révolte. Et je découvre ce matin que quelques-uns de mes camarades blogueurs se sont fourvoyés dans un texte où il leur a paru indispensable d'expliquer leur NON au No Sarkozy Day, dont les promoteurs nous avaient - nous blogueurs - sollicités.

Faute de temps ces dernières semaines, durant lesquelles j'avais opté pour un éloignement vis à vis de ma triste condition de blogueur, je n'avais ni répondu à la sollicitation des uns, ni participé aux discussions entre les autres, les blogueurs, sur la réponse qu'il convenait de donner à la sollicitation. J'ai découvert l'ampleur - à l'échelle microblogosphérique - de l'affaire ce matin et j'ai dans un premier temps souhaité me contenter de réagir en privé, livrant mon sentiment aux seuls left-blogueurs. Et puis ça m'a démangé, notamment après avoir lu la réaction de Autheuil qui pour être de droite est néanmoins celui qui résume le mieux le pourquoi de ce tragique NON de gauche au NON à Sarkozy : S'en prendre nommément à Sarkozy serait viser l'homme et donc sortir du champ respectable et nécessairement constructif de la politique.

C'est faire bien facilement l'impasse sur ce que représente Sarkozy, ce dont il est le nom : le sarkozysme, qui est considérablement plus qu'une traditionnelle politique de droite à la française, considérablement plus même que cette casse sociale à laquelle nous assistons, cette dramatique incompétence économique où la dette explose à peu près aussi vite que prolifèrent les revenus du secteur financier, mais aussi les chômeurs et les précaires.

Quand on dit non à Sarkozy, il faut comprendre de quoi Sarkozy est le nom, c'est-à-dire ce qu'est ce sarkozysme qui tant nous révolte.

Sarkozy personnifie le sarkozysme. Et il le personnifie non seulement parce qu'il en est à l'origine mais aussi parce que tout en lui, toute sa personne, son physique, sa façon de parler, ses attitudes, sa folie... tout en lui suinte le sarkozysme et le révèle. Une révélation qui même fut à l'origine de ce blog et du nom qu'il porte, où mon NON se voulait très personnel, alors même qu'il ne s'est jamais agi d'autre chose que d'un combat politique. Mais l'un d'évidence se confondait en l'autre et c'est cette confusion même qui permet de parler de Sarkofrance et d'identifier un homme à une politique et à ses dérives, et d'identifier finalement un NON à un homme, c'est-à-dire à son nom, identifier un NON à une politique, c'est-à-dire le sarkozysme.

Le sarkozysme, au-delà même de la droite et de la régression économique et sociale, ce sont les fondements de la République qui sont systématiquement laminés, c'est la démocratie qui est méthodiquement bafouée, ce sont les libertés qui reculent. Le sarkozysme c'est la haine ou la méfiance des uns envers les autres qui est entretenue, ces murs qui sont dressés entre les français, c'est le chacun pour soi qui se généralise. Pis que cela, le sarkozysme c'est la lente acceptation de tout cela, par la force de l'habitude et celle du renoncement, parce que chacun a tant à faire avec ses propres problèmes que courber l'échine semble être la seule solution, ou du moins la seule possibilité.

Le sarkozysme, finalement, ce sont les solidarités qui sont oubliés et l'esprit de révolte qui se meurt. Et c'est pourquoi la nature même du sarkozysme justifie un No Sarkozy Day : un jour consacré à dire NON.

Car il faut se rendre compte, par exemple, qu'il aura suffit de deux ans et demi de sarkozysme pour que l'amalgame entre homosexualité et pédophilie irrigue à nouveau la société française. Voilà ce qu'est, ce que peut le sarkozysme, et qui nous contamine, et qui nous gangrène, et qui nous menace toujours du pire. Voilà la responsabilité que porte cet homme et qui s'attache à son nom.

Alors oui, moi, depuis deux ans et demi, je rêve qu'un jour un million de personnes - plus même - descendent dans la rue pour, ensemble, dire NON.

Sarkozy ne l'entendrait pas, ou du moins cela ne l'arrêterait pas, c'est une évidence. Mais des millions entendraient qu'il ne s'agit pas que de subir en attendant que ça passe, qu'il est possible de relever la tête et dire NON, qu'un esprit de révolte et un esprit de solidarité subsiste encore en beaucoup d'entre nous. Faire entendre cela, qu'une conscience collective existe encore, voilà qui est essentiel, qui est même probablement impératif si l'on veut pouvoir croire à la possibilité d'une reconquête - puisqu'elle ne saurait au final se faire sans le peuple...

Alors évidemment, il était plus que maladroit de rédiger un appel autour d'une illusoire demande de démission. Mais fallait-il pour autant torpiller ce qui tentait là de se lever ? Je ne le crois pas. Je crois au contraire qu'il faudrait que beaucoup d'initiatives aussi maladroites voient le jour, soient encouragées autant que faire se peut, fassent autant de petits flops sans conséquences, pour que survivent malgré tout l'esprit de révolte et qu'émerge à la fin ce grand mouvement populaire qui haut et fort fera entendre son refus du sarkozysme et son NON à Sarkozy.

Il va sans dire qu'il faudra bien à la fin que cela puisse se traduire pour un OUI dans les urnes, quand le jour venu une alternative ambitieuse nous sera proposée, et qu'il faut dès aujourd'hui que cela soit anticipé et travaillé. Il n'empêche qu'en attendant il s'agit aussi de s'opposer et y compris dans la rue. Il s'agit aussi que le peuple, ou une partie du peuple, se saisisse de son droit à manifester et à dire sa vigilance et sa révolte, son NON.

Parce que mon antisarkozysme est tout sauf primaire, bel et bien pensé et réfléchi, mesuré et donc écessairement radical. Parce que malheureusement, je suis convaincu moi que du sarkozysme nous pourrions ne pas connaître encore le pire.



Où l'on parle de : De quoi Sarkozy est-il le non ?






2009 en Sarkofrance

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2009 en Sarkofrance



Il y a un an j'annonçais la mise en veille de ce blog. Elle fut relative puisqu'au long de cette année 2009 je me suis tout de même laissé aller à publier ici 45 billets supplémentaires. Soit en moyenne un peu moins d'un billet par semaine. Soit tout de même près de trois fois moins qu'en 2008.

Vous avez néanmoins été encore plutôt nombreux à échouer ici et si ce blog a été en 2009 deux fois moins visité que l'année précédente, ce sont encore près de 35 000 visites pour près de 50 000 pages vues, et peut-être même lues... Je vous en remercie.

Quelques billets ont particulièrement retenu votre attention, ou du moins ont connu un beau succès d'audience. Citons les cinq premiers :


Je ne le fais pas chaque mois comme il est d'usage, je vais un peu me racheter en citant dans ce billet les douze blogueurs qui m'ont apporté le plus de visites en 2009 - l'occasion de les en remercier chaudement :



RévolteIl reste qu'en cette fin d'année 2009 le bilan de Nicolas Sarkozy, de son gouvernement de pacotille et de sa majorité UMP godillot est en tout point désastreux.

Echec économique et social : la Sarkofrance c'est un état économiquement incompétent. L'économie du pays tourne au ralenti et, tandis que la dette explose - et que le banques prospèrent - , le nombre de chômeurs ne cesse de croître et la précarité de faire des ravages. Le capitalisme financier qu'il s'agissait de moraliser, l'on s'en souvient, fonctionne toujours de manière aussi scandaleusement amorale.

Echec moral : la Sarkofrance c'est un état moralement défaillant qui d'une main réespédit des réfugiés afghans dans leur pays où l'on s'en est allé faire la guerre, tandiq que de l'autre un petit président tevte outrageusement de favoriser l'ascension politique de son propre fils.

Echec politique : la Sarkofrance c'est un état politiquement incompétent qui de Hadopi à la taxe carbone brasse beaucoup de vent... pour rien. Au mieux. Parce que le vent brassé à l'occasion du débat sur l'identité nationale aura servi à réveiller tous les vieux démons xénophobes d'une Sarkofrance aigre et exsangue, qui de plus en plus joue avec le feu.

Je ne sais pas comment tout cela va se terminer. Je sais seulement que le pire n'étant jamais certain, il est plus que temps que ça se termine. C'est le voeu que j'aimerais pouvoir formuler pour 2010, mais cela ne se produira pas. Alors je nous souhaite à tous de savoir garder intact notre esprit de vigilance et de révolte.



Où l'on parle de : 2009 en Sarkofrance






Vincent Peillon et l'identité nationale

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Vincent Peillon inflige une leçon d'identité républicaine à Nicolas Sarkozy



Mercredi 9 décembre 2009 sur France Info : Vincent Peillon réagit à la tribune de Nicolas Sarkozy sur l'Identité Nationale, parue la veille dans Le Monde... et lui donne une petite leçon d'histoire sur la République Française.





Où l'on parle de : Vincent Peillon et l'identité nationale






Quand Ségolène tente un dépassement par la droite

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Quand Sarkozy s'en prend au Parti Socialiste décomplexé



la rose socialiste en boutonHier soir, Nicolas Sarkozy, président sans envergure de tous les français d'un clan, a lancé la campage des élections régionales pour le compte de l'UMP.

Beaucoup parmi les dirigeants de l'UMP redoutent qu'une campagne axée autour du bilan gouvernemental ne se transforme en vote sanction. On connait ledit bilan, on comprend le désarroi des dirigeants de l'UMP. Mais le chef du clan c'est Sarkozy, qui a décidé que le slogan serait « La France change, ma région doit changer autour ! »

Ça fait mal, parce qu'il va falloir aux militants de l'UMP aller expliquer aux français qu'ils ont l'intention à l'échelon régional de baisser les impôts des plus riches et d'augmenter les taxes pour les autres, de laisser filer dramatiquement les déficits et de dégrader la qualité des services publics, de faire cadeau fiscal sur cadeau fiscal aux entreprises et d'assister sans broncher à une hausse continue du chômage, d'échouer sur la question de la sécurité pour tous comme sur celle du logement social, sans parler du pouvoir d'achat... Bref, prenant exemple sur le petit chef, il va leur falloir parler parler et parler pour tenter de faire oublier la réalité têtue des faits, dont la somme énonce de manière criante que le bilan du sarkozysme est au mieux désastreux et très certainement catastrophique.

Alors Nicolas Sarkozy, chef du clan UMP, a montrè à son clan la voie : au delà du slogan, passer rapidement sur le bilan et s'en aller taper sur la gauche et d'abord sur le Parti Socialiste. C'est que Sarkozy en fin politique qu'il est a compris ce que beaucoup à gauche n'ont toujours pas compris ou refuse de comprendre : le Parti Socialiste revient progressivement à lui, c'est-à-dire à la gauche - et ça ! ça représente un vrai danger pour Nicolas Sarkozy, qui sait bien que depuis maintenant plus d'une décennie la droite doit ses victoires au fait que le Parti Socialiste a quitté ses bases pour s'en venir chipoter sur le terrain de la droite.

Certes, le PS a connu et connait encore de sérieux problèmes à être audible. Mais à mesure que s'éloigne à la fois le traumatisme que fut le Congrès de Reims et l'hypothèse Royal, le brouillard s'estompe et l'on voit peu à peu se lever le voile sur un Parti qui travaille à ancrer son projet à gauche, en cohérence d'ailleurs avec ce que furent - au-delà de l'insignifiante question des personnes - les débats d'abord, et puis les résultats des votes, lors de ce fameux congrès de Reims.

Pour se convaincre de ce qui se passe au PS, il ne suffit que d'écouter attentivement sa première secrétaire, Martine Aubry, ou son porte-parole, Benoit Hamon. Cela faisait longtemps que l'on n'avait pas entendu venir de là un discours remettant clairement en cause le capitalisme financier et le credo libéral, ni même un si naturel appel à une régularisation massive de personnes sans papiers.

Dans son dernier communiqué portant sur la hausse dramatique du chômage, nous entendons un Parti Socialiste réclamer un plan de relance de l'économie par la consommation, ainsi que des mesures telles que la prolongation de 6 mois de la durée d'indemnisation sur la base de 80 % du salaire ou l'augmentation du coût des licenciements pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs propres actions...

Et si l'on s'intéresse aux cinq communiqués qui précèdent celui-ci : l'un dénonce la remise en cause par le gouvernement de la politique à l'égard des patients en Affection de Longue Durée pour des raisons purement comptables et préconise des réformes structurelles comme la mise en avant de la prévention ou la rémunération forfaitaire des médecins ; un autre concerne l'immigration et la situation des travailleurs sans-papiers et fait des propositions claires, détaillées et généreuses ; le suivant annonce que le Parti socialiste se joint à l'appel à manifester du collectif « Unis contre l'immigration jetable » ; celui d'après demande qu'un coup d'arrêt soit porté à la casse de l'école publique et le dernier s'en prend au bilan de Nicolas Sarkozy sur la question de la sécurité.

Alors, et en dépit du temps de retard médiatique et des derniers soubresauts de l'expérience Royal, Nicolas Sarkozy a compris qu'il était temps d'agresser le PS, et de le mordre fort là où c'est censé lui faire le plus mal : la question de l'immigration. Alors il y va de son petit couplet éculé : « Lorsque je vois, qu'une personne pour qui j'ai du respect appelle à la régularisation massive des sans-papiers, est-ce que vous croyez que je n'ai pas compris la manœuvre ? », demande-t-il afin de mieux accuser Martine Aubry « d'agiter le chiffon rouge, à trois mois des élections régionales, pour faire remonter le Front national »

Mais voilà, simultanément nous prenons connaissance d'un sondage Ifop à paraître dans le Journal du Dimanche, où est révélé que pour 72% des Français le débat sur l'identité nationale lancé par Eric Besson et justifié par Nicolas Sarkozy est avant tout une stratégie pour gagner les élections régionales. Mais on la leur a tant fait qu'il n'est finalement guère étonnant que les français ne se laissent plus si facilement prendre au coup de la question de l'immigration et de l'insécurité qui surgit très opportunément à l'approche d'une élection. C'est tant mieux et le petit président risque d'en être pour ses frais.

Le fait est, donc, que le Parti Socialiste est de retour à gauche et que si c'est une mauvaise nouvelle pour Nicolas Sarkozy, c'est une excellente nouvelle pour l'ensemble de la gauche et d'abord pour les français qui ont le plus besoin d'elle. Il est seulement regrettable que les Verts via Europe Ecologie se précipite pour s'en aller occuper une place devenue vacante auprès du Modem. Quoi qu'il est sans doute préférable que ce soit les Verts qui s'occupent en définitive d'aller achever de siphoner le Modem, plutôt qu'un Parti Socialiste encore convalescent sur ses valeurs. Même si de toute évidence la question du Modem a en une année radicalement changé de nature, puisque c'est désormais sans ambiguïté à gauche que penche la balance et se situent les débats.



Où l'on parle de : Parti Socialiste décomplexé






Une ambition Royal

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Quand Sarkozy fait des petits



Gérard Huet, maire de LoudeacNicolas Sarkozy est président et jour après jour les français, mais aussi le monde entier, constatent qu'il y a quelque chose de pourri dans le royaume de France, ainsi que le résume Courrier International en parodiant très judicieusement Shakespeare - Hamlet, la tragédie du fils de son père...

En France, aujourd'hui, un président se permet de traiter un français de pauvre con, un président s'autorise à pistonner son fils, un président charcute la carte électorale et avec elle la démocratie, un président fait systématiquement le contraire de ce qu'il dit, un président se permet d'intenter un procès à un ancien premier ministre afin de régler ses comptes politiques, un président semblerait impliqué dans un scandale de rétro-commissions ayant conduit à l'attentat mortel de Karachi, un président protège un ministre ayant proféré publiquement des propos racistes, un président défend une politique où l'on expulse des réfugiés vers un pays où ils sont menacés et où la France fait la guerre...

En France, aujourd'hui, un petit président sans envergure s'imagine que tout lui est permis, ressemblant en cela à n'importe quel médiocre parvenu.

On peut se rassurer en se disant que cela finira bien par passer. Sauf qu'en attendant, un peu partout en France, d'autres petits despotes se lâchent et font du Sarkozy à leur petit niveau. Les esprits sont pollués, les cons sont décomplexés et, ici ou là, partout, les petits chefs plus que jamais s'en donnent à coeur joie.

A Loudeac - quelque part dans ce beau pays de France - un maire s'est ennivré à ce tonneau-là. Voyez, à la lecture de cet extrait de la lettre du Maire du mois d'octobre, ce que ça peut donner :



Mariage de complaisance : le mariage qui dérange

Alors que nous traversons une grave crise économique, comment aurais-je pu marier sans m'y opposer, deux étrangers d'origine marocaine, plus préoccupés de profiter de notre système de protection sociale que de convoler en justes noces ?

En refusant de les marier, j'ai voulu dénoncer un système qui fait la part belle à l'assistanat plutôt que de protéger ceux qui se lèvent tôt le matin, pour gagner leur vie en toute honnêteté ! Rappelons en effet, que le mariage de ces deux étrangers, leur donne la possibilité de toucher le Revenu de Solidarité Active, des Allocations logement et de bénéficier de la Couverture Maladie Universelle. Enfin, soyons certains qu'ils ne manqueront pas de demander la nationalité française !

Aujourd'hui les factures que nous recevons en mairie semblent me donner raison : impayé de cantine scolaire, impayé sur leur consommation d'eau... Les Restos du Coeur les voient chaque semaine et pourtant le mari a trouvé du travail sur la zone industrielle. Alors où va l'argent ? Car pour l'instant, c'est la mairie qui paye, donc nous chers contribuables !

Alors, à tous les bien pensants qui ont cru bon de s'indigner verbalement sans apporter de soutien matériel à ces étrangers, je réponds : trouvez-vous normal que l'on oblige les maires à marier des étrangers, dont l'un d'entre eux a falsifié des papiers d'identité, a été reconduit à la frontière, est revenu et ose demander le mariage alors qu'il est sous le coup d'un arrêté d'expulsion ?

Après avoir dénoncé cette absurdité du droit, je compte maintenant sur notre député Marc LE FUR pour déposer une proposition de loi limitant ces abus. En effet, tant que la justice de notre pays continuera à défendre l'indéfendable, les étrangers en situation irrégulière, pourront dormir tranquilles !

Gérard Huet, maire de Loudeac



C'est à n'en pas douter du Sarkozy pur jus - et le jus est rance. Ligne après ligne, c'est le même galimatias pré-vomi où, en guise d'argumentation, les points d'exclamation succèdent aux points d'interrogation et s'enchaînent les contre-vérités minables et les sous-entendus malsains.

Il est important de noter que ce "refus de marier" a été déclaré illégal par le juge des référés qui avait été saisi de la question. Ce mépris de la loi n'est pas non plus anodin et relève tout autant de cet état d'esprit putride qui a gagné la Sarkofrance.

On savait Nicolas Sarkozy en lui-même dangereux pour l'idée que nous nous faisons de notre République. Nous comprenons désormais qu'en sus il fait des petits. Gérard Huet, petit Sarkozy à Loudeac, n'est que l'un d'entre eux. D'autres partout prolifèrent en cette République agonisante.

A ceux-là aussi, il est important de s'opposer. Très fermement. Aussi je vous invite à prendre connaissance de la réaction collective à la « Lettre du Maire de Loudéac » et à y donner toute suite utile.



Où l'on parle de : Quand Sarkozy fait des petits






Les biens nés et les pauvres cons

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Les biens nés et les pauvres cons



Sarkozy, père et filsAujourd'hui, Nicolas Sarkozy a dévoilé sa non-réforme des lycées. A l'Elysée et devant des centaines de personnes – lycéens, professeurs, chefs d'établissement, inspecteurs, recteurs d'acdémie - le tout petit président a prononcé à cette occasion un discours, au cours duquel et comme à son habitude il a cru pouvoir nous payer de mots.

Ainsi, le petit père des pipoles a cru pouvoir resituer son action dans le cadre historique de la fin des privilèges, ayant sans doute oublié sa propre tendance au népotisme le plus outrancier - son fils, Jean, qui a vingt-trois ans éprouve toutes les peines du monde à boucler sa licence en droit, qui déjà cumule le poste de chef du groupe UMP des Hauts-de-Seine avec celui d'élu au Conseil général du même département, étant désormais miraculeusement pressenti pour devenir le prochain président de l'EPAD (Etablissement Public d'Aménagement de la Défense), soit en charge de la gestion du plus gros quartier d'affaires européen et responsable d'un chiffre d'affaire s'élevant au milliard d'euros - excusez du peu.

De toute évidence, Jean Sarkozy n'a d'autre mérite ici que celui d'être "bien né", ce qui se double de l'impressionnante capacité de son père à se foutre de la gueule des français et de les prendre tous autant qu'ils sont pour de pauvres cons :





Quand à tout juste 23 ans, Jean Sarkozy se fait payer l'EPAD par son petit papa président, d'autres travaillent dur - quand ils ont encore un travail - et sont heureux de pouvoir payer l'iPod à leurs enfants.

En fait, ça ne me fait pas rire.



EDIT : En revanche, quand la polémique enfle de partout et atteint les rivages de l'Afrique... Là où réside "l'homme africain qui n'est pas rentré dans l'histoire", je trouve avec Hypos que cela devient savoureux :

Et voilà que l'on reparle de l'ambition politique des fils de président ! Et, cette fois-ci, pas en Afrique, un continent qui semble avoir l'apanage de la chose, mais bien en France, patrie de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité.

Être fils de président doit-il forcément apporter des avantages ou, au contraire, se révéler un handicap pour celui qui choisit de nourrir des ambitions politiques ? On le voit, la question est très délicate et il serait bien risqué d'oser la trancher au couteau.

Pour le cas de Jean Sarkozy, on peut quand même comprendre que l'on se pose de légitimes questions quant aux compétences et à l'expérience d'un jeune homme de 23 ans, étudiant de 2e année en droit (seulement) et qui aurait sur les épaules la charge de diriger le plus grand quartier d'affaires d'Europe"

Et l'homme africain de rajouter alors :

"On a beau croire qu'"aux âmes bien nées la valeur n'attend point le nombre des années" [interrogé sur la candidature du fils Sarkozy, Patrick Devedjian, le président sortant de l'EPAD, a cité ce vers de Corneille, extrait du Cid], tout de même il existe quelque part quelque chose qui vous suggère qu'à une autre âme bien née, mais descendant d'une souche différente de celle de Sarkozy, on demanderait peut-être de faire preuve d'un peu moins d'empressement."

Extrait de Courrier International, un article de Jean-Claude Kongo du journal burkinabé Le Pays.



Où l'on parle de : Les biens nés et les pauvres cons






Charter pour Kaboul

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Attentat Karachi : les familles des victimes insistent



karachigateAu début de l'été, le collectif de familles de victimes décédées dans l'attentat de Karachi avait mis en ligne une pétition au titre aussi cinglant qu'évocateur : "Non au mépris du chef de l'Etat à l'égard des familles de victimes de l'attentat de Karachi !" - que je vous invite de nouveau à aller signer.

Aujourd'hui, les familles de victimes de l'attentat de Karachi désespèrent de Nicolas Sarkozy et lui adressent une lettre afin de le rappeler à la fois à ses engagements et à son devoir de président de la République.

Monsieur le Président de la République,

Depuis le début de votre mandat, vous êtes, à maintes reprises, intervenu dans divers dossiers touchant à la liberté comme la libération des infirmières bulgares ou celle d'une désormais célèbre otage des farc, la prise en charge des victimes de crashs d'avions, ou encore l'avenir socio-professionnel de nos compatriotes comme en ce moment avec l'affaire Molex pour laquelle l'Etat s'immisce dans la reprise d'une entreprise privée.

Ce type d'intervention est bien sûr indiscutable et le but de ce texte n'est absolument pas de les contester, mais lorsqu'il s'agit des familles de victimes de l'attentat de Karachi, morts en mission pour une entreprise à l'époque détenue à 100% par l'Etat et aujourd'hui société privée à capitaux publics pour près de 75% de son capital, le discours n'est plus le même et le soutien inexistant.

Nous nous permettons de vous rappeler que notre courrier daté du 8 mai 2009, peu de temps avant votre entretien avec Azif Ali Zardari, est aujourd'hui resté lettre morte... Vous prônez le besoin de sécurité, d'égalité et de justice, dans votre discours de politique étrangère. Vous avez d'ailleurs déclaré le 27 août 2007 : « [...] Je suis enfin de ceux qui pensent que la France demeure porteuse d'un message et de valeurs qui résonnent à travers le monde, ceux de la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, de l'humanisme [...] »

Monsieur le Président de la République, si ce discours était sincère, si vous ne souhaitez pas que les jolis messages humanistes français ne soient décrédibilisés par l'indifférence à l'égard de familles de victimes aux revendications légitimes, si les propos que vous avez tenus lors de votre discours à Bruxelles en juin dernier (*) n'étaient qu'une piètre erreur de communication, si vos promesses de justice et de respect des victimes ne sont pas que des promesses électorales, alors vous n'avez d'autre choix que de recevoir notre Collectif, afin de nous assurer de votre soutien indéfectible dans cette affaire.

Nous ne sommes pas des « trucs », nous sommes citoyens français et, à ce titre, l'Etat nous doit la vérité et le respect. Il y a peu, l'une d'entre nous a pensé « Apparemment, Monsieur Sarkozy préfère serrer la main de Kadhafi plutôt que celle d'une veuve de Karachi » … prouvez lui qu'elle se trompe...

Collectif des familles de victimes de l'attentat de Karachi


(*) pour mémoire: « Enfin, si y a un braquage à Bruxelles aujourd'hui, j'y étais… (rires dans le public) c'est incontestable. » Nicolas Sarkozy se met alors à rire avant de reprendre : « Non pardon, hein, je ris pas du tout parce que Karachi c'est la douleur de familles et de trucs comme ça… mais… qu'est-ce que vous voulez que j'aille répondre là-dessus. »



On lit dans ce courrier toute la détresse et toute la colère de familles de victimes qui ne souhaitent qu'obtenir la vérité sur ce qui a conduit à la mort de leurs proches ; et avant cela même, obtenir un minimum de considération et de respect de la part d'un président de la République, qui semble décidément bien incapable de cela, ce minimum requis de décence sinon de grandeur d'âme.



Petit rappel :

Il s'agit de la France en marchand d'armes, sous le gouvernement Balladur. De commissions versées à des intermédiaires pakistanais, c'est-à-dire en clair des pots-de-vin, alors que Nicolas Sarkozy était Ministre du Budget. Il s'agit de rétro-commissions, c'est-à-dire de rétro-pots-de-vin, alors que Edouard Balladur s'apprêtait à concourir aux élections présidentielles et que Nicolas Sarkozy endossait l'habit de directeur de campagne. Il s'agit de Jacques Chirac, trahi par Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy mais devenu président, qui rompt la parole de la France et suspend le versement des commissions promises afin d'empêcher le versement des rétro-commissions. Il s'agit des représailles pakistanaises et de l'attentat de Karachi qui fit quatorze morts, des civils français (11) et pakistanais (3) dont les familles réclament aujourd'hui la vérité. Il s'agit de l'Etat français qui organisa une fausse-piste Al-Qaïda, aujourd'hui écartée par la justice. Et il s'agit du décidément tout petit président des français qui ne trouve rien d'autre à dire que juger tout ceci « ridicule » et « grotesque », au mépris même de ce qu'il appelle « la douleur des familles et des choses comme ça »...

Il s'agit également et encore une fois du silence quasi généralisé de médias complaisants. Et puis donc de nous, simples citoyens, qui ne pesons guère, qui ne pouvons espérer que peser nombreux pour peser un peu, qui avons la possibilité tout de même de relayer le cri de ces familles de victimes, détresse et colère, jusqu'au petit président que nous avons élu. Il s'agit de nous et de la possibilité que nous avons de répondre à l'appel à l'aide que nous ont adressé ces familles de victimes, victimes elles-mêmes, leur appel à signer une pétition.



Où l'on parle de : Attentat Karachi : les familles des victimes insistent






Pétition pour la démission de Brice Hortefeux

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Pétition pour la démission de Brice Hortefeux



A l'attention de Mr Nicolas Sarkozy, Président de la République


Les propos publics tenus par Mr Brice Hortefeux, Ministre de l'Intérieur et Ministre des Cultes, au cours d'une conversation qui s'est déroulée le samedi 5 septembre lors de l'université d'été de l'UMP, à Seignosse dans les Landes, et dont le verbatim est retranscrit ci-dessous en annexe, apparaissent comme indubitablement et insupportablement racistes, donc parfaitement contraires aux valeurs et à la tradition humaniste de la République Française.

Respecter la France, c'est-à-dire l'ensemble des citoyens qui la compose, rend inacceptable toute attitude qui indiquerait la moindre tolérance à l'égard de tels propos. Nier leur réalité, tenter de les affubler d'un sens qu'ils n'ont à l'évidence pas, essayer de les minimiser, parler de manipulation et attendre que l'orage passe ou user de tout artifice visant à maintenir un homme dans des fonctions aussi essentielles que celles qu'il occupe dans le gouvernement français, que ce soit par amitié ou intérêt politique, reviendrait à mettre sciemment en péril une cohésion nationale déjà bien fragile.

Ce serait là instiller le sentiment qu'il serait possible en France qu'un des plus hauts responsables de l'Etat puisse sans encourir de sanction distinguer parmi tous les français selon leurs origines ethniques et porter un jugement négatif sur une partie d'entre eux, préjugé qui de facto justifie toutes les discriminations et toutes les exclusions dont souffrent déjà de trop ce pays.

Ce serait également prendre la très grave responsabilité d'un engrenage où les violences répondent aux haines. L'histoire nous enseigne qu'on a toujours grand tort de se montrer en la matière conciliant.

Vous êtes, Monsieur le Président de la République, le garant à la fois des principes républicains et de la cohésion nationale. Il faut aimer la France, dites-vous souvent. Nous croyons qu'aimer la France, c'est d'abord lui rendre honneur et dignité, c'est ne pas lui faire l'affront de tolérer le comportement indigne et déshonorant de la part d'un de ses Ministres.

Aussi nous vous réclamons l'application d'une tolérance zéro vis à vis de toute expression empreinte de racisme, qu'il soit d'ailleurs conscient ou non, et en conséquence la démission de Mr Brice Hortefeux de ses fonctions de Ministre de l'Intérieur et Ministre des Cultes.



Signer la pétition



ANNEXE - retranscription des propos de Mr Brice Hortefeux dans leur contexte, réalisé par Le Monde :

Jean-François Copé : "N'oubliez jamais un truc, il est auvergnat."
Brice Hortefeux : "Je suis auvergnat."
Jean-François Copé : "Il est auvergnat, c'est un drame, c'est un drame."
Brice Hortefeux : "... enfin bon, je vais faire une exception."
Jeune militant (Amine) : "Mais je me mets entre les deux."
Brice Hortefeux : "Voilà, entre les deux."
Jean-François Copé : "Oui... il n'y a aucun problème."
Un participant : "Ah ça, Amine, c'est l'intégration, ça, c'est l'intégration."
Des participants : "Amine, Amine..."
Un participant : "Ah ça, Amine, c'est l'intégration, ça, c'est l'intégration."
Une participante : "Amine, franchement..."
Brice Hortefeux : "Il est beaucoup plus grand que nous en plus" [à propos du jeune homme]
Un autre participant : "Lui, il parle arabe".
[Rires de l'assemblée]
Jean-François Copé : "Ne vous laissez pas impressionner, ce sont des socialistes infiltrés"
Une participante : "Il est catholique, il mange du cochon et il boit de la bière."
Brice Hortefeux : "Ah mais ça ne va pas du tout, alors, il ne correspond pas du tout au prototype, alors. C'est pas du tout ça."
[Rires de l'assemblée]
Une participante : "C'est notre petit Arabe."
Brice Hortefeux : "Bon, tant mieux. Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes. Allez, bon courage…"





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Brice Hortefeux dérape dans le racisme

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Les bonus : que disait Sarkozy ?



Ainsi, BNP-Paribas, qui bénéficiait il y a quelques mois d'une aide de l'Etat pour un montant total de 5,1 milliards d'euros, a aujourd'hui provisionné 1 milliards d'euros visant à couvrir les futurs bonus à distribuer en fin d'année à ses traders. Et les autres banques suivront.

« Je n'hésite d'ailleurs à dire que les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent être encadrés. Il y a eu trop d'abus, il y a eu trop de scandales. Alors ou bien les professionnels se mettent d'accord sur des pratiques acceptables ou bien le gouvernement de la République réglera le problème par la loi avant la fin de l'année », tonnait Nicolas Sarkozy lors de son discours de Toulon, le 25 septembre 2008. « La seule loi du marché, c'est fini ; l'autorégulation, c'est fini ; les rémunérations excessives, c'est fini », insistait-il la main sur le coeur.

Au printemps dernier encore, le premier ministre François Fillon avait assuré que le gouvernement ne resterait pas inactif face à certaines pratiques bancaires. Après la rémunération des dirigeants d'entreprises aidées, un décret devait être pris « visant à interdire toute distribution de stock options, tous les bonus dans les entreprises aidées ». Un projet qui a été très vite oublié.

Oui, mais c'était il y a longtemps ?

Ecoutez donc ce que disait Nicolas Sarkozy, il y a seulement quelques jours, lors du sommet franco-britannique du 6 juillet, et mesurez combien cet homme se fout de notre gueule !





Ah oui, 1 millard d'euros, cela correspond à un bonus de 59 000 euros en moyenne pour chaque trader salarié par BNP-Paribas…



Où l'on parle de : Les bonus : que disait Sarkozy ?






Attentat de Karachi : la pétition

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Affaire d'Etat : de l'attentat de Karachi à Nicolas Sarkozy



journalisme libreNous sommes en l'an 2 après Sarkozy ; toute la France est désertée par ses journalistes... Toute ? Non ! Car une toile peuplée d'irréductibles plumes de presse résiste encore et toujours à la compromission. Et la vie n'est pas facile pour les garnisons propagandistes des camps retranchés de TF1, du Figaro, d'Europe 1 et de France Télévision...

Pourquoi cette introduction ? Parce que le journalisme est un métier et parce que le simple bloggeur que je suis n'est pas équipé pour rendre compte avec tout le sérieux et tout le recul professionnel nécessaires d'un sujet aussi grave que cette affaire de l'attentat de Karachi et de ses derniers développements qui la font ressembler de plus en plus à une affaire d'Etat, à côté duquel le watergate américain pourrait passer pour du menu fretin.

Il s'agit de la France en marchand d'armes, sous le gouvernement Balladur. De commissions versées à des intermédiaires pakistanais, c'est-à-dire en clair des pots-de-vin, alors que Nicolas Sarkozy était Ministre du Budget. Il s'agit de rétro-commissions, c'est-à-dire de rétro-pots-de-vin, alors que Eouard Balladur s'apprêtait à concourir aux élections présidentielles et que Nicolas Sarkozy endossait l'habit de directeur de campagne. Il s'agit de Jacques Chirac, trahi par Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy mais devenu président, qui rompt la parole de la France et suspend le versement des commissions promises afin d'empêcher le versement des rétro-commissions. Il s'agit des représailles pakistanaises et de l'attentat de Karachi qui fit quatorze morts, des civils français (11) et pakistanais (3) dont les familles réclament aujourd'hui la vérité. Il s'agit de l'Etat français qui organisa une fausse-piste Al-Qaïda, aujourd'hui écartée par la justice. Et il s'agit du décidément tout petit président des français qui ne trouve rien d'autre à dire que juger tout ceci « ridicule » et « grotesque », au mépris même de ce qu'il appelle « la douleur des familles et des choses comme ça »...

Il s'agit aussi de ces journalistes qui se contentent de ricanements complaisants quand Nicolas Sarkozy tente de tourner en ridicule le journaliste de l'AFP qui s'est permis de l'interroger à ce sujet - qu'il en soit donc remercié. Il s'agit de l'ensemble des médias nationaux traditionnels qui se contente du strict minimum d'analyse et de commentaires autour de cette affaire gravissime, où les plus hautes personnalités de l'état sont en cause. Il s'agit du fait que c'est un journal en ligne, Mediapart en l'occurrence, qui seul a fait le nécessaire travail d'enquête et d'information... et porte donc seul la dignité d'un métier.

Il s'agit enfin d'Olivier Bonnet, journaliste bloggeur, qui a pondu sur ce sujet un article dont la qualité me conduit à me contenter de vous inviter à vous en aller le lire :

Le Pakistan a-t-il fomenté l’attentat de Karachi en 2002, en représailles à l’arrêt du versement par Jacques Chirac des commissions occultes auquel Édouard Balladur, alors Premier ministre, s’était engagé ? Cet accord secret obligeait-il aussi au règlement de rétro-commissions qui ont servi à financer la campagne présidentielle du candidat Balladur en 1995 ? Son ministre du Budget de l’époque, Nicolas Sarkozy, pouvait-il ne pas être au courant ? Bonne nouvelle : les juges et les journalistes font leur travail. Mais mauvaise nouvelle : la nouvelle loi de programmation militaire, permettant de criminaliser la contestation des "intérêts économiques stratégiques" de la France, englobés dans la "sécurité nationale", et l’extension du secret-défense à de nombreux nouveaux domaines, rendra impossible toute investigation future dans des affaires de ce genre. Surtout si l’on ajoute la suppression du juge d’instruction planifiée par le Pouvoir. L’ensemble assurera l’impunité à nos gouvernants et à leurs partenaires économiques privés, définitivement à l’abri de la justice et de tout contrôle citoyen. Synthèse et mise en perspective de l’installation institutionnelle d’une République bananière.

Première partie : Attentat de Karachi, contrat Agosta, rapport Nautilus : Comment d’éminents dignitaires pakistanais ont perpétré l’attentat pour faire pression et se venger de Jacques Chirac, coupable d’avoir mis un terme à un mécanisme de corruption dont le grand bénéficiaire français était l’ancien Premier ministre Édouard Balladur. Vous avez dit affaire d’État ?

Deuxième partie : De Balladur à Sarkozy [...] Par conséquent, Sarkozy savait forcément que le financement de la campagne présidentielle dont il était le directeur provenait d’une caisse noire transitant par la société créée sous ses auspices de ministre du Budget.

Troisième partie : Vers l’inéluctable étouffement ? [...] Déjà, une dépêche d’hier de l’agence Reuters donne le ton des évolutions futures du dossier : « Le parquet de Paris a assuré lundi qu’il n’existait aucun élément objectif accréditant la piste militaire pakistanaise dans l’enquête sur l’attentat de mai 2002. (...) Le parquet va aussi plutôt dans le sens de Nicolas Sarkozy, qui avait qualifié vendredi l’hypothèse de "fable" ». Rendormez-vous, braves gens, le couvercle ferme bien hermétiquement la cocotte-minute des affaires d’État...


Un autre journaliste bloggeur nous raconte en dix points ce que l'on sait de l'affaire de Karachi. Oui, le journalisme est un beau métier, lorsque les patrons de presse ne sont pas soumis au pouvoir.



Et pour en savoir plus
Tout ce qu’en dit la blogosphère


KARACHI
- cliquez sur la perle… and “play” -



Où l'on parle de : De l'attentat de Karachi à Nicolas Sarkozy






Les vrais gens et les petits notables

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Sarkozy au Congrès : boycotter n'est pas s'opposer



Crédit Enki BilalC’est une première dans l’histoire de la République. Le chef de l’Etat s’adressera lundi prochain, le 22 juin, au Parlement réuni en Congrès à Versailles. C'est une première, parce que c'est Nicolas Sarkozy lui-même, fidèle à ses méthodes monocratiques, qui a fait réviser la Constitution afin de pouvoir disposer aussi de cette tribune.

Nicolas Sarkozy a fait savoir qu'il compte exposer devant les élus de la Nation les orientations de la France sur la politique européenne et sur son projet économique et social. L'opposition de gauche quant à elle discute actuellement de l'opportunité de se rendre à Versailles pour écouter le roitelet faire son show, un discours qui ne sera suivi d’un débat qu'après le départ de ce dernier, et sans vote - le petit président ayant pris bien soin de n'avoir à subir l'affront d'une contestation frontale de la part d'une opposition qu'il n'a de cesse que de nier.

"Ce qui nous choque, c'est qu'une nouvelle fois le Parlement soit contraint à l'urgence pour un show présidentiel qui s'apparente à une opération de politique intérieure", a déclaré le président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault. "Pourquoi faudrait-il y aller ?", s'interroge le porte-parole des députés du PCF, Roland Muzeau, avant de préciser que "a réponse est contenue dans la question." Noël Mamère est quant à lui plus catégorique. "Je ne me rendrai pas à Versailles. Je suis pour le boycottage de cette opération médiatique, affirme le député (Verts) de la Gironde. Il n'est pas question de cautionner cette dérive monarchique du régime où le président agit selon son bon vouloir. Même si ça se passe à Versailles, il ne faut pas confondre le Congrès avec la cour du roi."

A droite aussi, ça grince un peu. Jean-Pierre Grand, député UMP de l'Hérault et proche de Dominique de Villepin fait remarqué que "c'est la consécration de la disparition du premier ministre. C'est le président de la République qui va faire une déclaration de politique générale, sans pour autant engager sa responsabilité." Bah, de la part d'un irresponsable, on ne pouvait s'attendre à autre chose.

Du côté des blogueurs, Nicolas et Juan, Mathieu, Olivier et Gaël, appellent les parlementaires de gauche à boycotter l'événement.

Je pense pour ma part que la gauche ferait une erreur supplémentaire en ne se rendant pas à Versailles. Alors que le principal reproche qui est fait à l'opposition est de n'avoir rien à proposer, cette absence serait tendre le bâton avec lequel on ne se privera pas de la battre. Nicolas Sarkozy ne se privera pas d'être le premier à s'en emparer et comme c'est lui qui aura le micro, on aura appris une fois de plus qui parvient à être audible et qui ne l'est toujours pas. La politique de la chaise vide est toujours - ou disons le plus souvent - une erreur politique.

Il y a à mon avis bien d'autres moyens de perturber la petite cérémonie organisé à la gloire du petit président, bien d'autres moyens de manifester son désaccord. Ainsi, s'il s'agit bien de Versailles, il ne s'agit pas de la cour du Roi et rien ne contraint les parlementaires à rester assis bien sagement et écouter dans un silence contrit les propos du monarque. Siffler et huer ne sauraient constituer des crimes de lèse-majesté. Arborer des brassards noirs en signe de deuil du parlementarisme n'est pas interdit. Crier à bon escient un Sarkozy, je te vois pourrait faire son petit effet. On pourrait tout à fait imaginer qu'en signe de contestation, les parlementaires soient bel et bien présents, mais tournent le dos au président, ou arborent un sparadrap sur la bouche pour signifier qu'on a muselé leur parole. Partir en bloc avant la fin, en réclamant l'abrogation du bouclier fiscal, est également une option qui saurait avoir une certaine saveur.

En bref, un peu d'imagination ne saurait nuire pour bien s'opposer. Le boycott ne me semble pas la bonne réponse, bien au contraire. Nicolas Sarkozy a voulu sa tribune, à l'opposition de la lui contester et de s'en emparer. Les représentants du peuple que sont les parlementaires se grandiraient à saisir l'occasion d'avoir le président en face à face pour lui signifier le mécontentement du peuple et ses aspirations.



Où l'on parle de : Boycotter n'est pas s'opposer






Sociale Ecologie

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Quand le grand Obama ignore le petit Sarkozy



Lors du G20, au moment de la photo de famille, Nicolas Sarkozy espérait très fort serrer la main de Barack Obama devant les caméras. Mais le président américain l'a superbement ignoré. Deux fois !

Et en musique, s'il vous plaît !



Et Sarko rêvait d'un autre monde / Où il suffirait d'avoir une faconde.



Sur le G20 lui-même, rien à dire de plus ou de mieux que cette jolie métaphore de Jacques Attali : « Comme si des alcooliques anonymes s'étaient réunis dans un bar à vin et, tout heureux de leurs bonnes résolutions, avaient décidé au sortir de leur réunion de prendre un dernier verre. Pour la route. »

Un G vain. Le président français continue contre toute évidence de prétendre que la France n'a pas besoin d'un plan de relance d'envergure, incluant la mise en chantier de grands travaux ainsi qu'un soutien plus que sérieux du pouvoir d'achat des plus démunis. Les très riches continueront de percevoir des revenus délirants et indécents - en salaires, primes, stock-options et autres plan de retraite mirobolants. Tandis que les paradis fiscaux se réjouiront longtemps de s'en être tirés à si bon compte. Et tout cela pendant que la crise se mettra à durer et s'amplifier, que le chômage continuera à exploser et que les précarités ne cesseront de gagner du terrain.

Mais tout ce qui intéressait le petit président des français était de toucher la main du grand président américain - lequel continue d'appeler quant à lui à des plans de relance renforcés, en donnant lui-même l'exemple dans son propre pays. Qui croyez-vous ressortira de la crise en premier, et renforcé ?



Où l'on parle de : Quand le grand Obama ignore le petit Sarkozy






La proposition 5 du Manifeste socialiste européen

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Encore des mots toujours des mots



EDIT : Ne vous embarrassez pas à lire ce billet, celui de Plume de presse est bien meilleur - et c'est bien normal, c'est son métier Winking Cela dit, non seulement il est meilleur, mais pour le coup, il est aussi indispensable !





Si je suis élu président de la République, je ferai voter dès l'été 2007, une loi qui interdira la pratique détestable des golden parachutes, parce que c'est contraire aux valeurs qui sont les miennes... Eh oui !

Et non.

Souvenons-nous, dans son discours de prise de fonction, le tout nouveau président avait indiqué que son mandat serait guidé par douze exigences, sur lesquelles il s'engageait solennellement. Sur cette seule question, on peut considérer que ne sont pas respectés les exigences suivantes (sept d'un coup !) :

2- "Respecter la parole donnée" ;
3- "Tenir les engagements" ;
4- "Exigence morale" ;
5- "Réhabiliter les valeurs du travail, de l'effort, du mérite, du respect" ;
10- "Exigence de résultat" ;
11- "Exigence de justice" ;
12- "Exigence de rompre avec les comportements du passé".



Paroles, paroles :



Où l'on parle de : Rien que des mots !






Sarkozy ou l'éthique en toc

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Sarkozy ou l'éthique en toc



sarkozy éthiqueHier soir, à Saint-Quentin, devant un parterre de beuglants de l'UMP, le tout petit président a plusieurs fois appelé au retour à une « éthique du capitalisme », qui serait une « éthique de l'effort, de la responsabilité, de l'honnêteté ».

« Percevoir une grosse rémunération en cas d'échec, [...] distribuer des bonus dans une entreprise qui met en oeuvre un plan social ou qui reçoit des aides de l'Etat [...], ce n'est pas responsable, ce n'est pas honnête », a martelé le chef de l'État, qui a réclamé un « devoir d'exemplarité ». Ainsi, enfonce-t-il le clou, « il ne doit plus y avoir de parachutes dorés. Il ne doit plus y avoir de bonus, de distribution d'actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l'Etat, qui met en œuvre un plan social d'ampleur ou qui recourt massivement au chômage partiel. »

On ne s'interrogera pas ici sur la cohérence entre éthique de l'effort et récompense à la France qui hérite, nous l'avons déjà fait.

Mais on relèvera que Nicolas Sarkozy n'a rien proposé de concret qui puisse donner un peu de poids à ses mots, les rendre un peu crédibles ; aucune mesure digne de ce nom qui puisse donner à penser que sera fait ce qui doit être fait pour en finir avec les décisions irresponsables et malhonnêtes du capitalisme et de ses plus fidèles thuriféraires. Nicolas Sarkozy fait mine de ne pas entendre qu'on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant “L’Ethique ! L’Ethique ! L’Ethique !”, cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien.

Et puis, pour se foutre jusqu'au bout de notre gueule, le voici qui en remet une couche sur le paquet fiscal en faisant appel au « bon sens » pour justifier sa décision de plafonner à 50% les impôts prélevés sur les plus riches, arguant même qu'augmenter les impôts des riches « ça finit toujours par tomber sur les classes moyennes » - ce qui est d'une bêtise profonde, mais on ne va pas non plus attaquer le président sur ses lacunes neuronales...

Posons plutôt la question suivante : Dans un pays où il est possible de mourir de froid dans la rue, où des familles entières vivent dans des conditions insalubres, où des retraités doivent survivre avec quelques centaines d'euros par mois, où le chômage et la précarité sont le quotidien de millions de personnes, où une large partie de la jeunesse est sans perspective, et où le salaire mensuel moyen est de 2 500 euros brut, et le SMIC à 1320 euros brut, est-il responsable, est-il même honnête d'accepter que quelques-uns perçoivent dans le même temps des salaires qui avoisinent le million d'euros, accompagnés de bonus de toutes sortes qui leur permettent encore de multiplier ce chiffre par dix ?

La Chambre des représentants américaine a ce jeudi adopté (par 328 voix contre 93) un projet de loi visant à imposer à 90% les primes des salariés des entreprises qui ont reçu une aide publique et dont la rémunération annuelle dépasse les 250.000 dollars par an. C'est sans doute que les américains ont quant à eux compris que si l'on ne peut par la loi empêcher une entreprise privée de s'écarter de la bonne éthique capitaliste, l'Etat dispose via l'impôt de tous les moyens pour l'y inciter très fortement, et à défaut pour corriger très sensiblement les abus qui seraient commis.

Encore faut-il en avoir la volonté politique. Encore faut-il qu'un bouclier fiscal ne vienne pas priver l'Etat de toute marge de manoeuvre fiscale en direction des plus riches !

« Une société de liberté, c'est d'abord une société de respect », a également énoncé le petit président des « pôv' cons » et du bling-bling, ce même petit bonhomme qui se gargarise aussi du mot « exemplarité »...



Edit : Simultanément, Nicolas a pondu un billet qui prend d'autres chemins pour dire des choses très approchantes - si son titre est moins lumineux que le mien, allez tout de même le lire : L'éthique, la loi ou l'impôt ?



Où l'on parle de : Sarkozy ou l'éthique en toc






Rétablir les droits de succession

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Le gros mensonge de Nicolas Sarkozy



Sarkozy et le pot de confiture du mensonge«L'authenticité se lit sur mon visage (...) personne ne m'a pris le doigt dans le pot de confiture du mensonge » (Nicolas Sarkozy, conférence de presse du 8 janvier 2008).

C'était il y un peu plus d'un an et déjà on s'étonnait du culot et de l'arrogance de cet homme dont le mensonge et la trahison jalonnent sa vie d'homme politique.

Jeudi dernier, lors de son intervention télévisé "Face à la crise", il a récidivé en déclarant - face à 15 millions de français - la main sur le coeur et avec quelques trémolos dans la voix : «Je suis quelqu'un de très déterminé, et quand je prends un engagement, j'ai l'habitude de le tenir. On m'a fait beaucoup de reproches dans ma vie politique : pas de mentir. »

L'indispensable Torapamavoa récapitule dans une de ces petites vidéos bien senties, et dont il a le secret, quelques-uns des plus célèbres mensonges qui ont marqué la vie politique de Nicolas Sarkozy. C'est utile, mais il n'est pas nécessaire de remonter le temps, tant l'intervention télévisée du tout-petit-président, jeudi dernier, était elle-même jalonné de mensonges.

Passons d'abord sur ce glissement qui de 2007 où le candidat Sarkozy déclarait qu'il serait le candidat du pouvoir d'achat, l'a conduit en 2008 à déclarer qu'il ne pouvait tout de même pas « vider des caisses déjà vides » et que « réduire la vie politique française à la seule question du pouvoir d'achat [était] absurde », pour en 2009 - "Face à la crise", donc - parvenir à pérorer deux heures durant sans évoquer une seule fois le pouvoir d'achat, réussissant le tour de force de n'en pas même prononcer le nom.

Ne revenons pas non plus sur Gandrange, où les salariés du site d'Arcelor Mittal se souviennent très précisément et très amèrement des promesses faites par le président et dont ils savent aujourd'hui qu'elles ne seront pas tenues, salariés abandonnés à leur sort qui auront certainement apprécié les efforts de ce nouveau super-menteur pour prétendre le contraire avec un aplomb tout à fait délirant.

Tout au long de cette interminable émission, Nicolas Sarkozy s'est ainsi autorisé à tordre faits et chiffres selon son bon vouloir, persuadé qu'il est que la parole peut avantageusement se substituer à la réalité.

Certains ont par exemple relevé le mensonge proféré à propos du cadeau fait aux banques françaises - déjà près de 40 milliards d'euros, et non 25 comme annoncé jeudi soir -, quand le tout-petit-président a cru en sus pouvoir impunément énoncer qu'il ne s'agissait que d'un prêt consenti par l'Etat et qui de ce fait rapporterait à ce dernier « 1,4 milliards d'intérêt, pour financer des mesures sociales ».

En réalité, le sauvetage de Dexia, réalisé par un achat massif d'actions, a d'ores et déjà coûté 770 millions d'euros (en moins-value à réaliser) aux contribuables français ; surtout, l'Etat s'est lui-même endetté afin de pouvoir prêter aux banques, ce qui signifie que d'une part il paie lui-même des intérêts, et que d'autre part il affaiblit sa propre position sur les marchés, renchérissant d'autant les futurs emprunts de l'Etat.

D'autres se sont intéressés aux affirmations présidentielles à propos de la relance par la consommation pour laquelle a opté la Grande Bretagne. « Si les Anglais ont fait cela, répondit-il, c’est parce qu’ils n’ont plus d’industrie, à la différence de la France […]. Les services pèsent pour 15% du PIB anglais. Ils pèsent pour 3% du PIB français. […] Gordon Brown ne peut pas faire ce que j’ai fait avec […] un certain nombre d’industries parce qu’ils n’en ont plus. » s'est par exemple autorisé à dire Nicolas Sarkozy, quand la réalité est toute autre puisque selon l’OCDE, la part de l’industrie dans les PIB français et britanique est identique (12,6%). Quant aux services, ils occupent en France une part prépondérante du PIB : 77,3%... et non pas 3% !!!

Et super-menteur cependant de poursuivre : « Le jour où les Anglais ont décidé de réduire de deux points la TVA [c’est 2,5 point en fait, mais le président n’est pas à cela près], un certain nombre de responsables politiques se sont précipités pour dire : C’est ce qu’il faut faire. La consommation, depuis, en Angleterre, non seulement n’a pas repris mais elle continue à baisser. » C'est une nouvelle fois totalement faux : au Royaume Uni, la consommation des ménages en produits manufacturés s’est accrue de 2,6% entre novembre et décembre 2008. En France, au contraire, une baisse de la consommation de près de 1% est enregistrée sur la même période...

Mais, en terme de mensonge, le plus énorme est encore ailleurs - et il n'est pas anecdotique que Nicolas Sarkozy l'ait proféré afin de tenter de dissimuler sa tentation monarchique. Le chef de l’Etat a en effet chercher à réfuter l’idée que ce serait lui qui décide seul de la nomination des présidents de l’audiovisuel public : « C’est un mensonge », a-t-il affirmé sans aucune pudeur, expliquant que « le nom proposé part aux commissions des affaires culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat où il doit être accepté à la majorité des 3/5e, c’est-à-dire que l’opposition doit être d’accord avec la majorité ».

Mais voilà, c'est absolument faux. Réclamée par le Parti Socialiste, la nomination avec l’accord des 3/5e des commissions, c'est-à-dire dans un certain consensus républicain, n’était pas prévue dans le projet de loi du gouvernement... et n'a de fait pas été votée par le Parlement et sa majorité UMP. Pis même, selon le texte entériné la veille par le Parlement, le nom ne doit pas être accepté à la majorité des 3/5e - ce qui aurait rendu nécessaire l’approbation d’une partie de l’opposition - mais il peut être refusé à une majorité des 3/5e - ce qui signifie qu'il suffit qu'elle soit accepté par seulement les 2/5e... et c'est en réalité moins que la majorité qui suffira au président pour que sa volonté soit respectée.

Mardi, à l'Assemblée Nationale, Laurent Fabius a interrogé François Fillon à propos des déclarations de Nicolas Sarkozy sur la nomination du président de France télévisions, selon lesquelles il apparaîtrait que l’opposition serait finalement associée à cette nomination. Se demandant avec une fausse ingénuité si le président de la République avait vraiment pu « prononcer un énorme mensonge devant 15 millions de personnes », l’ancien premier ministre socialiste a demandé : « Est-ce un revirement ou un mensonge ? ».

Après avoir très maladroitement tenté de noyer le poisson, François Fillon a expliqué que ce n'était pas un revirement, confirmant implicitement que c'était un énorme mensonge - mais personne non plus ne pouvait en douter.





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Popularité de Nicolas Sarkozy

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Popularité de Nicolas Sarkozy : retour en eaux profondes



sarkozy impopularitéAprès quelques mois en eaux troubles, Nicolas Sarkozy s'enfonce à nouveau, et rapidement, dans les eaux profondes et noires de l'impopularité.

En ce début de semaine et à la veille de l'intervention télévisée du petit père des people, trois sondages viennent sonner le glas de la très relative embellie - le solde de confiance n'ayant jamais cessé d'être négatif - de l'impopularité présidentielle, que les études de ces derniers six mois laissaient entrevoir au profit d'une amélioration toute entière bâtie sur un trompe-l'oeil - il est difficile de continuer à baisser quant on est si proche du fond.

Commençons par le sondage CSA pour Le Parisien / Aujourd'hui en France : selon cet institut, ce ne sont plus que 39% des français qui accordent encore leur confiance à Nicolas Sarkozy « pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays », tandis que 55% ne lui font pas confiance. Ils étaient respectivement 44% et 50% le mois précédent, soit 10 points supplémentaires de déficit de confiance, portant son total à 16. On notera que Nicolas Sarkozy n'est plus qu'à 3 points de son niveau de confiance le plus bas (atteint en juillet dernier).

Le sondage IFOP pour Paris-Matchenregistre pour sa part « un recul spectaculaire du président » : les français ne sont plus que 41% à approuver "plutôt" ou "tout à fait" son action (contre 47% en janvier, soit une chute de 6 points), le président de la République retrouvant son niveau d'impopularité record. Ils sont à l'inverse 58% à exprimer leur désapprobation (contre 53% en janvier). Le déficit d'approbation atteint ici 17 points, avec une perte de 11 points en un seul mois, qualifiée par l'IFOP de « dégringolade ».

Enfin, le sondage TNS Sofres pour Le Figaro magazine enfonce le clou. Selon cet institut, 37% seulement des français font confiance « pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement », soit une chute ici de 4 points, quand ils sont au contraire 60% à ne pas lui faire confiance (contre 56% en janvier). Ainsi, dans le Figaro Magasine, le déficit de confiance du président de la République est-il désormais de 23 points, pour un record à battre de 29 points...



graphique évolution popularité Sarkozy
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Ainsi, en moyenne pour ce mois de février, Nicolas Sarkozy dispose-t-il à cette heure de 39% d'opinions positives contre 58% d'opinions négatives, soit un solde déficitaire de près de 20 points - 23 étant le record à battre (réalisé en juillet 2008).

Rappelons qu'au lendemain de son élection, Nicolas Sarkozy possédait un solde positif de 36 points entre opinions positives et opinions négatives. On mesure ainsi le chemin parcouru par ce tout petit président...



A noter également que la période de très relative embellie a très précisément correspondu aux six mois de présidence française de l'Union Européenne, période au cours de laquelle Nicolas Sarkozy s'est considérablement moins impliqué dans les affaires franco-françaises, préférant aller faire le beau sur la scène internationale. A croire que les français ne parviennent à le supporter que de très loin. A la limite, il démissionnerait, on en viendrait presque à l'applaudir. Mais j'dis ça, j'dis rien...





Mais comment est composé cette moyenne ?

SOFRES pour le Figaro : Faites-vous confiance tout à fait ou plutôt, plutôt pas ou pas du tout, à Nicolas SARKOZY pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement ?

IFOP pour Paris-Match : Approuvez-vous, tout à fait, plutôt, plutôt pas ou pas du tout, l'action de Nicolas Sarkozy comme président de la République ?

IFOP pour le JDD : Etes-vous satisfait (très ou plutôt) ou mécontent (plutôt ou très) de Nicolas Sarkozy comme président de la République ?

LH2 pour (Libération) NouvelObs : Concernant Nicolas Sarkozy en tant que président de la République, dites-moi si vous en avez une opinion trés positive, assez positive, assez négative ou très négative.

Viavoice pour Libération : Concernant Nicolas Sarkozy en tant que président de la République, dites-moi si vous en avez une opinion trés positive, assez positive, assez négative ou très négative.

CSA pour iTélé et Le Parisien : Faites-vous confiance ou pas confiance au président de la République, Nicolas SARKOZY, pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays ?

BVA pour Orange : Quelle opinion, très ou plutôt bonne, plutôt ou très mauvaise, avez-vous de Nicolas Sarkozy en tant que Président de la République ?

CSA pour Valeurs Actuelles : Estimez vous que l'action du Président de la République, Nicolas Sarkozy, va plutôt dans le bon sens ou plutôt dans le mauvais sens ?

IPSOS pour Le Point : Portez-vous sur l'action du Président de la République, Nicolas Sarkozy, un jugement plutôt favorable ou plutôt défavorable ?



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Tu la vois la grève, «Pauv' Con» ?

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Et là ?? Tu la vois la grève, «Pauv' Con» ?



grève : personne ne s'en aperçoit

Entre 500 000 et 1 millions de manifestants ont défilé ce jeudi 29 janvier à Paris, entre Bastille et Opéra en passant par République - selon les estimations expertes d'un habitué de longue date des manifestations parisiennes : une marée humaine couvrant en totalité la Place de la Bastille et les boulevards adjacents, une manifestation qui met une heure avant de s'ébranler, un cortège qui avance en rangs serrés, une foule particulièrement dense jusque sur les trottoirs, des cortèges secondaires un peu partout dans les rue adjacentes, une queue de manifestation qui piétine encore à Bastille, après 18h, dans le froid et malgré lui, quand la tête du cortège est déjà rendu à Opéra, et une présence policière quasi invisible - autant de signes qui ne trompent pas.

A noter, une participation considérable du secteur privé, comme cela n'était pas arrivé depuis longtemps.

Alors, il dit quoi maintenant l'expert «Pauv' Con» ?



Ailleurs aussi, « la mobilisation a été record et raccord avec le Pays : pour la première fois depuis bien longtemps, les cadres sont sortis du cadre, les gens de peu en ont fait beaucoup, les couches moyennes ont été au dessus de la moyenne, les postiers ont écrit leurs lettres de noblesse, les professeurs ont donné des leçons de civisme, les instituteurs ont retrouvé leurs couleurs bleu banc rouge, les travailleurs sociaux se sont mis du côté des usagers usagés. Les chiens eux aussi (pas les Chiens de Garde) ont aboyé de joie quand la Manif est passée.

« Ce que les Syndicats en première ligne ont fait, il faudrait que les Partis politiques le fassent : consolider le Courant unitaire, lancer des initiatives politiques, cesser ces regards nombrilistes et identitaires, stopper ces regards envieux sur la Penseurs libéraux, construire une Gauche digne de ce nom : offensive, réfléchie, positive et unie dans sa diversité. Autrement le désespoir, les penchants de cette Gauche qui se couche à droite, la non-traduction de la Grande Colère populaire au niveau des partis politiques redonneront le sourire à Qui-Vous-Savez.

« La Bataille du 29 est gagnée.. mais la Route est longue. »



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Appel des appels et Grève générale

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Sarkozy exige, mais de quel droit ?



justiceNicolas Sarkozy exige que le violeur présumé retourne en prison : non mais quel con ! (*)

La séparation des pouvoirs, il connait ?!

La différence entre être président de la République et jouer les p'tits chefs hargneux, on lui en a parlé ?!

La responsabilité de son gouvernement dans les multiples dysfonctionnements de la Justice, il l'assume ?!

Pour ma part, j'exige qu'il cesse cinq minutes de faire des moulinets avec sa langue et qu'il s'occupe sérieusement de ce pourquoi il a été élu.

Par exemple, à propos du Ministère de Madame Dati, mais ce n'est qu'un exemple parmi cent autres, j'exige que cessent les suicides à répétition dans les prisons françaises et qu'on y rétablisse les droits de l'Homme.



(*) Outrage ? Et si la justice avait un peu mieux à faire !
Quoi qu'il en soit, je pense avoir en la matière quelques arguments à faire valoir - en particulier celui d'user du niveau de langage de cet interlocuteur qui se prétend mon président...



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Qui veut gagner des milliards ?

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Qui veut gagner des milliards ?



L'Etat a donc décidé d'injecter 10,5 milliards d'euros au capital des six plus grandes banques privées françaises : 3 milliards pour le Crédit Agricole, 2,55 milliards pour BNP Paribas, 1,7 milliards pour la Société Générale, 1,2 milliards pour le Crédit Mutuel, 1,1 milliards pour la Caisse d'Epargne et enfin 950 millions pour les Banques Populaires.


Qui veut gagner des Millions ?
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10,5 milliards d'euros ! Mais ils n'en avaient pas besoin, disaient-ils. La solidité de leurs établissements se suffisait à elle-même, avaient-ils déclarés. Et dans un communiqué de presse, la Banque de France avait elle-même affirmé que ces six établissements affichaient un état « tout à fait satisfaisant, conforme ou supérieur à ce qui a été demandé par la commission bancaire à chaque établissement, en fonction de la nature de ses activités et de son profil de risque ».

10,5 milliards d'euros ! Et quoi en échange ?

En échange de cet apport de fonds propres par l'Etat, les six principales banques hexagonales se sont engagées sur des mesures économiques et éthiques : les banques se sont notamment engagées à développer la distribution du crédit et par conséquent le financement de l'économie de façon notable... Dit autrement, l'Etat a versé plus de 10 milliards d'euros pour que les banques fassent tout simplement leur travail.

Un cadeau et au résultat, évidemment, les valeurs bancaires se sont envolées, mardi 21 octobre, à la Bourse de Paris . Le Crédit Agricole s'est située en tête des hausses du CAC 40 (+15,74%), suivie de la Société Générale (+10,23%) et de la BNP (+7,47%), dans un marché en très faible hausse de seulement 0,78%.

C'est que le cadeau de Nicolas Sarkozy à ses amis banquiers était en réalité double : D'une part l’Etat injecte des fonds, et de l'autre il s'abstient d’entrer au capital des banques privées qu'il recapitalise. Ainsi celles-ci reçoivent les 10 milliards d'argent public tout en demeurant totalement libres d'en user comme elles l'entendent. Georges Pauget, patron du Crédit Agricole et président de la Fédération bancaire française, a d'ailleurs déclaré avec une rare impudeur : « Nous avons posé nos conditions, et parmi celles-ci, que l'Etat ne nous apporte pas de vrai capital. Nous ne voulons pas d'un Etat avec des pouvoirs dans la gestion des établissements ». Et en effet, Nicolas Sarkozy, bonne poire libérale, venait de se coucher.

Pourtant même les anglo-saxons ont choisi la voie de la sagesse et de l’intérêt général. Le gouvernement américain de George W. Bush, le gouvernement anglais de Gordon Brown, ceux du Luxembourg, de la Belgique et des Pays-Bas, tous ont choisi la nationalisation partielle de leurs banques, tous ont choisi de prendre une part du pouvoir dans les conseils d'administration des banques privées, pouvoir sans lequel il ne peut y avoir de vrai contrôle sur la manière dont les banques font des affaires.

Encore une fois, d'un côté les mots, de l'autre les actes. D'un côté Nicolas Sarkozy parle de régulation et de retour de l'Etat, et de l'autre il se révèle plus libéral que les ultra-libéraux en se refusant à ce que l'Etat prenne sa part de responsabilité en entrant en tant que régulateur au capital de banques trop contentes de pouvoir user de l'Etat comme d'une simple pompe à refinancement. Aujourd'hui, le Petit Père des People a très lyriquement déclaré que « l'idéologie de la dictature des marchés est morte ». Soit. L'idéologie, peut-être. On peut éventuellement en douter. Mais dans les faits, la dictature des marchés est elle encore bien vivace et Nicolas Sarkozy vient une nouvelle fois de s'y soumettre.



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Sifflets pour Sarkozy

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Crise des subprimes : sifflets pour Sarkozy



Il faut commencer par donner une définition. Qu'est-ce que les subprimes ? Pourquoi sont-ils à l'origine de la crise financière ? L'article de wikipedia étant sur ce sujet assez complet, je me contente d'en citer quelques extraits utiles :


Au sens le plus large, un « subprime » est un crédit à risque, offert à un emprunteur qui n'offre pas les garanties suffisantes pour bénéficier du taux d'intérêt le plus avantageux. Le terme est employé plus particulièrement pour désigner une forme de crédit hypothécaire destinée aux emprunteurs à risque. Ce crédit immobilier est gagé sur le logement de l'emprunteur.
[...]
Après un taux promotionnel initial très bas, sur une durée de 2 ou 3 ans, le taux est indexé sur [un] taux directeur de la banque centrale [...] augmenté d'une marge, pour une durée de 27 ou 28 ans. Ce deuxième taux d'intérêt est donc variable. Il est aussi plus élevé que les prêts classiques, en contrepartie de critères d'attributions plus souples pour ce type de prêt.
[...]
Tant que la valeur moyenne des logements augmentait, la défaillance d'un emprunteur permettait au prêteur [la banque] de se rembourser assez facilement sur la revente du bien immobilier, ce qui rendait le risque pris très acceptable.
[...]
Une hausse des taux longs [entraîne] une augmentation des montants des remboursements des emprunts à taux variable, et les ménages fortement endettés à taux variable [se trouvent] dans l'incapacité de respecter leurs échéances de remboursement.
[...]
L'augmentation du nombre de ménages dans l'incapacité de rembourser leur mensualité a [...] pour effet d'augmenter le nombre de propriétés a vendre. En conséquence [...] le marché immobilier [entre] dans une crise immobilière [...] Dans ce contexte, en cas de défaillance de l'emprunteur, le prêteur n'arrive donc plus à recouvrer la totalité de sa créance en revendant le bien immobilier. À la faillite personnelle des emprunteurs [s'ajoute] une série de graves difficultés financières pour les prêteurs et certains de leurs banquiers.

En résumé, les subprimes sont des crédits à taux variables et hypothécaires, c'est-à-dire garanti par le bien immobilier dont l'achat nécessite que l'on emprunte. Crédits qui sont très risqués aussi bien pour l'emprunteur (en cas de hausse des taux, il ne pourra plus payer et perdra son logement) que pour le créancier (en cas de baisse de l'immobilier, il ne pourra récupérer son capital sur la vente du bien de l'emprunteur).

Il semble aujourd'hui y avoir unanimité aujourd'hui pour reconnaître l'évidence : ce type de crédits est une escroquerie en ce qu'elle conduit directement au surendettement et à la faillite personnelle. Ce n'était pourtant pas le cas il y a quelques mois encore dans le camp des libéraux, et pour Nicolas Sarkozy en particulier.

Nicolas Sarkozy qui joue aujourd'hui les sauveurs pourfendeurs du libéralisme et vante la main sur le coeur les mérites de la régulation, disait il y a peu ceci :


« Il faut mettre en œuvre rapidement la réforme du crédit hypothécaire. Ce n’est quand même pas excessivement audacieux de proposer que les crédits immobiliers soient tout simplement et uniquement garantis sur la valeur des biens achetés ; ni excessivement anormal de demander aux banques d’accorder sur la même hypothèque un nouveau crédit, lorsque le précédent emprunt a été partiellement remboursé. Il faut inciter les banques à prêter à tous et pas seulement aux plus aisés. »

C'était le 17 mars 2005, dans un discours prononcé à l'Assemblée nationale lors de la Convention sociale de l'UMP "Pour une politique de justice et de responsabilité". Et c'était pire même que les subprimes à l'américaine, puisqu'il proposait en sus de réapprovisionner la capacité de crédit à mesure que l'emprunt initial était remboursé. Nicolas Sarkozy proposait ni plus ni moins ce qu'on pourrait appeler un crédit hypothécaire en poupées russes - moyen plus sûr encore d'accélérer la spirale du surendettement : dès que vous sortez un peu la tête de l'eau on vous attire à nouveau vers le fond !

Ainsi, le candidat à l'élection présidentielle qu'il était deux ans plus tard faisait-il en toutes lettres dans son programme la proposition suivante :


« Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l'État intervienne pour garantir l'accès au crédit des personnes malades. Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement. Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants. »

Mais le poids de la parole et de l'image étant plus important pour Nicolas Sarkozy, écoutons ce qu'il disait le 14 septembre 2006, lors de la convention UMP Pour la France d'après - Contre la précarité, permettre à chacun d'être propriétaire :





Mais Nicolas Sarkozy est aussi cet homme qui a répété mille fois : « Tout ce que j'ai dit, je le ferai ». On se souvient également que dans son discours de prise de fonction, le nouveau petit président avait déclaré souhaiter que sa présidence soit guidée par douze exigences, parmi lesquelles figuraient en deuxième position de « respecter la parole donnée » et en troisième de « tenir les engagements ». Il nous faut encore une fois mesurer la chance que nous avons de savoir que ce n'était là aussi que des paroles en l'air.

Il nous faut tout autant avoir conscience que son revirement actuel et ses tirades enflammées en faveur de la régulation du marché, la moralisation du capitalisme et l'intervention de l'Etat dans les affaires économiques ne sont rien d'autre que circonstancielles. Il ne fait là que ce qu'il fait habituellement : il communique, il cherche à enfumer les français, une fois encore et une fois de plus.

Souvenons-nous également, car il l'a répété à maintes reprises, que la prochaine ambition de Nicolas Sarkozy, son nouveau boulot auquel il pense en se rasant, sera de faire de l'argent...



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Sarkozy, ce héros !

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Sarkozy + 500 jours : Imaginons la France d'après



Imaginons la France d'après



No Comment...

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De la relativité d'un krach boursier

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Quand Vincent Peillon invite les socialistes à voter pour la motion de Benoit Hamon



Vincent Peillon a une nouvelle fois, fait la preuve de tout son talent, a justifié tous les espoirs que nombre d'entre nous, à gauche, peuvent placer en cet homme d'envergure.

Interrogé en fin de semaine dernière sur I-Télé au sujet l'intervention de Nicolas Sarkozy à propos de la crise financière, il a été à la fois clair et pugnace, et pour tout dire brillant. Il a dénoncé avec une grande fermeté « une dramatisation incroyable, qui relève de la démagogie » et « un président inconséquent et démagogue » qui prend « les français pour des imbéciles », un président qui est aussi « l'homme qui a vidé les caisses de l'Etat », qui il y a un an encore « voulait favoriser les subprimes en France » et qui aujourd'hui ne propose en réaction à la crise que « des mesurettes » et du « symbolique », qui ne propose en réalité rien d'autre que la poursuite « d'une politique économique qui va dans le mur », laquelle est d'ailleurs « la même depuis 2002 ».

Il a proclamé notamment, très justement, et avec force conviction, que « le problème profond d'un système financier totalement dérégulé qui est en train d'appauvrir l'économie[...] c'est le système lui-même ». Une magnifique prestation, un réquisitoire d'une dizaine de minutes que je vous invite à suivre attentivement :


Vincent Peillon sur I>Télé
envoyé par dagrouik

Au passage, on entend Ségolène Royal qui réclame « qu'on passe des discours aux actes ». Elle a raison et c'est là toute la question. Quels actes forts poser pour répondre à la faillite globale d'un système ? Quelle politique alternative mettre en place qui soit à la hauteur des enjeux d'une crise qui ira s'aggravant tant qu'on aura pas transformé le système lui-même ? Quelle sera demain la ligne politique qui permettra aux socialistes de définir dans les mois qui suivront un projet à la fois crédible et ambitieux, qui posera les actes nécessaires à une transformation d'un système en fin de vie ?

C'est là bien tout l'enjeu du Congrès de Reims, en novembre prochain, où les socialistes se choisiront une ligne politique et une nouvelle direction. Les médias ne cessent de vouloir donner à croire qu'un tel congrès ne serait qu'un petit cirque minable totalement déconnecté des réalités, un sujet tout à fait mineur en regard de la crise qui frappe de plein fouet la France et les français. C'est tout le contraire et à ce titre on ne peut que regretter que certains des responsables socialistes semblent accréditer cette idée que le débat politique ne serait rien d'autre que superfétatoire, se limiterait à un bal des egos et des ambitions personnels. C'est tout le contraire parce que le travail des politiques, au-delà de se préoccuper du présent - gouverner pour ceux qui sont dans la majorité, s'opposer et faire vivre la démocratie pour les autres -, est de préparer l'avenir - et la période actuelle de faillite du système libéral rend plus cruciale encore l'exigence d'une alternative politique.

Il ne peut donc suffire de faire un constat, fut-il brillant, de la faillite du système. Encore faudra-t-il être en mesure d'apporter des réponses. C'est là tout le problème de Vincent Peillon, car à lire la motion Collomb(Royal) qu'il a signée, on comprend aussitôt que le ralliement des barons du PS (Collomb, Guérini et Valls, entre autres...) a été très chèrement payé par une Ségolène Royal qui se retrouvait menacée d'isolement. On croyait qu'il ne s'agissait que de mettre au frigidaire sa candidature au poste de premier secrétaire (c'est-à-dire en langage moins politique d'y renoncer totalement) et de renoncer d'abord à être la première signataire de ce qu'elle aurait voulu être « la motion Royal », ce qui était déjà beaucoup. Mais en réalité, devant la surprenante vacuité de cette motion, on comprend que les ségolénistes ont en réalité mangé leur chapeau et se retrouvent à soutenir une motion dont la ligne politique pourrait se définir comme social-libérale à la papa. Rien qui soit à la hauteur de la nécessaire transformation systémique qu'exige la crise financière et économique, écologique et sociale.

Ainsi, même le sujet pour le moins emblématique de la démocratie participative a fait les frais de cette alliance avec la droite du parti et ne fait désormais plus l'objet que de cinq lignes et autant de phrases inconsistantes. C'est dire ce à quoi il a fallu consentir pour obtenir de rompre un isolement qui aurait sans aucun doute signifié une trop cuisante défaite pour une Ségolène Royal qui souhaite avant tout préserver ses chances pour 2012. Il lui fallait avant tout limiter les dégâts, fut-ce donc à un coût politique exorbitant

Et c'est à peu près le même syndrome qui a tout autant frappé de paralysie un Bertrand Delanoë, lequel pourtant, il y a peu encore, nous invitait à l'audace. A lire sa motion, on se demande où se trouve le « courage » et la «créativité» éponymes, tandis que ce qui néanmoins apparaît avec « clarté » est qu'être présidentiable invite par trop à la prudence pour s'aventurer en une ligne politique réellement audacieuse, qui puisse aboutir à un projet politique réellement alternatif et apte à transformer une organisation économique et sociale à bout de souffle.

Lisez la motion de Martine Aubry, vous y découvrirez les mêmes frilosités : quelques propositions intéressantes, aucune vision politique globale. On a d'ailleurs beaucoup de mal à distinguer ce qui sur le fond sépare ces trois motions très social-démocrates fin de siècle où il s'agit essentiellement de corriger un peu ici et réguler un peu là un marché qui resterait livré à un libéralisme aussi triomphant qu'arrogant et destructeur. Bref, une gauche un peu molle que l'on ne connaît que trop bien !

Pour ce qui me concerne, je suis en vérité relativement peu intéressé par les propositions précises des uns ou des autres, beaucoup moins qu'à l'articulation de celles-ci autour d'une vision politique d'ensemble. J'attends d'une motion qu'elle trace une ligne, indique une direction, propose un socle, une base de travail pour construire un projet politique global cohérent et ambitieux, qui soit davantage en rupture qu'en continuité avec un socialisme lacunaire et qui depuis trop longtemps ne parvient plus à donner un espoir à l'électorat français (pas plus que cette social-démocratie à la papa qui partout en Europe va d'échec cuisant en échec cuisant). Notons par ailleurs que nombre des propositions des uns et des autres ne seront de toute façon plus d'actualité en 2012, seront partiellement ou en totalité à revoir, sont de fait aujourd'hui assez inutiles - sauf à s'imaginer que Nicolas Sarkozy reprendrait à son compte l'une ou l'autre (et on sait que cela n'arrivera pas).

Seule la motion de Benoit Hamon me semble proposer une vision globale. Ce n'est d'ailleurs pas nouveau à la gauche du parti. Ce qui en revanche est nouveau de ce côté-là, c'est que le socle idéologique a été considérablement dépoussiéré. On est loin aujourd'hui des archaïsmes marxisants, loin des postures dogmatiques à l'utopie si réjouissante (et il en faut aussi !) mais tellement déconnectée des réalités modernes. Au contraire, nous avons là une gauche réformiste et résolument tournée vers le XXIème siècle, une gauche qui notamment a assez largement compris qu'il ne saurait y avoir de socialisme moderne hors l'écologie politique ; une gauche qui a enfin intégré dans sa pensée politique que l'urgence écologique et l'urgence sociale sont les deux faces de la même pièce ; et que cette pièce a pour nom économie de marché régulée - parce que le libéralisme n'aura jamais d'autre vision que celle du profit à court terme et qu'il s'agit donc pour la puissance publique, l'Etat, d'internaliser dans les transactions marchandes et les investissements privés le coût des externalités de moyen et long terme que sont les dégradations du tissu social et les dégâts causés à l'environnement, l'objectif étant de rééquilibrer le marché au profit d'une meilleure prise en compte du bien-être des hommes dans leur environnement, c'est-à-dire de chaque homme et femme sur l'ensemble de la planète. parce que comme dirait l'autre, tou se tient, mais là encore il ne suffit pas que de le dire...

Je ne prétends pas que la motion de Benoit Hamon est parfaite de ce point de vue. Du moins va-t-elle dans la bonne direction. Du moins propose-t-elle une démarche globale et cohérente. Du moins la ligne proposée est-elle à la hauteur des enjeux. Du moins nous invite-t-elle à être en rupture avec nous-mêmes plutôt qu'à la continuité de ce qui nous a fait échouer et qui a mis la France entre les mains d'une droite ultra-libérale qui sert les plus riches et paient tous les autres de très hypothétiques promesses de retombées, cependant que toute notre économie s'effondre. Du moins la motion Hamon est-elle en vérité la seule qui répond au besoin de rénovation du Parti Socialiste, c'est-à-dire d'abord de ce projet qu'il nous reste encore à construire et que nous espérons tous.

Cette spécificité de la motion Hamon et qui en fait la qualité n'est pas un hasard : nous le savons désormais, nous ne pouvons attendre d'audace sur le champ des idées dans un contexte d'affrontement d'ambitions qui depuis trop longtemps se neutralisent. Le Parti Socialiste a vécu cette même paralysie avec Laurent Fabius, Dominique Strauss-Khan et Lionel Jospin, il s'y exposera de la même manière, et s'y expose déjà, avec François Hollande, Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal qui depuis des mois sont principalement occupés à creuser des tranchées et tenir leurs positions. Il est plus que temps de sortir de l'interminable guerre de succession qui se poursuit depuis la fin de l'ère mitterrandienne, plus que temps de tirer un trait sur des ambitions dont aucune ne parviendra à prendre le pas sur les autres - parce que dans le cas contraire celui ou celle-là aurait déjà et depuis longtemps pris l'ascendant sur tous les autres.

Et Vincent Peillon, donc, puisque c'est avec lui que cet article a débuté ? Je crois que celui-ci est aujourd'hui enfermé dans une fidélité qu'il ne peut s'agir de lui reprocher. Il a choisi de suivre Ségolène Royal plutôt que de jouer trop tôt sa propre partition. Or Ségolène Royal a opté pour une stratégie personnelle qui, bon an mal an, l'a conduit à s'allier avec la droite du parti. Quand on se souvient qu'il n'y a pas si longtemps - il y a deux ans encore ! - Vincent Peillon était au côté de Benoit Hamon dans le NPS dont il fut l'un des artisans, on comprend jusqu'où l'a mené sa fidélité et surtout que le chemin ne serait pas long à parcourir dans l'autre sens pourvu qu'il consente à se libérer de cette chaîne qu'il n'a pas voulu briser au lendemain de la défaite des présidentielles. Aussi je ne m'interdis pas d'espérer que le poids de la motion Hamon d'un côté, et la neutralisation des trois égos (plus un) de l'autre, puissent au final conduire à une synthèse ancrée à gauche... et dans laquelle la candidature de Vincent Peillon au poste de premier secrétaire apparaîtrait comme la meilleure garantie de l'unité des socialistes et de leur aspiration à une rénovation profonde et ambitieuse.



Nota Bene : Il va sans dire que je ne réclame de personne de croire sur parole les constats que je fais. C'est bien pourquoi je vous invite à lire à votre tour très attentivement, et avec l'oeil le plus neuf possible, les différentes motions dont j'ai au cours de l'article fourni les liens. Cela prend du temps, mais je demeure persuadé que l'indispensable rénovation du Parti Socialiste et de son projet politique passe d'abord par la volonté des militants de s'affranchir de leurs chapelles respectives. D'abord s'ouvrir soi-même. Ce qui me permet de terminer sur cette confidence : la gauche du PS n'avait jusqu'à présent jamais été ma tasse de thé, la préjugeant certes sympathique mais archaïque et dogmatique, datée pour tout dire... Je suis le premier surpris de sa métamorphose. J'ose dire que c'est une excellente nouvelle pour la gauche.



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Sarkozy ou le fou libéral

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Sarkozy ou le fou libéral



Sarkozy crise financiere

Qui sont les fous ?

Nicolas Sarkozy a déclaré dans son discours de Toulon : « L’idée de la toute puissance du marché qui ne devait être contrariée par aucune règle, par aucune intervention politique, était une idée folle. »

Qui sont donc ces fous qui baissent de 13 milliards les impôts des plus riches ?
Qui sont donc ces fous qui privatisent la Poste ?
Qui sont donc ces fous qui libéralisent la santé ?
Qui sont donc ces fous qui démantèlent le droit du travail ?
Qui sont donc ces fous qui organisent dans tous les domaines les reculs de l’Etat (education, recherche, service public, santé...) ?

Nicolas Sarkozy veut dire la vérité aux Français. Sa vérité la voici : il veut faire croire que tous les malheurs d’aujourd’hui et de demain n’ont rien à voir avec sa politique mais sont dûs à la crise internationale.
Nicolas Sarkozy vient de se livrer, dans un mélange d’approximations économiques et de bégaiements idéologiques à un réquisitoire en règle contre un système qu’il défend et promeut depuis le début de sa carrière politique.

Il déclare la mort du capitalisme pour s’empresser d’appeler les français à l’aider à « refonder le capitalisme ». Il découvre opportunément la nécessité d’un nouveau « Bretton Woods », proposé par le PS depuis plusieurs années pour mieux réguler les marchés financiers et améliorer leur transparence. Il évoque les paradis fiscaux mais refuse toute initiative en tant que président de l’Union Européenne pour favoriser une harmonisation fiscale et lutter contre la fraude fiscale (200 milliards d’euros) en s’attaquant notamment au secret bancaire qui assure la fortune de quelques états en Europe.

Il propose une augmentation des minimas sociaux qui ne compensera pas les effets des politiques de rigueur imposées par son gouvernement aux ménages les plus modestes.
Cela ne l’empêche pas non plus de maintenir le financement immoral du RSA qui concerne tous les petits épargnants mais pas les grandes fortunes qui bénéficient du bouclier fiscal.

Enfin, il exalte la croissance durable, au moment même où il rabote la fiscalité écologique.

En dépit de cette nouvelle imposture politique, il apparaît comme l’un des dirigeants occidentaux les moins qualifiés pour aider l’Europe et la France à s’extraire de cette crise.



J'allais oublier de le préciser : ce texte bien senti et fort à propos a été rédigé par Benoit Hamon.



Crédit dessin : PLACIDE - Reproduction interdite sans autorisation de l'auteur



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Congrès du PS : 6 motions et 1 mode d'emploi

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Benoit et Nicolas : un mariage laïque



laïcité positiveIl est des mots qui forment des principes que l'on trahit dès l'instant où l'on tente de leur accoler un adjectif. Ainsi, parler de laïcité positive est déjà remettre en cause la laïcité, est déjà donner à entendre que la laïcité serait un concept négatif.

Il est à ce titre très intéressant de rappeler que Nicolas Sarkozy n'est pas l'inventeur de la thématique de la laïcité positive, concept fumeux qu'il a mis en avant pour la première fois lors de son discours de Latran lorsqu'il est devenu Chanoine. Il ne faisait alors que l'emprunter à Benoit XVI lui-même, ou plus exactement au Cardinal Ratzinger et plus particulièrement à un de ses discours prononcé en 2005 et consacré à encourager "une saine laïcité. Ainsi donc l'on comprend que désormais ce serait à l'église catholique de donner des leçons de bonne pratique laïque à la République française : on ne saurait mieux dire qu'en matière de séparation de l'Eglise et de l'Etat, nous marchons là sur la tête.

Je ne veux pas faire long, ce n'est pas nécessaire tant tout ceci est absurde, une nouvelle illustration du dramatique vide intellectuel qui règne dans le cerveau étriqué de Nicolas Sarkozy et du peu de respect qu'il a de sa fonction dont il semble ignorer les responsabilités qu'elle lui donne, et en particulier en matière de garantie du consensus républicain. Au besoin vous écouterez ci-dessous l'excellente chronique de Caroline Fourest, diffusée en fin de semaine dernière sur France Culture.





Je veux pour ma part simplement ajouter ici qu'à titre personnel, en tant qu'athée, je me sens très violemment insulté, très directement et très intimement agressé par Nicolas Sarkozy chaque fois qu'il laisse entendre que sans religion on ne saurait avoir de conscience morale, ni le sens de ce qu'est le bien et le mal. Je perçois ce type de discours - et je ne suis pas le seul - comme une déclaration de guerre et je ne doute pas un instant que telle est l'intention de cet homme qui n'a pas su grandir et qui a toujours l'air de se croire dans une cour d'école où pour exister il lui faut systématiquement rassembler autour de lui sa bande de teigneux et aller provoquer ceux qu'il considère comme ses ennemis : "Qu'est-ce t'as toi tu veux te battre hein tu veux te battre" [menton pointé en avant]

Le problème est que ce petit belliqueux qu'on a tous rencontré serait risible s'il n'était aujourd'hui devenu président de la République. Sa cour de récréation est devenu la France entière, dont il parviendra bientôt à faire un champ de bataille à force de dresser systématiquement les français les uns contre les autres.

La laïcité était justement cela qui permettait qu'un libre-penseur ne se mêle plus de bouffer du curé tant que ceux-ci étaient contraints de s'abstenir d'envahir l'espace publique et de vouloir peser sur le fonctionnement de la République pour laquelle, rappelons-le, il ne saurait y avoir de morale que républicaine.

Si tel donc n'était plus le cas, si l'on en venait en effet à tolérer que ce tout petit président laisse entrer du religieux dans les affaires de la République, nul doute qu'il faudrait alors en revenir à une confrontation directe et brutale entre laïcs et non-laïcs. C'en serait alors fini de la paix civile issue de la loi de 1905 et qui mit plus d'un demi-siècle à s'installer.



Crédit illustration : Karine Bernadou



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François Fillon en guerre contre le monde musulman

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JO de Pékin : déjà une médaille en Or pour la France



médailles olympiquesCette XXIXe édition des Jeux Olympiques, qui se déroulent donc à Pékin, commencent on ne peut mieux pour la délégation française avec cette médaille d'or que vient de décrocher Nicolas Sarkozy dans la discipline reine de la Realpolitik.

Cette médaille, Nicolas Sarkozy l'a obtenue au terme d'un parcours sans faute clos par la figure libre dite du baissage de culotte / admirez mon faux-cul qui a enthousiasmé le public et recueilli tous les suffrages du jury. De l'avis des spécialistes, jamais jusqu'alors cette figure n'avait été réalisée avec une telle audace et une telle perfection. "Avec Nicolas Sarkozy, le cynisme politique est au-delà du sport et devient un art", a déclaré Hu Jintao, le président chinois, spécialiste mondialement reconnu de la discipline.

On pourrait se contenter de narrer dans le détail le baissage de culotte / admirez mon faux-cul réalisé par Nicolas Sarkozy, ce grand écart admirable entre sa venue à Pékin pour la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques et la rencontre qui ne se fera pas avec le Dalai Lama tibétain lors de sa venue à Paris la semaine suivante. Ce serait oublier la longue préparation qui a précédé cette figure audacieuse et qui a permis à Nicolas Sarkozy d'éliminer un à un tous ses adversaires.

Car en déclarant le 13 novembre 2007 à Strasbourg, en séance solennelle devant le Parlement européen : "Dans la Démocratie européenne, j’ajoute que tous ceux qui ont fait l’expérience de renoncer à la défense des Droits de l’Homme au bénéfice de contrats, n’ont pas eu les contrats, et ont perdu sur le terrain des valeurs", Nicolas Sarkozy a permis que son baissage de culotte / admirez mon faux-cul se transforme en réalité en un magnifique double grand écart piqué dit du Ce que je dis / Ce que je fais.

Mais ce n'est pas tout. Les connaisseurs de la discipline savent que l'ingrédient essentiel à la réalisation d'une Realpolitik de haut niveau est le cynisme. C'est bien cette dimension qu'atteint Nicolas Sarkozy avec cette autre déclaration qu'il fit il y a quelques semaines : "Ce n’est pas à la Chine de fixer mon agenda, ni de dicter mes rendez-vous". Ce fut pourtant la Chine qui fixa son agenda - sa venu à Pékin pour l'ouverture de JO - et dicta ses rendez-vous - celui qu'il n'aura pas avec le Dalai Lama.

Notons qu'avant donc ce splendide final du baissage de culotte / admirez mon faux-cul, Nicolas Sarkozy s'était livré avec un brio qui lui semble presque naturel à quelques figures de cirage de pompes, dont nous ne résistons pas à vous relater les plus réussies :

  • "Si l'organisation des JO était un sport, je suis sûr que vous seriez d'accord avec moi pour qu'on attribue à la Chine la médaille d'or" ;

  • "Je me réjouis vivement à la perspective de me rendre à Pékin. Ces olympiades promettent d'être une grande fête sportive et une réussite spectaculaire" ;

  • "L'organisation des Jeux à Pékin consacre, de manière solennelle, la reconnaissance de ce qu'est la Chine du 21e siècle : une puissance moderne, d'envergure mondiale; un des géants du monde d'aujourd'hui".

Enfin, il parvint à éviter soigneusement les écueils des prisonniers politiques chinois dont il ne livrera pas aux autorités chinoises la liste promises et de la situation du Tibet dont il ne parlera évidemment pas.

Le temps est loin où la Realpolitik était un sport où les allemands raflaient toutes les médailles - rappelons l'origine allemande du mot qui fut appliqué pour la première fois à Otto von Bismarck qui suivait la trace de Klemens von Metternich dans la recherche diplomatique d'un équilibre pacifique entre empires européens. En dépit de ce glorieux passé, Angela Merkel, la représentante allemande, a fait une prestation catastrophique en déclarant qu'elle recevrait le Dalai Lama et ne se rendrait pas à la cérémonie d'ouverture des JO. Ridicule ! Inacceptable à ce niveau de la compétition !

Quant aux américains, autres maîtres mondiaux de la discipline, ils s'en retourneront cette fois-ci bredouilles. George W. Bush, certainement aujourd'hui trop vieux pour se maintenir au sommet de l'élite mondiale, a profondément déçu en enchaînant des figures dépourvues d'audace et de panache sur le thème d'un "je me rendrai à la cérémonie d'ouverture parce que les JO c'est pas de la politique c'est du sport" sans imagination, presque pitoyable en regard du cynisme terrifiant de notre médaillé olympique français.

"Mais quel est donc votre secret ?!", a demandé sans parvenir à dissimuler son admiration un journaliste de Moscou à Nicolas Sarkozy. "Je me suis entraîné avec acharnement", a répondu ce dernier avec un petit sourire mi-énigmatique mi-carnassier. Il faut en effet se souvenir qu'en l'espace d'un an, Nicolas Sarkozy a frayé avec le despote russe Vladimir Poutine dont il fut le seul à féliciter l'élection, le terroriste lybien Mouammar Khadafi qui planta sa tente à Paris pour Noël et le dictateur syrien Bachar el Assad qui fut convié aux cérémonies officielles du 14 juillet.

Ne passons pas sous silence que de telles performances suscitent jalousies et suspicions. D'aucuns se permettent déjà de parler de dopage. Gageons que notre champion saura faire taire ces méchantes rumeurs, au besoin en muselant la presse. A la chinoise, pourrait-on dire...





Source : JO de Pékin : déjà une médaille en Or pour la France



Lire aussi : Sarkozy, Pékin et le dalaï lama : une Bérézina diplomatique





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Le moral des français : plus ça va et plus c'est pire !


Sarkozy casse le moral des français
(mise à jour de juillet)


On le sait, Nicolas Sarkozy n'est pas excessivement populaire et les français n'ont plus en lui qu'une confiance limitée, sinon totalement émoussée. En moyenne, sur les neuf études réalises par sept instituts de sondages différents, ce ne sont en réalité guère plus qu'un français sur trois qui ont une bonne opinion de leur petit président :

évolution popularité Sarkozy
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La dernière enquête mensuelle de conjoncture réalisée en juillet par l'INSEE auprès des ménages enfonce encore un peu plus le clou en mettant en évidence un état du moral des français proche de la dépression, et qui n'a cessé ni ne cesse de se détériorer depuis l'accession du petit père des people à la Présidence de la République (et pas qu'un peu !) :

moral des ménages français
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Plus intéressant encore, cet indice du moral des ménages est composé à partir de cinq enquêtes différentes, détaillées dans les graphiques ci-dessous et sans commentaires tant l'allure des courbes parle d'elle-même...



1- L'appréciation par les français de l'évolution sur les douze derniers mois de leur situation financière personnelle :


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2- L'appréciation par les français des perspectives d'évolution de leur situation financière personnelle au cours des douze prochains mois :


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3- L'appréciation par les français de l'évolution sur les douze derniers mois de la situation financière de l'ensemble des français :


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4- L'appréciation par les français des perspectives d'évolution du niveau de vie de l'ensemble des français au cours des douze prochains mois :


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5- L'appréciation par les français de la situation économique vis à vis de l'opportunité d'envisager de faire des achats importants :


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Mais L'INSEE ne s'arrête en vérité pas à ces cinq questions qui font déjà bien mal à notre cher petit président et cinq questions complémentaires sont abordées...

1'- L'appréciation par les français de leur situation financière individuelle actuelle :


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2'- L'appréciation par les français de l'évolution des prix au cours des douze derniers mois (à mettre en vis à vis avec "le président du pouvoir d'achat"...) :


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3'- L'appréciation par les français des perspectives d'évolution du nombre de chômeurs (aïe !) :


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4'- L'appréciation par les français de leur capacité à mettre de l'argent de côté au cours des douze prochains mois :


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5'- L'appréciation par les français de la situation économique vis à vis de l'opportunité d'épargner :


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En résumé, tous les voyants de la confiance des ménages, sans exception aucune, sont aux rouges.



On se souviendra utilement à ce stade que, pendant ce temps là, 15 milliards sont annuellement distribués aux ménages les plus aisés au prétexte de créer un "choc de confiance". La question qui se pose est alors la suivante : Nicolas Sarkozy est-il davantage incompétent que menteur, ou simplement les deux ?



Source : Le moral des français : plus ça va et plus c'est pire !





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Les 4 qualités de Nicolas Sarkozy



chaîneC'est ma première chaîne, une sorte de consécration pour un blogueur et donc, cette fois c'est confirmé, j'existe dans la blogosphère. C'est que jusqu'à il y encore quelques semaines, j'étais un blogueur solitaire, je faisais mon petit bout de chemin sans me préoccuper d'échanger avec mes petits camarades, que je lisais à l'occasion, avec intérêt le plus souvent, parfois avec un grand plaisir, épaté qu'il existe tant de talents, rassuré que l'esprit de vigilance puisse survivre à l'élection du petit président. Je les lisais, donc, mais ne m'occupais pas d'échanger avec eux, de tisser des liens, de jouer un jeu dont j'ignorais tout.

Et puis la curiosité l'a emporté lorsque je suis entré dans le groupe des Left-blogs, via Les Vigilants et un peu par hasard. J'ai d'abord découvert Cozop, puis Twitter (c'est marrant Twitter), Technorati et un tas d'autres outils qui fabriquent des communautés et permettent à la fois d'échanger de l'information et de donner plus de visibilité à ce que l'on écrit. Et puis il y a Wikio où l'on peut en plus s'amuser à regarder qui a la plus grosse. On ne se refait pas, j'ai voulu jouer un peu, me suis inscrit à tout, ai appris les règles, suis sorti de mon trou. Pour voir.

La blogosphère - ou plutôt, cette région-ci de la blogospghère - compose un microcosme avec ses codes et ses rites qui humanisent la pratique du blogging. Je ne m'étends pas davantage, puisque ce n'est pas ce qu'on me demande. Juste pour dire que le principe de la chaîne de blogs est un autre de ces petits jeux que se sont inventés les blogueurs pour créer à la fois de l'échange et de l'humain, du ludique, tout en n'oubliant pas - jamais ! - le miracle de la multiplication des petits liens, ces liens qui tissent la toile et aiguillent le trafic.

La chaîne, donc. Dire d'abord que celle-ci a été initiée par Sarkofrance et que j'en deviens un maillon par le bon vouloir de Nicolas J. Le plus difficile pour moi va être de trouver 5 blogueurs à qui faire suivre, mon cercle de connaissances demeurant tout de même plutôt réduit. Je laisse cela pour après. Quelles sont donc pour moi les 4 principales qualités de Nicolas Sarkozy ?



1- Nicolas Sarkozy est petit : Si c'est une qualité ! Moi j'aime bien ce qui est petit... Les petits, je peux leur tapoter sur la tête, c'est marrant. De toute évidence, lui n'a pas aimé être petit, ça l'a rendu revanchard et teigneux, mais ce n'est pas lui qui joue... ;

2- Nicolas Sarkozy est intelligent : On ne peut lui enlever ça, il est très intelligent. Objectivement, c'est une qualité, il aurait pu en faire une qualité humaine. Mais le sujet Sarkozy a préféré en faire une arme de destruction et un instrument de pouvoir sur les autres ;

3- Nicolas Sarkozy est tragiquement névrosé : C'est rassurant quant à la nature humaine...

4- Nicolas Sarkozy est mortel : C'est une consolation pour mes enfants...



Non, j'ai pas triché !



Il me faut donc refiler le bébé. D'abord, c'est pour moi une évidence, à mon ami Rimbus. Et puis il y a Trublyonne parce que c'est une fille et que ça manque cruellement dans ce coin de la blogosphère, je trouve. Ça me fait plaisir de saisir cette occasion pour saluer Antennerelais et Eric blogueur Mulhousien . Et enfin, parce que ça me permet de lui adresser un clin d'oeil par delà le temps, Ardente Patience.

J'imagine que je n'avais pas le droit de taguer mon autre blog, sur lequel je n'écris plus, sur lequel je suis censé jouer à l'écrivain, vers lequel il me faudra bientôt revenir. A ce propos, ce billet devrait être le dernier(*) avant longtemps - ce qui me permet d'en terminer sur ce qui est certainement la phrase la plus sensée que j'ai commise depuis des siècles.



(*) Ce qui m'évitera de me fâcher avec nombre de mes nouveaux amis en me lâchant sur un billet en lien avec cet article plutôt méchant et néanmoins assez juste de Libération.



Source : Les 4 qualités de Nicolas Sarkozy





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Le dernier pavé de Daniel Cohn-Bendit


Nicolas Sarkozy se rendra à Pékin pour la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. Le coprésident des Verts européens, Daniel Cohn-Bendit, a estimé, mercredi 9 juillet, que cela relevait de "l'immonde" et que cette décision ne visait qu'à vendre des "centrales nucléaires et des TGV" aux Chinois.



Sarkozy veut liquider mai 68Le jeudi matin, Nicolas Sarkozy était présent à la réunion plénière du Parlement Européen et Daniel Cohn-Bendit lui a dit son fait sans nuances. Dans un virulent discours, la voix blanche d'émotion, il lui a notamment reproché sa décision de se rendre aux Jeux-Olympiques de Pékin, estimant que c'était "minable".

"Vous allez manger avec des baguettes avec le président chinois Hu Jintao. Je vous souhaite bon appétit", a commencé Daniel Cohn-Bendit qui pour l'occasion portait le T-Shirt de Reporter Sans frontières montrant les anneaux olympiques menottés.

"Quand vous rédigerez votre autobiographie, vous regretterez ce que vous avez fait", a-t-il ajouté, estimant que Nicolas Sarkozy avait "une occasion en or" de dire : "Je ne participerai pas à la mascarade du Parti communiste chinois".

"C'est une honte, c'est minable d'aller à l'ouverture des Jeux Olympiques", a conclu l'ancien leader de Mai 68.

Ne vous demandez plus pourquoi le petit candidat, pas encore petit président, clamait qu'il voulait "liquider l'héritage de Mai 68 une bonne fois pour toutes". Voyez plutôt : cette liberté de parole, ce ton irrévérencieux, c'est tout de même insupportable !...





Nota Bene : Robert Ménard, le président de l'association Reporters sans Frontières, avait auparavant déclaré sur RTL: "Nicolas Sarkozy nous avait dit : 'je ne prendrai pas de décision avant d'en parler aux autres pays européens'. Il y a un certain nombre de pays européens qui ne veulent pas y aller (...) Il leur a demandé leur avis à eux ? Il nous avait dit : 'J'irai ou j'irai pas, selon l'avancée des discussions entre les autorités chinoises et les proches du Dalaï-lama'. Mais où elles en sont ces discussions ? Y a pas l'ombre d'une avancée. Sur la Chine, il nous avait expliqué à longueur de temps, quand il était candidat : 'C'en est fini avec la realpolitik. C'est pas en faisant des affaires qu'on recadrera les droits de l'homme'. C'est exactement ce qu'il fait. Il a trahi tous ses engagements dans cette affaire là. Je suis furieux car c'est un coup de poignard dans le dos des dissidents chinois. A quelque semaines des JO, c'est un blanc-seing pour la répression. Voilà ce que c'est cette position [de Nicolas Sarkozy, ndlr]".



Bonus Track :



Crédit dessin : Maëster



Source : Le dernier pavé de Daniel Cohn-Bendit





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Sarkozy, président d'un clan


juin 2007 : "Le président de la République ne peut être l'homme d'un parti ou d'un clan [...] Je n'ai plus le droit de raisonner comme un chef de Parti, je dois raisonner comme un Président de la République à la hauteur de ses responsabilités". (Nicola Sarkozy)



le danger communiste5 juillet 2008 : Nicolas Sarkozy, président de la République et en charge de la présidence française de l'Union Européenne, se rend au Conseil National de l'UMP où il fait un discours : "Imaginons un peu ce qu'il serait advenu de la France et de son débat politique, lorsque nous avions des ministres communistes et des dirigeants socialistes au gouvernement de la France. Heureusement qu'il y avait l'Europe pour empêcher ceux-ci d'aller jusqu'au bout de leur idéologie et de leur logique".

"La France a besoin de l'Europe et l'Europe a beaucoup apporté à notre pays".

C'est par cette phrase que le petit président, cherchant sans doute dans un éclair de lucidité à prendre de la hauteur, aborde la question européenne. Et à ce stade, on pourrait presque naïvement se prendre à espérer que soucieux d'être en effet "un Président de la République à la hauteur de ses responsabilités", celui-ci va poursuivre sur une analyse construite et sérieuse des bienfaits réciproques de la France et de l'Europe.

L'espoir aurait été de courte durée pour les naïfs. L'irresponsabilité hargneuse de ce président décidément sans envergure reprend aussitôt le dessus et le voilà qui se lance dans un numéro de clown : "Imaginons un peu ce qu'il serait advenu de la France et de son débat politique, lorsque nous avions des ministres communistes et des dirigeants socialistes au gouvernement de la France. Heureusement qu'il y avait l'Europe pour empêcher ceux-ci d'aller jusqu'au bout de leur idéologie et de leur logique".




merci à Les mots ont un sens


Il n'est pas anodin de noter les rires gras et complaisants des barons de l'UMP, assis aux premiers rangs. Ceux-là savent bien que désormais, et tant que ce clown sera en poste, la France leur appartient. Et leurs bouches avides de se tordre, tandis qu'une bave satisfaite leur coule des lèvres.

"Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit !"...

On comprend alors soudain que ce que le petit président signifiait à son peuple revanchard était en réalité ceci : Bon peuple de Sarkozie, sachez que nos efforts n'ont pas été vains. Le cancer démocratique est en rémission et le péril rouge s'éloigne. Puissants et réactionnaires de tous les pays, réjouissez-vous !... car vous voici bientôt sauvés de la chienlit bolchévique.

Le pire étant probablement que le petit Sarkozy fait corps avec son délire rédempteur...



Source : Sarkozy, président d'un clan





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Popularité Sarkozy : pas d'effet Ingrid Bétancourt


"Les inquiétudes relatives à l'économie et au style présidentiel sont trop lourdes pour que Nicolas Sarkozy profite, pour l'heure, du climat de communion nationale autour de la libération d'Ingrid Bétancourt. Les Français interrogés avant et après la libération de l'otage Franco-colombienne expriment le même degré de confiance. Celle-ci n'a pas, juste après l'annonce, frémi positivement pour le Président." - Stéphane Rozès, directeur du pôle opinion, image et stratégies de CSA.



sarkozy impopularitéLe Petit Père des People l'espérait, les Français ne l'ont pas fait : Nicolas Sarkozy, malgré la libération d'Ingrid Bétancourt à laquelle il n'a aucunement contribué, poursuit sa descente dans les enfers de l'impopularité. Après la double livraison de LH2 et TNS-Sofres la semaine dernière, c'est au tour de CSA et IFOP d'enfoncer le petit président, lequel une fois encore parvient à battre ses propres records d'impopularité.

Commençons par CSA pour iTélé et Le Parisien / Aujourd'hui en France : il ne reste plus que 36% des français pour faire confiance à Nicolas Sarkozy pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays (contre 56% à ne pas lui faire confiance), soit une chute de trois points en un mois et un niveau d'impopularité jamais atteint (20 points d'écart entre confiance et défiance).

Quant au baromètre Ifop pour Paris-Match, bien que toujours plus favorable au petit père que tous les autres sondages, il indique que le président de la République retrouve son niveau d'impopularité le plus bas, déjà atteint en mars, avec 41% des français qui approuveraient "plutôt" ou "tout à fait" son action, contre 59% qui expriment leur désapprobation - sondage à paraître le 10 juillet et réalisé lui aussi après la libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt.



graphique évolution popularité Sarkozy
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En un an, de juillet 2007 à juillet 2008, le petit père des people est ainsi passé, en moyenne, de 66% à 36% d'opinions positives, et de 30% à 60% d'opinions négatives ...

Dit autrement, en une année de présidence bling bling, le petit président a perdu 30 points d'opinions positives et gagné 30 point d'opinions négatives (soit une multiplication par deux des mécontents)...

Ainsi donc, quant au lendemain de son élection, Nicolas Sarkozy possédait un solde positif de 36 points entre opinions positives et opinions négatives, son solde est désormais négatif à -24 points. Soit tout de même un déficit total de son indice de popularité de 60 points !



Mais comment est composé cette moyenne ?

SOFRES pour le Figaro : Faites-vous confiance tout à fait ou plutôt, plutôt pas ou pas du tout, à Nicolas SARKOZY pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement ?

IFOP pour Paris-Match : Approuvez-vous, tout à fait, plutôt, plutôt pas ou pas du tout, l'action de Nicolas Sarkozy comme président de la République ?

IFOP pour le JDD : Etes-vous satisfait (très ou plutôt) ou mécontent (plutôt ou très) de Nicolas Sarkozy comme président de la République ?

LH2 pour (Libération) NouvelObs : Concernant Nicolas Sarkozy en tant que président de la République, dites-moi si vous en avez une opinion trés positive, assez positive, assez négative ou très négative.

Viavoice pour Libération : Concernant Nicolas Sarkozy en tant que président de la République, dites-moi si vous en avez une opinion trés positive, assez positive, assez négative ou très négative.

CSA pour iTélé et Le Parisien : Faites-vous confiance ou pas confiance au président de la République, Nicolas SARKOZY, pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays ?

BVA pour Orange : Quelle opinion, très ou plutôt bonne, plutôt ou très mauvaise, avez-vous de Nicolas Sarkozy en tant que Président de la République ?

CSA pour Valeurs Actuelles : Estimez vous que l'action du Président de la République, Nicolas Sarkozy, va plutôt dans le bon sens ou plutôt dans le mauvais sens ?

IPSOS pour Le Point : Portez-vous sur l'action du Président de la République, Nicolas Sarkozy, un jugement plutôt favorable ou plutôt défavorable ?



graphique évolution popularité Sarkozy
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Source : Popularité Sarkozy : pas d'effet Ingrid Bétancourt





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EDVIGE is Watching YOU


Un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue un nouveau fichier dénommé EDVIGE, organisant le fichage généralisé et systématique de « toutes personnes âgée de 13 ans et plus » «ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». En clair, tous les citoyens ayant un jour souhaité s’investir pour leur cité !



Big Brother is watching YOULe 27 juin 2008, en France, un décret officialise la « création d'un  traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé EDVIGE ». Il s'agit en particulier :

  • dans l'article 1 - De centraliser et d'analyser les informations relatives aux personnes physiques ou morales ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif, sous condition que ces informations soient nécessaires au Gouvernement ou à ses représentants pour l'exercice de leurs responsabilités ;

  • dans l'article 2 - les catégories de données à caractère personnel enregistrées dans le traitement mentionné à l'article 1er et concernant des personnes physiques âgées de treize ans et plus sont les suivantes :

    • informations ayant trait à l'état civil et à la profession ;

    • adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques ;

    • signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement ;

    • titres d'identité ;

    • immatriculation des véhicules ;

    • informations fiscales et patrimoniales ;

    • déplacements et antécédents judiciaires ;

    • etc...

La création de ce fichier est une scandaleuse atteinte aux libertés individuelles. Nous entrons là tout bonnement dans l'ère de la suspicion généralisée. Un homme ou une femme ne sera plus fiché après avoir commis un crime ou un délit, mais parce que, au motif qu'il s'est citoyennement impliqué, il devient suspect de pouvoir un jour porter atteinte à l'ordre public. Le coup est dur pour la démocratie, tant il est aisé d'imaginer les dérives totalitaires inhérentes à un tel dispositif. Les réactions sont à la hauteur de la gravité de la situation qui est ainsi créée :

Pour la Ligue des Droits de l'Homme, "il ne s’agit plus (...) de ficher les auteurs d’infractions constatées, mais, comme pour la rétention de sûreté, de cibler ceux que l’on étiquette d’avance comme de futurs délinquants hypothétiques. Le soupçon préventif suffit à justifier le fichage".

Et pour le Syndicat de la magistrature, "cette dimension nouvelle du fichage politique introduit, au prétexte toujours bien commode de l’ordre public, un moyen puissant de dissuasion de toute forme de contestation ou d’opposition citoyenne" et parle d'un "fichier d’inspiration anti-démocratique" .

Du côté de la CGT, on dénonce "une démarche portant atteinte aux libertés individuelles et collectives", tandis que le SNPES-FSU, principal syndicat de la protection judiciaire de la jeunesse, souligne le fait que "sans qu’aucune infraction ne soit commise, des mineurs dès 13 ans seront fichés en raison de leur "activité" individuelle ou collective, sans aucune définition ni encadrement juridique de cette activité". Pour ce même syndicat c'est "la répression de l’action politique et syndicale et sa pénalisation éventuelle qui s’organisent".

Et l’Union Syndicale Solidaires enfonce le clou : "Après un arsenal de lois liberticides, prévention de la délinquance, peines planchers, rétention de sûreté, lois sur l’immigration..., après un train de réformes anti-sociales (retraites, protection sociale, chasse aux chômeurs...), le gouvernement se dote clairement de l’outil de contrôle et de dissuasion des éventuelles résistances à ces mesures. En fichant les individus susceptibles de porter atteinte à l’ordre public (donc nul besoin de fait avéré, la suspicion suffit) à partir de treize ans, le gouvernement choisi une nouvelle fois la réponse sécuritaire à une dégradation générale de la situation sociale et aux résistances collectives".

Combien de temps les français vont-ils supporter ça ? Quand allons-nous vraiment nous réveiller ? Ils argumenteront, joueront les naïfs, nous diront que c'est là le prix dérisoire de notre sécurité à tous, qu'il nous faut à la fin savoir ce que l'on veut. Pourtant, l'engrenage est connu. Nous savons à quoi toujours ont mené ces petits renoncements à nos libertés, ces petites concessions successives consenties en échange de la promesse de plus de sécurité. Nous savons vers quoi nous nous dirigeons lorsque nous nous laissons conduire par la peur et par ceux dont nos peurs sont le fond de commerce, ces marchands de sécurité qui nous imposent de nous taire pour nous protéger. Oui, nous les connaissons bien, pourtant, les germes du totalitarisme. Nicolas Sarkozy lui-même fait lui-même l'aveu de ses intentions totalitaires lorsqu'avec l'arrogance qu'on lui connait il se vante que "désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit" : comment mieux dire qu'il ne s'agit pour lui que de bâillonner la démocratie.

Je les entends déjà, ceux qui parleront de dramatisation excessive, de diabolisation et d'antisarkozisme primaire. Car tout le monde le sait bien, n'est-ce pas, Sarkozy est un démocrate, il ne va pas soudain se muer en dictateur... Sans doute, peut-être, et puis on ne peut jamais jurer de rien ni de personne. Mais surtout, si ce n'est lui, ce sera son successeur, ou le successeur de son successeur. Peu importe quand cela se produira, car quand cela se produira c'est que tout aura déjà été mis en place, qu'il ne suffisait plus que d'actionner les boutons. C'est que la dictature se nourrit de l'orgueil de la démocratie et des petits arrangements successifs qu'elle prend avec elle-même, persuadée qu'elle est qu'elle durera toujours et que le pire ne saurait survenir qui l'abolirait. C'est que ces petits arrangements, ces petites concessions que l'on supporte, elles ne sont rien d'autres que les métastases de la démocratie, son cancer qui progresse.



Source : EDVIGE is watching you





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Popularité Sarkozy : retour vers les profondeurs


Jamais le petit président n'avait été aussi profondément impopulaire. Jamais non plus un président de la république française !



sarkozy impopularitéCes dernières semaines, de nombreux commentateurs s'évertuaient à laisser entendre que Nicolas Sarkozy serait parvenu à enrayer sa vertigineuse chute de popularité, voire qu'il en était déjà à remonter la pente. C'était évidemment aussi maladroit que factice.

Et voilà qu'en ce début de mois de juillet, deux nouveaux sondages s'en viennent totalement contredire cette (fausse) impression, espoir déçu de tout un clan. Où il apparaît donc avec la plus grande évidence que, aussi mal loti soit-il déjà dans le coeur des français, Nicolas Sarkozy parvient encore à battre ses propres records d'impopularité.

LH2 pour le Nouvel Observateur avait tiré en premier : 34% seulement des personnes interrogées déclarent avoir une opinion positive du président de la République, et seulement 8% qui ont une opinion "très positive" (26% "assez positive"). Par ailleurs, 59% des français ont au contraire du petit président une opinion négative, dont 31% - soit près d’un Français sur trois - une opinion « très négative ». Ainsi, avec un différentiel entre les opinions positives et les opinions négatives de -25, la popularité de Nicolas Sarkozy atteint son plus bas niveau depuis son élection en mai 2007.

Aujourd'hui, c'est au tour de TNS-Sofres pour le Figaro Magazine d'enfoncer le clou : la cote de Nicolas Sarkozy perd quatre points par rapport au mois de juin, à 33%. Pis encore : ce ne sont ici en réalité que 5% des personnes interrogées qui déclarent faire "tout à fait confiance" à Nicolas Sarkozy pour "résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement" (contre 28% "plutôt confiance"). A contrario, 65% des sondés ne font pas confiance au président de la République et 37% "pas du tout" (contre 28% "plutôt pas").



graphique évolution popularité Sarkozy
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En un an, de juillet 2007 à juillet 2008, le petit père des people est passé, en moyenne, de 66% d'opinions positives à 33%, et de 30% d'opinions négatives à 62%...

Dit autrement, en une année de présidence bling bling, le petit président a perdu 33 points d'opinions positives (soit une division par deux) et gagné 32 point d'opinions négatives (soit une multiplication par plus de deux des mécontents)...

Ainsi, quant au lendemain de son élection, Nicolas Sarkozy possédait un solde positif de 36 points entre opinions positives et opinions négatives, son solde est désormais négatif à -32 points. Soit une perte totale de 68 points - ce qui est proprement énorme... et du jamais vu !



Mais comment est composé cette moyenne ?

SOFRES pour le Figaro : Faites-vous confiance tout à fait ou plutôt, plutôt pas ou pas du tout, à Nicolas SARKOZY pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement ?

IFOP pour Paris-Match : Approuvez-vous, tout à fait, plutôt, plutôt pas ou pas du tout, l'action de Nicolas Sarkozy comme président de la République ?

IFOP pour le JDD : Etes-vous satisfait (très ou plutôt) ou mécontent (plutôt ou très) de Nicolas Sarkozy comme président de la République ?

LH2 pour (Libération) NouvelObs : Concernant Nicolas Sarkozy en tant que président de la République, dites-moi si vous en avez une opinion trés positive, assez positive, assez négative ou très négative.

Viavoice pour Libération : Concernant Nicolas Sarkozy en tant que président de la République, dites-moi si vous en avez une opinion trés positive, assez positive, assez négative ou très négative.

CSA pour iTélé et Le Parisien : Faites-vous confiance ou pas confiance au président de la République, Nicolas SARKOZY, pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays ?

BVA pour Orange : Quelle opinion, très ou plutôt bonne, plutôt ou très mauvaise, avez-vous de Nicolas Sarkozy en tant que Président de la République ?

CSA pour Valeurs Actuelles : Estimez vous que l'action du Président de la République, Nicolas Sarkozy, va plutôt dans le bon sens ou plutôt dans le mauvais sens ?

IPSOS pour Le Point : Portez-vous sur l'action du Président de la République, Nicolas Sarkozy, un jugement plutôt favorable ou plutôt défavorable ?



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Source : Popularité Sarkozy : retour vers les profondeurs





Billet précédent : Ingrid Bétancourt libérée par le président Uribe

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Sarkozy : la preuve par la langue de bois (vidéo)


Question : Pour réaliser l'objectif annuel de 25 000 reconductions aux frontières de personnes sans-papiers, à combien d'arrestations est-il nécessaire de procéder ?

Si la question semble à ce point embarrassante pour un Nicolas Sarkozy qui pour une fois peine à s'engouffrer dans la langue de bois, c'est que la réponse n'est pas de ces vérités bonnes à dire, tant elle est choquante. Il faut procéder à 2 millions de contrôles d'identité et d'arrestations pour que la police parvienne à tenir cet objectif annuel de 25 000 expulsions d'étrangers que Nicolas Sarkozy leur a arbitrairement fixé.

- Mais que fait la police ?
- Elle passe tout son temps à contrôler les papiers.
- Mais moi je n'ai jamais été arrêté ?
- C'est que vous n'avez pas la tête d'un étranger...





Cela se passait ce lundi soir, 30 juin, sur France 3.

Je crois utile de rendre hommage à l'excellente prestation de Audrey Pulvar qui a fait là honneur à sa profession de journaliste, par la précision de ses questions et par la ténacité dont elle a fait preuve quant à son droit de suite. Par les temps qui court, le fait est suffisamment rare pour mériter d'être souligné.



Source : Sarkozy : la preuve par la langue de bois





Billet précédent : Embruns et le vide de la pensée

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Embruns et le vide de la pensée



EmbrunsCe matin, le vénérable Embruns, blogueur populaire et sans talent, donne dans le contre-pied imbécile.

Cette nuit, une vidéo off de Nicolas Sarkozy, filmé à son insu avant sa prestation sur France 3, a été mise en ligne sur Rue89. Embruns, qui est un blogueur malin, a tout de suite compris que le buzz allait être conséquent. Comment se distinguer ?, s'est dit l'animal. La dénonciation outrée, s'est-il répondu aussitôt, fier de sa trouvaille. Et voici alors ce qu'il s'est empressé d'écrire sous le titre "Le Vide de l'Information" :



Cet article de Rue89, “Les images de Sarkozy en ‘off’ avant son interview sur France 3”, signé Augustin Scalbert, me désole. J’ai un peu honte pour la rédaction de Rue89 de laisser passer ce truc un peu dégueulasse, acquis dans des circonstances douteuses et qui n’apporte aucune information. Quand l’engagement politique, l’urgence de l’instant et la course au “scoop” obscurcissent à ce point les devoirs professionnels du métier de journaliste… Et, je ne parle même pas de droits qui appartiennent à France Télévisions, nous sommes sur Internet, nous nous en foutons un peu…

Par ailleurs, il serait souhaitable qu’il y ait des sanctions sévères au sein de la rédaction de France 3. Il est tout à fait déloyal et irrespectueux que ce genre de séquences sortent dans la nature, quelque soit l’invité. Ce n’est pas parce que Nicolas Sarkozy est président de la République qu’il devrait “bénéficier” d’un statut d’exemption de tout cadre éthique et juridique.

P.S. Sans surprise, LePost, “le mix charognard de l’info” dirigé par Benoït Raphaël, n’est pas en reste et embarque dans le train. (Pas de lien, vous savez la très piètre estime que j’ai pour ce site).



Bon, pour ma part, j'ai un peu honte pour Embruns. Au début, j'ai même pensé qu'il participait encore à un de ces concours stupides entre blogueurs, du style "chouette chouette, on dirait que c'est à celui qui fera le billet le plus ringard et réac' à la fois". Le gars Embruns a fait très fort, me suis-je dit, sûr aussi qu'on ne pouvait guère faire plus ringard et sûr donc qu'il allait gagner le panier garni. Pourtant non, tout cela était écrit le plus sérieusement du monde, avec des vrais morceaux de saine colère dedans. Comme quoi ce n'est pas toujours en faisant l'original qu'on évite la ringardise.

Car à la lecture de ce triste billet, on a envie de demander à Embruns qu'est-ce que pour lui est de l'info ? Ne serait en réalité de l'info que ce qui est permis d'en être une ? Ce qui n'est pas Off ?

Mais voyons, Embruns, le Off, ça n'existe pas ! Le Off, ce n'est rien d'autre qu'une invention politico-journalistique pour justifier leurs éventuelles connivences et leurs petits secrets microcosmiques. Le Off, c'est la négation même du travail journalistique !

Le Off, ça n'existe pas et relève en vérité de la vie publique tout ce qui ne relève pas de la vie privée. Embruns pense-t-il réellement que cette video attente à la vie privée du petit père des people ? Non ?... Alors voilà, c'est tout simple : cette vidéo relève du champ de l'info ! Elle peut intéresser ou non, mais elle donne de l'info... et parler à ce propos de "sanctions sévères au sein de la rédaction de France 3" est, en terme d'attitude réactionnaire, tout simplement hallucinant... et imbécile, donc.

On pourra également noter que ce qui fait l'intérêt d'un Off est le décalage qu'il peut y avoir entre l'image publique que cherche à renvoyer un homme public et sa réalité. On pourra alors se dire que le travail du journaliste est précisément de nous montrer la réalité, et pas simplement de relayer et diffuser l'image souhaitée par l'autre. On notera enfin que c'est, chez Sarkozy en particulier, l'immensité de ce décalage On-Off qui l'expose lui plus qu'un autre à la diffusion de son côté Off. Il en est le seul et unique responsable, parce qu'il est responsable d'avoir tant à dissimuler de sa réalité... et donc de son mensonge.




Sarkozy en off sur le plateau de France 3
envoyé par rue89


Post Scriptum : Embruns, mon ami, on écrit "quel que soit" - mais dans le domaine de la faute d'orthographe ringarde, je suis moi-même grand spécialiste...



Source : Embruns et le vide de la pensée





Billet précédent : Ségolène moi toute seule Je

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Popularité de Sarkozy : les vrais chiffres


Sarkozy et les eaux profondes de l'impopularité



sarkozy impopularitéDepuis quelques semaines, les différents médias qui commandent des sondages de popularité aux instituts font des efforts surhumains pour tenter de déceler du mieux dans la cote de popularité du petit père des people. Peine perdue, car la vérité des chiffres est implacable : Nicolas Sarkozy stagne lourdement dans les profondeurs de l'impopularité et du mécontentement des français.

Très concrètement, voici ce que donnent les chiffres pour les quatre derniers mois (moyennes mensuelles des neuf sondages de popularité le concernant) :

Côté "j'aime Sarkozy"

Côté "j'aime pas Sarkozy"

mars :

37,6%

59,0%

avril :

37,2%

59,2%

mai :

36,6%

59,1%

juin :

37,5%

58,9%

Autrement dit, le petit président navigue autour de la marge d'erreur mais toujours dans les profondeurs abyssales d'une impopularité record. Ce qui s'illustre avec une grande évidence dans le graphique ci-dessous qui retrace l'évolution de la popularité moyenne du petit père des people sur les neuf études mensuelles réalisées par six instituts de sondages différents (voir liste et détails en fin de billet).



graphique évolution popularité Sarkozy
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Faisons simple : en un an, de juillet 2007 à juin 2008, le petit père des people est passé, en moyenne, de 66% d'opinions positives à 38%, et de 30% d'opinions négatives à 59%...

Dit autrement, en une année de présidence bling bling, le petit président a perdu 28 points d'opinions positives et gagné 29 point d'opinions négatives...

Dit encore autrement, quant au lendemain de son élection, Nicolas Sarkozy possédait un solde positif de 36 points entre opinions positives et opinions négatives, son solde est désormais négatif à -21 points, soit une perte totale de 57 points !



Par souci d'être tout à fait complet, mentionnons toutefois les résultats des deux derniers sondages publiés :

  • IFOP pour JDD : 37% de satisfaits contre 62% de mécontents ;

  • Viavoice pour Libération : 38% de satisfaits contre 59% de mécontents.

Bref, dégringolade à suivre, série toujours en cours...



Mais comment est composé cette moyenne ?

SOFRES pour le Figaro : Faites-vous confiance tout à fait ou plutôt, plutôt pas ou pas du tout, à Nicolas SARKOZY pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement ?

IFOP pour Paris-Match : Approuvez-vous, tout à fait, plutôt, plutôt pas ou pas du tout, l'action de Nicolas Sarkozy comme président de la République ?

IFOP pour le JDD : Etes-vous satisfait (très ou plutôt) ou mécontent (plutôt ou très) de Nicolas Sarkozy comme président de la République ?

LH2 pour (Libération) NouvelObs : Concernant Nicolas Sarkozy en tant que président de la République, dites-moi si vous en avez une opinion trés positive, assez positive, assez négative ou très négative.

Viavoice pour Libération : Concernant Nicolas Sarkozy en tant que président de la République, dites-moi si vous en avez une opinion trés positive, assez positive, assez négative ou très négative.

CSA pour iTélé et Le Parisien : Faites-vous confiance ou pas confiance au président de la République, Nicolas SARKOZY, pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays ?

BVA pour Orange : Quelle opinion, très ou plutôt bonne, plutôt ou très mauvaise, avez-vous de Nicolas Sarkozy en tant que Président de la République ?

CSA pour Valeurs Actuelles : Estimez vous que l'action du Président de la République, Nicolas Sarkozy, va plutôt dans le bon sens ou plutôt dans le mauvais sens ?

IPSOS pour Le Point : Portez-vous sur l'action du Président de la République, Nicolas Sarkozy, un jugement plutôt favorable ou plutôt défavorable ?



Source : Sarkozy et les eaux profondes de l'impopularité



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Censurée dans le métro / Affichée chez dedalus


sarkozy vacances milliardaires


"On n'a pas tous un ami qui nous prête un yacht". Le slogan prévoyait de s'afficher dans les gares et dans le métro parisien, mais il a été censuré reporté...

"Il s'agit simplement d'un report" explique le PDG de Métrobus, Gérard Unger. Officiellement, ce type d'affiche serait "malvenu". C'est, d'après 20 Minutes, ce qu'a expliqué la SNCF à l'agence de pub La Chose à l'origine de la campagne Lastminute.com.

Le PDG de Métrobus ne veut pas parler d'autocensure. "Un service public ne peut pas mettre en cause une personnalité existante, surtout qu'il s'agit d'une personnalité politique. (...) On est obligé de respecter la vie privée des gens. Nous sommes soumis à des règles plus strictes qu'une entreprise privée.". Il y a une "jurisprudence" souligne-t-il encore : "Il y a huit ans, on avait refusé une affiche de l'Express titrant "Tibéri doit partir" parce que c'était trop politique" rapelle Gérard Unger.

On se souvient surtout des précédants récents concernant le président. En février dernier, Métrobus avait déjà refusé une affiche de Courrier International titrant "Vu de Madrid : Sarkozy ce grand malade". La cause avancée : une remise en cause de la personne du président. En septembre 2006, Télérama voulait utiliser le message ironique d'un lecteur indiquant que "Nicolas Sarkozy [a invité] trois fois Michel Drucker dans son émission". Là encore, ce fut niet.

Chez les publicitaires, on justifie cette impertinence par "l'omniprésence médiatique" du président. "Nicolas Sarkozy (...) imprègne notre conscient et notre inconscient collectif. Il n'y a rien de surprenant à ce qu'il nous inspire", explique à 20 Minutes Alain Roussel de l'agence La Chose.

Pour preuve de la bonne volonté de sa société, Gérard Unger rappelle néanmoins les deux autres propositions de l'agence qui ont été retenues : "Offrez-vous des vacance bling-bling" et "Ceux qui se lèvent tôt seront les premiers à la plage."



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Source : Censurée dans le métro / Affichée chez dedalus



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Rachida Dati : la voix de son maître

la cuiller DatiSur son blog, dans son dernier billet, intitulé La voix de son maître et paru il y a quelques jours, François Mitterrand (version 2008) énonce la chose suivante : "Il est navrant d'entendre tant de mauvaises langues s'en prendre à Madame Dati. Elle est la seule à faire précisément ce pourquoi elle a été déposée à son poste. Elle s'applique à briller. Aussi les socialistes ont-ils chaque fois grand tort de darder là leurs regards couroucés. Rachida Dati, c'est Nicolas Sarkozy qui pêche à la cuiller."

Comme vous je pense, cela m'a paru assez énigmatique, voire même plutôt alambiqué, pour ne pas dire sans grand intérêt. Je suis donc passé à autre chose, après avoir noté une fois de plus que si l'auteur du blog mitterrandien version 2008 possède un style probablement moins flamboyant que son prédécesseur d'une année, lequel a donc commis dernièrement un livre réjouissant... pour aussitôt s'en aller se perdre dans une ennuyeuse et stérile querelle avec Jean-Michel Aphatie qui non content de feindre l'amnésie quant à ce qui se passa il y a longtemps dans les toilettes du Conseil Régional de Haute-Normandie en vient aujourd'hui à considérer que sa fonction de journaliste servile l'autorise à décréter que la place de tel livre serait au fond d'une poubelle... bref, si le style de l'un est régulièrement en deçà du style de l'autre, au moins a-t-il le mérite de nous entretenir de l'essentiel, c'est-à-dire de politique - ce que cet autre, avec donc ce style mitterrandien et flamboyant, était parvenu à faire dans son livre et qui en rend la lecture si réjouissante, donc, ... et au point que la réaction "aphatique" en devient risible, en sus de la dimension minablement fascisante du geste, risible de prétendre qu'il ne mériterait, le livre, rien d'autre que d'être mis au rebut - faute, on l'imagine, d'avoir le temps de dresser un autodafé.

Mais ni Mitterrand ni ses esprits plus ou moins bien inspirés, et encore moins le tout petit Aphatie qui aurait voulu être un grand journaliste mais qui vient une nouvelle fois de faillir à en être digne, ne sont les sujets de ce billet. Il s'agit de cet article du Monde qui, sous la plume de Patrick Roger, vient soudain de jeter une lumière nouvelle sur les propos de Tonton v.08 à propos de Rachida Dati qui ainsi brillerait comme une cuiller au bout de la ligne d'un pêcheur nommé Sarkozy...

La colère préméditée de Rachida Dati, tel est le titre de l'article. Lisons et autorisons-nous à souligner quelques passages :

La scène s'est déroulée mardi 3 juin à l'Assemblée nationale, lors de la séance des questions au gouvernement, et a été depuis lors abondamment commentée. Interrogée par Martine Martinel (PS, Haute-Garonne) sur la décision d'annulation d'un mariage prononcée par le tribunal de Lille parce que l'épouse avait menti sur sa virginité et sur les revirements du parquet à propos de cette affaire, Rachida Dati, la garde des sceaux, a provoqué un déchaînement de réactions. Sa colère à elle n'avait rien d'improvisée.

Car, pour répondre, la ministre de la justice se saisit alors du micro, une fiche rédigée à la main, qu'elle lit. "Madame la députée, dans cette affaire du jugement du tribunal de Lille, je n'ai pas entendu un mot de votre groupe, je n'ai pas entendu un mot pour cette jeune femme qui attendait la décision de justice." "C'est faux", proteste Jean-Marc Ayrault, le président du groupe socialiste. "Vous brandissez des mots, vous brandissez des concepts déconnectés de la réalité. Oui, je le redis, cette décision de justice a protégé cette jeune femme, et c'est ce qui vous dérange. Nous sommes tous d'accord sur le fait qu'il n'est pas question d'admettre..., poursuit-elle sous les huées, il n'est pas question d'admettre qu'une procédure en nullité soit fondée sur le seul motif de la non-virginité. Il ne doit pas y avoir d'ambiguïté sur l'interprétation de la loi. C'est pour cela que j'ai demandé au procureur général de faire appel du jugement du tribunal de Lille."

Un temps de silence. Mme Dati écarte alors son regard de sa fiche et interpelle les bancs de l'opposition. "Mais je voudrais vous ajouter, mesdames et messieurs les députés du groupe socialiste : où étiez-vous lorsque vous avez créé la politique des "grands frères" ? Quand vous avez abandonné un nombre de jeunes filles, dans ces quartiers difficiles, entre les mains des "grands frères" ? La politique des "grands frères", c'est vous, martèle-t-elle, l'index pointé en direction du PS. C'est vous qui avez abandonné ces jeunes filles. Votre politique d'intégration a été un échec. C'est votre échec que nous payons aujourd'hui."

Les protestations vont croissant. Quelques "Démission !" fusent. La ministre jette un bref coup d'oeil sur sa fiche, sous le regard interloqué du premier ministre, François Fillon, tandis que le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, opine du chef. "Vous avez créé les "grands frères", reprend-elle, pour s'occuper de ces jeunes filles qui ne demandaient rien. A défaut de votre soutien, elles ont trouvé la justice. La justice les a aidées, elle leur a permis d'être libres, d'être indépendantes. Parce que les "grands frères" ont conduit à une politique de repli communautaire, à une politique identitaire que vous avez soutenue. (Nouveau regard sur sa fiche.) Vous pouvez m'attaquer, comme vous le faisiez encore, monsieur Ayrault, mais j'ai échappé à l'échec de votre politique et c'est ce qui vous dérange ! Alors, de grâce, n'empêchez pas ces jeunes filles d'être libres. A défaut de votre soutien, elles ont besoin du soutien de la justice, elles ont besoin du soutien du gouvernement et elles ont mon soutien personnel."

Même si elle a paru parler "avec ses tripes", comme l'a relevé son collègue UMP Laurent Wauquiez, la réponse, en réalité, avait été rédigée de bout en bout. "Tout ce qu'elle fait est absolument "under control"", confie un membre de son entourage. Cependant, à l'issue de deux semaines de débat sur la révision constitutionnelle durant lesquelles Mme Dati a été malmenée, y compris dans son propre camp, l'expression de l'exaspération était, elle, réelle.

S'inspirant de la méthode chère à Nicolas Sarkozy, plutôt que de rester sur la défensive, elle a choisi de passer à l'attaque, comme il le lui avait conseillé. Au lieu de répondre à la question qui lui était posée, portant sur le changement de pied du parquet dans cette affaire, quand elle-même avait estimé initialement que l'annulation du mariage était "un moyen de protéger la personne", elle a ainsi pris à partie la gauche sur sa politique d'intégration.

La période récente n'en a pas moins mis en lumière les fragilités de Mme Dati. Pas plus à la fin qu'à l'ouverture du débat sur le projet de révision des institutions, elle n'a été invitée à prendre la parole pour défendre le texte dont elle avait la responsabilité. A plusieurs reprises, la ministre a semblé excédée. On l'a ainsi entendue, après s'être fait rabrouer par le président de l'Assemblée nationale au cours d'une séance de nuit, s'emporter au téléphone dans les couloirs du Palais-Bourbon.

Sa contre-attaque témoigne de sa volonté de ne pas se laisser mettre sur la touche. Dès le lendemain, le chef de l'Etat lui a apporté un soutien appuyé : "Tu m'as fait plaisir", lui a-t-il lancé en conseil des ministres.

Et en effet, lorsque l'on regarde la video de cet accès de colère de Mme Dati...

... on comprend que Madame Dati était là sans doute aucun en service commandé, feignant la colère quant elle aboyait en réalité pour le compte de son maître. A la suite de cet éclat, elle brilla de mille feux médiatiques... et, oui, c'était Nicolas Sarkozy qui pêchait à la cuiller. Les journalistes mordirent goulûment à l'hameçon et ce n'est pas Jean-Michel Apathie qui cette fois non plus le fit avec le moins de complaisance.



Source : Rachida Dati : la voie de son maître



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Sarkozy casse le moral des français


(et pas que le moral...)


On le sait, Nicolas Sarkozy n'est pas excessivement populaire et les français n'ont plus en lui qu'une confiance limitée. En moyenne, sur les huit études réalises par six instituts de sondages différents, ce ne sont en réalité guère plus qu'un français sur trois qui ont une bonne opinion de leur petit président :

évolution popularité Sarkozy
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La dernière enquête mensuelle de conjoncture réalisée par l'INSEE auprès des ménages enfonce le clou en mettant en évidence un état du moral des français proche de la dépression, et qui n'a cessé de se détériorer depuis l'accession du petit père des people à la Présidence de la République (et pas qu'un peu !) :

moral des ménages français
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Plus intéressant encore, cet indice du moral des ménages est composé à partir de cinq enquêtes différentes, détaillées dans les graphiques ci-dessous et sans commentaires tant l'allure des courbes parle d'elle-même...



1- L'appréciation par les français de l'évolution sur les douze derniers mois de leur situation financière personnelle :


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2- L'appréciation par les français des perspectives d'évolution de leur situation financière personnelle au cours des douze prochains mois :


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3- L'appréciation par les français de l'évolution sur les douze derniers mois de la situation financière de l'ensemble des français :


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4- L'appréciation par les français des perspectives d'évolution du niveau de vie de l'ensemble des français au cours des douze prochains mois :


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5- L'appréciation par les français de la situation économique vis à vis de l'opportunité d'envisager de faire des achats importants :


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Mais L'INSEE ne s'arrête en vérité pas à ces cinq questions qui font déjà bien mal à notre cher petit président et cinq questions complémentaires sont abordées...

1'- L'appréciation par les français de leur situation financière individuelle actuelle :


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2'- L'appréciation par les français de l'évolution des prix au cours des douze derniers mois (à mettre en vis à vis avec "le président du pouvoir d'achat"...) :


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3'- L'appréciation par les français des perspectives d'évolution du nombre de chômeurs :


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4'- L'appréciation par les français de leur capacité à mettre de l'argent de côté au cours des douze prochains mois :


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5'- L'appréciation par les français de la situation économique vis à vis de l'opportunité d'épargner :


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En résumé, tous les voyants de la confiance des ménages, sans exception aucune, sont aux rouges.

On se souviendra utilement à ce stade que 15 milliards ont été distribué aux ménages les plus aisés au prétexte de créer un "choc de confiance".



Source : Sarkozy casse le moral des français



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«François Mitterrand 2008 - il revient...»


Je crois aux forces de l'esprit, Tonton ne nous a pas quittés !


François Mitterrand 2008 - il revient...Je ne le nierai pas, j'étais réticent (euphémisme). Toute la mise en scène, ou qui paraissait en être une, qui depuis la rentrée 2007 a précédé la sortie du livre, me faisait craindre le mauvais remake commercial d'un premier opus particulièrement réussi. Au point que j'avais résolu de ne pas tomber dans le panneau en achetant l'opus 2008...

C'est alors que les forces de l'esprit se sont manifestés à moi, par l'intermédiaire de leur messager le plus zélé, Guy Birenbaum qui se proposa de m'adresser gracieusement l'ouvrage. La proposition était honnête, j'acquiesçai. Le livre me parvint, je le lu. Et l'esprit était encore là, je dois bien y consentir...

Faisons de suite une digression qui a son importance : rien n'importe moins que l'identité du porteur de plume. Cela pourrait être Christophe Willem ou Laure Manaudou, Jacques Chirac ou Guy Birenbaum, Nicolas Sarkozy ou moi même, que cela ne changerait pas une ligne à ce qui est écrit. Ce qui compte est en ce qui a produit cette étrange alchimie, l'an passé, où l'espace de quelques semaines le lien que l'on croyait rompu par la force des choses, entre François Mitterrand et le peuple de gauche, se renoua par la force de son esprit qui en effet ne nous avait pas quittés. Quelques aigres jaloux hurlèrent, comme à leur habitude, à l'usurpation et à l'escroquerie. Ils n'entendent pas, ces esprits petits et mesquins, que pour qu'il y ait escroc il faut aussi qu'il y ait des escroqués. Il se dit que quelque 100 000 visiteurs en moyenne fréquentaient quotidiennement le blog de François Mitterrand. Néanmoins, l'évidence est que pas un de ceux-là - si l'on excepte Catherine Nay qui, on me l'a dit, en frémit encore un an plus tard - a pu croire, même un instant, que Tonton était réellement, charnellement revenu d'entre les morts pour s'en aller chatouiller les grands pieds du petit Nicolas. Ce qui comptait est qu'il s'agissait bien de sa plume et de son esprit, le porteur de plume n'en était que l'instrument. Cela reste vrai - n'en déplaise aux journalistes de 20 minutes qui, aboyant bien fort comme il est d'usage dans les rédactions, sont parvenus à se couvrir de ridicule en lançant une chasse à l'homme qui n'a pas lieu d'être, puisque c'est l'esprit qui importe : évidemment, ils rentrèrent bredouilles.

Or donc, il apparaît à la lecture de ce François Mitterrand 2008 - il revient... (et le titre en est certes assez mauvais) que tous les éléments qui avaient permis que se produise l'alchimie sont à nouveau réunis. Le style est élégant et le verbe est assassin. On retrouve à chaque ligne la grande et belle érudition d'un fin connaisseur de l'histoire politique, jusque dans certains de ses détails délicieux, mise au service d'une méchanceté lucide et toute en finesse, jamais gratuite car toujours esthétique. Quel contraste avec la vulgarité barbare de son "lointain successeur", ainsi qu'il se refuse à le nommer ! Sarkozy est en réalité nommé une fois, une seule et unique fois au long de ces 250 pages savoureuses : dans la note du 10 septembre, jour où d'aucuns décidèrent de célébrer une journée sans Sarkozy, François Mitterrand écrit : "Je ne peux m'associer à cette initiative, car je ne veux point causer du tort à la santé de mon lointain successeur que je soupçonne d'hypocondrie. S'il ne se voit pas à la télévision durant toute une journée, il est capable de croire qu'il est devenu aveugle. 

Dans le même ordre d'idée, et puisque j'en étais à évoquer le tranchant acéré de ses mots, si au fil des jours et des pages bien des personnalités sont évoqués, d'un trait d'un seul ou plus longuement, une seule d'entre elles pourrait se targuer - mais elle ne le fera pas - de trouver pleinement grâce auprès de l'esprit qui fait d'elle une évocation d'une pudeur toute mitterrandienne en ce qu'elle est une invitation à la lecture.

Pour les autres, à commencer par son lointain successeur, que Tonton se délecte à comparer à un Concino Concini réincarné ("Tout y est : la petite noblesse d'origine étrangère, l'argent, la clientèle, l'encombrante épouse, l'irrésistible ascension, le pouvoir par l'intimidation et la corruption des moeurs..."), mais aussi Guaino et Fillon, Hortefeux et Dati, mais encore Royal et Delanoe, Hollande et Montebourg, sans oublier Bayrou (qualifié de "Georges Marchais du centrisme") ou Dray (bien que ce dernier soit relativement épargné, notons-le), et d'autres encore..., pour ce qui concerne tous ceux-là, beaucoup est dit de ce qui doit être dit ou redit - l'essentiel du festin étant bien entendu en ce que cela soit dit avec cet humour tranquille et acéré qui permet de prendre de la hauteur et découvrir d'autres perspectives, habilement tracées à travers les champs de l'Histoire.

On ne s'étonnera pas, en outre, qu'en dépit de son indéniable qualité, le livre reçoive si peu d'échos à travers la presse. Celle-ci n'est pas épargnée (litote) et nombre de journalistes sont nommément et tout simplement assassinés - et, non, pas uniquement Jean-Michel Apathie...

Vous l'aurez donc compris, et s'il demeure vrai en général que "tout n'est pas pour autant, ou pour aussi peu, à acheter", ainsi que nous invitait à en prendre la mesure un esprit vraisemblablement apocryphe mais qui, bien qu'avec un talent indéniablement moindre, eut aussi probablement un rôle à jouer en cette affaire de forces et d'esprit, je vous invite en ce cas particulier à faire l'acquisition de ce livre qui, d'un point de vue aussi bien littéraire que politique, relève d'un exercice de style remarquablement réussi. En ces temps troublés pour les âmes encore terrestres, dans cette France du "sarkozysme présidentiel", c'est une lecture qui fait ici et maintenant beaucoup de bien. Accessoirement, et en vue d'un congrès à venir, elle pourrait être d'un grand profit pour nombre de responsables socialistes...

"Je ne vous quitterai pas", avait-il été écrit. La promesse engageait l'esprit autant que son (talentueux) porte plume. Elle est aujourd'hui tenue.



Source : «François Mitterrand 2008 - il revient...»



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Révision constitutionnelle: «Le Président cherche à augmenter ses pouvoirs en restant incontrôlable»


«Il affirme pourtant sans arrêt qu’il est responsable mais il n’a pas compris ce que cela signifie : être politiquement responsable, c’est pouvoir être révoqué à tout instant quand on ne fait pas ce que le peuple veut.»

Marie-Anne Cohendet, professeur de droit constitutionnel à l'université Paris I



Marie-Anne Cohendet, professeur de droit constitutionnel à l'université Paris I
dans le Contre Journal


Force est de constater que dans l’actuel processus de révision constitutionnelle, les dés ont été pipés, dès le début, par les exigences du Président de la République. En effet, le comité Balladur, en dépit des nombreuses réflexions qu'il a conduites, s’est tout de suite incliné devant la volonté de M. Sarkozy de confier la direction de la politique nationale dans tous les domaines non plus au Premier ministre, mais au Président de la République (par une modification des articles 5, 20 et 21). Heureusement, M. Sarkozy comme M. Fillon ont eu la sagesse de reculer sur ce point. Mais on voit revenir aujourd'hui des dispositions qui modifient l’article 21, et étendent les pouvoirs présidentiels de manière très dangereuse. Dès lors, l’ensemble du projet reste déséquilibré en faveur du Président.

Il faut bien rappeler que le Président, dans la Constitution telle qu’elle a été conçue par le Général de Gaulle, est un surveillant et non un directeur en chef. Tant que ce dernier ne pourra pas être renversé en cours de mandat, il est inadmissible qu’il dirige seul quoi que ce soit. Sa vraie fonction est de vérifier que les pouvoirs publics fonctionnent normalement, conformément à la volonté du peuple et à la Constitution. Il ne doit pas diriger le gouvernement mais veiller à ce qu’il applique bien la politique voulue par le Parlement et par le peuple. C’est seulement lorsqu’il se produit un dérèglement qu’il peut intervenir, par ses pouvoirs propres (dispensés de contreseing). Ainsi, avec la dissolution et le référendum, il peut faire appel aux citoyens. Les gouvernants sont ainsi obligés de respecter la volonté du peuple souverain. La philosophie de Nicolas Sarkozy est tout autre. Il cherche à augmenter ses pouvoirs, en restant toujours irresponsable, c'est-à-dire incontrôlable. Il affirme pourtant sans arrêt qu’il est responsable mais il n’a pas compris ce que cela signifie : être politiquement responsable, c’est pouvoir être révoqué à tout instant quand on ne fait pas ce que le peuple veut.

Sarkozy rêve des pleins pouvoirs

Presque toutes les modifications qui concernent la défense sont inadmissibles. C’est le retour du vieux mythe du domaine réservé : le Président pourrait diriger seul, ou au moins avoir une prééminence, en matière de défense et de diplomatie. C’est une pure fable du point de vue juridique. Il s’agit seulement d’une pratique, créée par le Général de Gaulle parce qu'elle lui convenait bien.

L’article 8 du projet vise à modifier l’article 21 de la Constitution : on supprimerait la phrase « le Premier ministre est responsable de la défense nationale », que l'on remplacerait par quelques mots plus loin : le Premier ministre « met en oeuvre les décisions prises au titre de l’article 15 en matière de défense nationale ». Ce dernier article dispose que le Président de la République « est le chef des armées ». Un non-juriste - et la majorité des Français - en déduira qu’il n’y a là rien d’anormal, le Président dirigeant déjà la défense. Ce n’est pourtant absolument pas le cas en droit.

Tout d’abord, l’article 15, qui existait déjà presque mot pour mot sous la IVème République, a été créé pour assurer la soumission du pouvoir militaire au pouvoir politique, et non pour affirmer que la prééminence du Président en la matière. Ensuite, concernant la défense, tous les pouvoirs du Président sont aujourd’hui soumis à contreseing. Il ne peut donc faire le moindre acte sans la signature du Premier ministre, qui endosse la responsabilité. Si la décision pose problème politiquement, le Parlement peut renverser le gouvernement et la politique de défense changera totalement.

En pratique, de Gaulle a choisi de diriger lui-même le domaine de la défense, ses successeurs ont fait de même. Ils ont pourtant régulièrement affirmé que ce domaine réservé n’existait pas, jusqu’à M. Sarkozy, qui a dit, pendant la campagne qu’il n’y aurait pas de distinction entre les différents domaines. Cette pratique a été tolérée parce qu’un verrou de sécurité demeure : si jamais le Président impose un peu trop sa volonté, les parlementaires peuvent l’arrêter en renversant le gouvernement. Le Président ne pouvant rien faire sans le Premier ministre, il est coincé. Le chef du Gouvernement peut, au besoin, lui rappeler que c’est lui qui est « responsable de la défense nationale » (art. 21). En période de cohabitation, ce domaine prétendu réservé devient en fait partagé. Il y a une discussion entre le Président et le Premier Ministre, avec une sorte de co-décision.

Cette réforme en matière de défense est tout d’abord profondément incohérente en droit. Ce pouvoir reste en effet soumis à contreseing, il n’y a heureusement pas de révision sur ce point. Juridiquement, ce ne sera donc pas le Président qui dirigera seul la politique de défense, contrairement à ce que laisse entendre le futur article 21. Cela s’oppose d’ailleurs à de nombreux articles, disposant que le Président est un arbitre et un garant (art.5) et qu’il ne peut donc agir en principe qu’avec le contreseing du Premier Ministre (art. 19). En effet, c’est le Gouvernement (art. 20) et non pas le Président, qui « détermine et conduit la politique de la nation », et qui « dispose de la force armée », ce qui est parfaitement normal puisque lui seul est contrôlable en cours de mandat. Cette incohérence s'étend à tous les actes d’application. Le Code Militaire attribue ainsi tous les pouvoirs au Premier Ministre. Seule exception notable, le décret relatif au pouvoir nucléaire datant de 1964, dont la constitutionnalité est pour le moins très douteuse, et qui ne saurait justifier la prééminence du Président. Cette modification de l’article 21 rendrait donc la Constitution gravement incohérente. Mais, plus encore, elle poserait de vrais problèmes sur le plan démocratique.

Plus concrètement, le projet de révision constitutionnelle est très inquiétant, car en matière de défense, les parlementaires se retrouveront dépourvus de tout contrôle. Par exemple, si le Président prend une décision que les parlementaires jugent inacceptable, ils auront beau renverser les gouvernements, le Président pourra leur répondre que le Premier ministre est seulement un exécutant dans ce domaine du fait des nouveaux termes de l’article 21. Le Premier Ministre pourrait refuser de signer les actes présidentiels, mais il risque de se sentir obligé de se soumettre, en raison de ce nouvel article. Ni le peuple ni les parlementaires ne pourront arrêter le Président, sauf à provoquer une crise grave. Les risques d’abus de pouvoirs et de crise institutionnelle (pas seulement en période de cohabitation) sont donc considérablement accrus. C’est très grave au niveau des principes démocratiques, un homme peut décider seul, de faire pratiquement n’importe quoi, pendant cinq ans, dans des domaines absolument cruciaux pour la survie de la nation, sans que personne ne puisse s’y opposer.

D’autant que la responsabilité présidentielle a été réduite par la récente révision de la Constitution. Il ne peut être destitué « qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat » (art. 68 C.). La nouvelle rédaction de l’article 21 sera tellement incohérente qu’il sera difficile de convaincre les parlementaires (ou le peuple) que le Président abuse manifestement de ses pouvoirs en imposant sa politique de défense au Premier ministre et donc au Parlement.Il n’y a pas une démocratie digne de ce nom dans laquelle un chef de l’Etat possède de tels pouvoirs, en matière de défense, sans aucun contrôle et/ou sans limitation par un Parlement vraiment indépendant (Etats-Unis). C’est extrêmement dangereux.

Trois grands arguments sont régulièrement avancés pour justifier cette augmentation des pouvoirs présidentiels. Le premier est que l’on se contenterait de rendre la Constitution conforme à une pratique constante. Nous venons de voir que c’est faux. D’abord parce que cette pratique n’est pas constante mais variable, en fonction des cohabitations notamment. Ensuite et surtout puisque cette révision supprimerait le garde-fou fondamental qui existe aujourd’hui, à savoir le fait que le pouvoir de décision appartient en droit à un organe qui peut être contrôlé et révoqué à tout instant : le Premier ministre. Le deuxième argument est celui de l’élection du Président directement par le peuple. Il serait donc normal qu’il dirige la défense. Dans tous les autres pays de l’U.E., même lorsque le Président est élu directement par le peuple, il n’a jamais le pouvoir de diriger seul la politique, y compris en matière de défense. Certains ont évoqué le Président finlandais : c’est faux, depuis la réforme de 2000, tous ses actes importants sont soumis à contreseing, y compris en matière de défense. Cet argument ne tient donc pas. Un troisième argument, double, est invoqué : le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral. Ces éléments démontreraient la prééminence du Président et justifieraient donc l’augmentation de ses pouvoirs en matière de défense. L’argument du quinquennat ne tient pas. Si on avait voulu réviser la Constitution pour que le Président dirige tout, il aurait fallu soumettre cette proposition au peuple. Ce n’était absolument pas la question posée lors du référendum. Par exemple, j’ai personnellement voté pour le quinquennat, afin d’avoir la possibilité de sanctionner le Président tout les 5 ans, plutôt que tout les 7 ans. Je n’ai jamais eu l’intention que le Président ait plus de pouvoirs. Quant à l’inversion du calendrier, elle pose réellement problème puisqu’elle augmente la soumission des parlementaires envers le Président. Mais c’est une escroquerie intellectuelle de prétendre que cette inversion imposerait, en droit, la prééminence du Président. Il s’agit d’une soumission politique de fait et non pas d’une soumission en droit.

Ainsi, sous couvert d’une simple ratification de la pratique existante, on a un véritable bouleversement de tout l’équilibre des institutions, qui est extrêmement dangereux. On voit d’ailleurs, depuis de nombreuses années, les Présidents de la République avoir une fâcheuse propension à étendre très largement leurs pouvoirs. A l’origine, le domaine réservé sous De Gaulle concernait la défense et la diplomatie. Ensuite, chaque Président a ajouté ce qu’il souhaitait : Valéry Giscard d’Estaing la défense des libertés, Mitterrand la cohésion sociale, Jacques Chirac l’Union Européenne. On assistera au même processus avec la défense. Par un communiqué du 3 janvier 2008, l’Elysée a annoncé la création d’un nouveau Conseil de la Défense et de sécurité nationale. Et cela pour concentrer sous la direction du Président les pouvoirs en matière de défense, de diplomatie, de police et de renseignement. Le Président veut donc étendre son pouvoir à tous ces secteurs absolument cruciaux, bien au-delà de la défense au sens classique. Avant même la réforme, il y a déjà une extension de la notion de défense.

Une autre disposition, en matière de défense, s'avère être un cadeau empoisonné. Elle concerne les interventions des forces armées à l’étranger: le gouvernement aura l’obligation d’en informer le Parlement. Bien que cette obligation soit une évidence – peut-être pas pour tous - c’est une avancée de l’écrire dans la Constitution, puisqu’elle ne pourra plus être contestée. Cependant, il est aussi prévu que le Parlement ne pourra pas voter à l’issue de cette information, ce qui est très choquant. Mais surtout, les parlementaires devront attendre 6 mois pour que le Gouvernement ait l’obligation de leur demander l’autorisation de prolonger cette intervention (art. 13 du projet). En attendant ces 6 mois, le Gouvernement (dirigé en fait par le Président en matière de défense) pourra donc faire ce qu’il veut. C’est complètement inadmissible. Il est indispensable que le Parlement puisse, dès le départ, non seulement être informé, mais aussi débattre et refuser ou autoriser l’action des forces françaises. En effet, l’article 35 de la Constitution (que l’on prétend ainsi réviser) prévoit aujourd’hui que seul le Parlement peut autoriser la déclaration de guerre. De nos jours, dans tous les pays on a une fâcheuse tendance à faire la guerre sans la déclarer. Donc il faut adapter la Constitution à cette évolution des formes de guerre : le Parlement doit rester seul compétent pour autoriser tout engagement des forces françaises à l’étranger. Le projet est vicieux puisqu’il a l’air d’apporter un progrès, qui est réel au regard de la pratique ; mais pas au regard du droit, alors qu’il conduit en même temps à limiter les pouvoirs du Parlement. Si les parlementaires souhaitent, au bout de 15 jours, ou 2 mois, exprimer leur refus d’une politique scandaleuse, le Président pourra tout d’abord répondre que le Premier ministre n’est qu’un exécutant en matière de défense (art. 21 nouveau)- renverser le gouvernement n’y changera rien - et ensuite rétorquer au Parlement qu’il ne peut intervenir qu’au bout de 6 mois. C’est donc inacceptable.

Finalement, Nicolas Sarkozy sera peut-être le grand destructeur du présidentialisme. Il cherche sans cesse des limites, qu’il ne trouve pas. Jamais la concentration des pouvoirs dans les mains du Président n’a atteint un tel degré : les parlementaires, de droite comme de gauche, sont écoeurés. Tout se passe à l’Elysée, même les réunions de l’UMP. Nous n’avions jamais atteint un tel sommet de mépris envers les parlementaires. Si Nicolas Sarkozy continue d’abuser de ses pouvoirs, plus personne ne le supportera. Il va tellement nous montrer les dangers et les écueils de la prééminence présidentielle que toute la classe politique française risque de se retourner contre lui. Ce sont peut-être ses abus de pouvoir qui vont permettre d’assainir notre régime. Il aura rendu un grand service à la Vème République.

Cependant, il est consternant de voir bien souvent s'imposer à gauche une mentalité de résignation et de soumission à la pratique présidentialiste. Elle trouve largement sa source dans la pratique mitterrandienne. Certains pensent que Mitterrand a eu le grand génie d’exercer le pouvoir de manière monarchique, ils se trompent. Au contraire, il a fait de nombreux dégâts au plan constitutionnel. Il avait plutôt raison lorsqu’il dénonçait le coup d’Etat permanent. Il montrait alors les risques du domaine reservé et d’un Président qui décide sans être responsable. Mais les grands admirateurs de Mitterrand n’arrivent pas à reconnaître qu’il a commis des erreurs. Or on peut avoir une vraie démocratie française sans monarchie.

La France est comme les autres pays, ce n’est pas parce que notre histoire est pleine de « Napoléons » que l’on doit se soumettre à la dictature d’un homme à la tête de l’Etat, ou même à une monarchie républicaine de plus en plus absolue. L’histoire a montré où cela pouvait conduire. Dans tous les autres pays de l’U.E., même lorsque le Président est élu par le peuple, c’est le gouvernement qui dirige, parce qu’il est responsable devant le Parlement. Revenons à cette idée du Président « arbitre », qui était celle de De Gaulle à l’origine. Une république efficace et démocratique suppose aussi une pratique plus collégiale du pouvoir. La concentration du pouvoir de décision par un seul homme, c’est dangereux. Nous avons une occasion unique depuis 50 ans de faire une révision de la Constitution qui renforce les droits du Parlement, le Président étant mal placé pour augmenter ses pouvoirs par un référendum. Sachons donc faire le tri dans ce projet de réforme. »


Réalisé par KARL LASKE et CAMILLE STROMBONI, pour le Contre Journal, où je vous engage à vous en aller lire aussi les commentaires : édifiant !



Révision constitutionnelle: «Le Président cherche à augmenter ses pouvoirs en restant incontrôlable»



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Réforme de l'Etat (RGPP) et Rigueur


Vous avez dit Rigueur ?


des économies à la tronçonneuse
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Les choses sont aujourd'hui très claires : d'un côté, le gouvernement Sarkozy-Fillon dépense généreusement 15 milliards d'euros par an pour réduire la pression fiscale sur les français les plus riches, de l'autre - mais seulement une fois les échéances électorales passées - 7 milliards (et ce n'est qu'un début) d'économies annuelles sont imposés aux services de l'Etat et qui pénaliseront en priorité les foyers les plus modestes - lesquels auront plus de mal à se loger, plus de mal à se soigner, plus de mal à permettre à leurs enfants de prendre l'ascenseur social en bénéficiant d'un enseignement de qualité, plus de mal à vivre...

Disons-le plus clairement encore, Sarkozy impose à la France ce que Ronald Reagan et Margaret Thatcher ont imposé respectivement aux Etat-Unis et à la Grande-Bretagne, ... il y a vingt-cinq ans ! Il s'agit de cette stratégie sournoise mise au point par les idéologues du libéralisme visant à un désengagement brutal de l'Etat dans les services publics, le rendant inefficace et justifiant dans un second temps d'en confier la responsabilité au secteur marchand. De manière imagée, la stratégie revient à inoculer la rage à son chien afin de justifier qu'on soit obligé de l'abattre. Sans moyens, la dégradation de la qualité de l'enseignement dans les écoles publiques justifiera qu'on ouvre toujours plus d'écoles privées ; exsangues, les hôpitaux seront de plus en plus dans l'incapacité de remplir correctement leurs missions et un marché s'ouvrira pour les cliniques privés ; etc...

Le résultat est connu : privatisation de l'école et de l'université, privatisation de la recherche, privatisation de l'assurance maladie, privatisation du régime de retraites, privatisation de l'assurance chômage, politique culturelle remise entre les mains du système marchand, une justice à deux vitesses ne permettant pas aux pauvres de faire valoir leurs droits, etc... Ceux qui pourront payés bénéficieront encore d'une éducation de qualité pour leurs enfants, pourront se soigner dans des cliniques privés bien équipés et auront la vie facile, tandis que pour les autres tout sera plus difficile dans une vie où le moindre accident de santé risquera de tourner au drame économique, et où les enfants iront s'agglutiner dans des établissements scolaires aux classes surchargées dans lesquelles des profs dépassés tenteront en vain d'enseigner qu'il fût un temps où l'égalité des chances était un objectif pour lequel il valait la peine de se battre.

C'est vers une telle société qu'à grands pas nous nous dirigeons... et ce alors même que dix à quinze années furent ensuite nécessaires aux Etats-Unis comme à la Grande Bretagne - Bill Clinton ici et Tony Blair là - pour réparer un peu des immenses dégâts causés par une politique de démolition systématique et aveugle de l'Etat, une politique sans fondement économique sinon l'intérêt du portefeuille de quelques-uns, cette marque de l'imbécillité profonde de l'idéologie libérale.

Ils disent "réformer l'Etat"... quand il ne s'agit en réalité que de l'abandon de ses missions fondamentales. Pour cette droite idéologue, la réforme équivaut purement et simplement à moins d'Etat... quand une autre voie serait le mieux : dépenser moins pour dépenser mieux, réformer pour plus d'efficacité, réformer plutôt que déformer.



On parle de : Réforme de l'Etat (RGPP) et Rigueur



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Sarkozy et la guerre perdue en Afghanistan


Cette interview de Emmanuel Todd par Marianne2 est une perle : l'homme est intelligent, la pensée est forte, le ton est cinglant et les mots sont justes. Non seulement c'est un régal à lire, mais on en ressort enrichi et convaincu que, finalement, tant qu'il y aura de l'intelligence, il restera de l'espoir. Bref, c'est à une lecture riche et saine que je vous convie. C'est court et ça en vaut la peine...




«Si la France devient le caniche des USA, elle disparaîtra» - Emmanuel Todd

- Repris de Marianne2 -


Selon Emmanuel Todd, le renforcement des troupes françaises en Afghanistan est une erreur diplomatique et stratégique, et dessine les contours d'une idéologie extrême-droitière à l'échelle mondiale.

Au Sommet de l'Otan, mercredi 2 avril, George Bush s'est dit «très heureux» du soutien de la France en Afghanistan. Mais la veille, à l'Assemblée, la première grande décision stratégique de Nicolas Sarkozy de renforcer les contingents français engagés dans le conflit afghan mettait le feu aux poudres. Les socialistes, de François Hollande à Lionel Jospin, d'Hubert Vérine à Ségolène Royal, s'opposent unanimement à une politique d'alignement sur les Etats-Unis. Ils mettent en avant l'enlisement du conflit afghan, son coût humain et dénoncent le «tournant atlantiste» de la politique française. Pour l'historien et démographe Emmanuel Todd, les dangers de cette politique sont encore plus graves. L'auteur de Après l'empire juge que cette partie est perdue d'avance et qu'elle participe d'une idéologie extrême-droitière naissante.


la guerre de Sarkozy
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Marianne2.fr : Le renforcement des troupes en Afghanistan vous paraît-il justifié ?
Emmanuel Todd :
Je peux tout imaginer de Nicolas Sarkozy, même qu'il ne sache pas où est l'Afghanistan. Mais je ne peux pas imaginer que les gens qui l'entourent ignorent ce que tout le monde anglo-saxon sait, à savoir que cette guerre est perdue.

Pour vous, cette guerre est sans espoir ?
E.Todd :
L'organisation sociale des Pachtounes est faite pour la guerre, tout comme celle des clans somaliens : la guerre est l'état normal de ces sociétés, ce n'est donc pas un problème dans la durée. A partir du moment où les belligérants sont alimentés par des fournitures d'armes régulières venant de l'extérieur, il est évident que ces système sociaux vont venir à bout de quelques milliers d'hommes venus de loin et difficilement approvisionnés. On peut se demander, à la limite, si ça va se terminer par un Dien-Bien-Phû ou par un retrait paisible.

Du point de vue du gouvernement, il semble pourtant qu'il y ait des enjeux à ce conflit…
E.Todd :
Pourquoi ceux qui nous gouvernent veulent-ils participer à une guerre perdue ? Voilà la vraie question. Et là, comme dans les débats sur la réintégration pleine et entière de la France à l'Otan, on touche au symbolique. Cette manœuvre a pour objectif de réaffirmer un lien avec l'Amérique. Je n'appellerai pas ça du néo-atlantisme. L'atlantisme était le lien de l'Europe occidentale avec les Etats-Unis à une époque où ils portaient les valeurs démocratiques face au totalitarisme soviétique. Ce n'était pas du goût des gaullistes, mais dans le contexte, cela pouvait se justifier. Aujourd'hui, l'Amérique est le pays du fric, du néo-libéralisme et des inégalités. Et ce qui se profile derrière cette nouvelle association, c'est de l'occidentalisme. C'est un lien fondé sur une nouvelle idéologie, une idéologie qui se construit dans le conflit avec l'islamisme.

Mais la France n'a-t-elle pas intérêt, pour des raisons de politique «réaliste», à s'associer avec les Etats-Unis plutôt que de rester repliée sur elle-même ?
E.Todd :
La France n'a pas les moyens de s'engager en Afghanistan, c'est déjà un objectif démesuré pour les Etats-Unis. La France est une puissance moyenne et l'Amérique une puissance déclinante. Paris existait terriblement à l'époque de Villepin : après son discours à l'ONU contre l'engagement de la France en Irak, nous rayonnions! Mais sous Nicolas Sarkozy, il arrive à la France ce qui est advenu de l'Angleterre sous Tony Blair : si l'on devient le caniche des Etats-Unis, on disparaît. Si on s'aligne, si on perd son indépendance, on disparaît. De Gaulle l'avait compris : la France n'existe à l'échelle mondiale, ne peut justifier son siège au conseil de sécurité de l'Onu et sa possession de l'arme nucléaire, que lorsqu'elle représente un acteur autonome. Le monde n'a rien à faire de la France de Sarkozy.

La lutte contre le terrorisme légitime aussi l'engagement du gouvernement dans ce conflit.
E.Todd :
Les occidentalistes se pensent en situation de légitime défense. Le terrorisme existe, il devrait être contré par le contre-espionnage et par des forces policières, mais sûrement pas par des guerres à l'étranger. La première attaque contre l'Afghanistan était légitime, il s'agissait de déloger Ben Laden ; d'ailleurs, les Russes nous y avaient aidé. Mais l'irakisation de l'Afghanistan participe d'une agression du monde musulman par le monde occidental. L'occidentalisme est une doctrine d'extrême droite en émergence. La France va être du côté du mal : en exposant des troupes françaises et en participant aux bombardements de la population civile afghane. Et, grâce à Sarkozy, nous risquons même ce qu'ont subi la Grande-Bretagne et l'Espagne à la suite de la guerre en Irak.

Vous parlez des attentats de Londres et de Madrid qui ont eu lieu suite à l'engagement de nos voisins en Irak. Mais là, il ne s'agit que d'envoyer quelques centaines d'hommes dans un pays où la France a déjà des troupes…
E.Todd :
Mais justement ! Rappeler leur faible nombre, comme le fait le gouvernement, c'est avouer qu'il s'agit bien d'une action symbolique ! Les quelques bateaux qu'on va mettre dans le golfe persique vont faire rire les Iraniens. Mais nous nous positionnons dans une construction idéologique, contre le monde musulman. Cette posture est d'ailleurs très cohérente avec le sarkozysme en politique intérieure.

Vous pensez que Nicolas Sarkozy est dans une logique de guerre avec le monde musulman ?
E.Todd :
Ce qui a fait son succès dès le premier tour de l'élection présidentielle, c'est le ralliement d'une partie des électeurs du Front national. Il a pu avoir lieu à cause des émeutes en banlieues, qui ont été un facteur de traumatisme. Mais c'est Sarkozy, ministre de l'Intérieur, qui a provoqué cet évènement. Dans la logique du sarkozysme, il y a la combinaison d'une incapacité à affronter les vrais problèmes et à désigner des boucs émissaires. C'est classique : quand une société est en crise, elle a le choix entre résoudre ses problèmes économiques et ses pathologies sociales, ou créer des bouc-émissaires. Sarkozy recherche toujours un ennemi, il est dans l'agression. Cela s'observe même dans son comportement ordinaire avec les habitants de banlieue ou les marins pêcheurs.

En s'impliquant plus en Afghanistan, la France participe donc à déclencher un clash des civilisations?
E.Todd :
L'analyse d'Huntington sur le clash des civilisations est fausse, mais un gouvernement peut essayer de la rendre vraie. Je pense que les gens qui nous gouvernent seront tenus pour responsables de ce qu'ils font. La guerre, c'est la pédagogie du mal. Les peuples en paix pensent sainement. On entre parfois en guerre pour de bonnes raisons, mais peu à peu, on glisse insensiblement dans la violence pour la violence. C'est ce qui aurait pu arriver en Espagne, si les Espagnols avaient mal réagi aux attentats : ils auraient pu s'enfoncer dans le conflit des civilisations. Je crois que cette stratégie conflictuelle va échouer aussi en France. La recherche de bouc-émissaires, l'émergence d'une idéologie islamophobe et hostile aux enfants d'immigrés… ce n'est pas dans la nature de la France. Au final, les Français préfèrent toujours décapiter les nobles que les étrangers.

Jeudi 03 Avril 2008
Anna Borrel


les caisses sont vides
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Le tout petit président d'une démocratie sans grandeur


Une démocratie qui a oublié que les mots sont tout


La folie de Nicolas SarkozyNicolas Sarkozy a libéré la parole, les paroles, celle du jeune pêcheur comme celle du visiteur dégoûté du Salon. La grossièreté de l'une et de l'autre n'est que la conséquence de la volonté théorisée et affichée de tourner en dérision l'apparat intime qui exige réserve, modération et contrôle de soi pour pouvoir tout permettre, et se permettre. Les répliques du président s'inscrivent dans un espace qu'il a « déconstruit » et qui lui ressemble.

L'hostilité choquante du visiteur du Salon et le « pauvre con » de Nicolas Sarkozy révèlent, en dépit de leur contradiction apparente, la solidarité d'une société sans respect pour son chef et d'un chef sans considération pour ses concitoyens. Il y a là plus que l'amorce d'un processus qui risque de nous entraîner non plus vers la bienfaisante familiarité des pouvoirs scandinaves mais dans le cloaque d'une démocratie qui a oublié que les mots sont tout et d'abord le décor nécessaire à une relation républicaine, quoique antagoniste.

On aurait bien tort de rire de ces altercations dans la vie quotidienne et publique d'un chef d'Etat. C'est un peu de nous qui est insulté quand il est insulté. C'est un peu de nous qu'il insulte quand il insulte.

On peut craindre le pire devant l'expression de ces tensions aujourd'hui encore minimes. Elles sont inquiétantes comme les signes glaçants de la colère ponctuelle d'un pays qui ne se contente plus de ses exutoires légitimes et réguliers.

La démocratie, aussi, se niche dans les détails.


Par Frédéric Moreau
extrait de Marianne 2 : Les mots de trop d'un président sans piedestal

"Un président qui se livre aux altercations de bas étages, bien loin de faire rire, est le signe inquiétant d'une démocratie sans grandeur."


Casse-toi, pauvre con !
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La folie de Nicolas Sarkozy


Diabolisation ou lucidité ?


La folie de Nicolas SarkozySouvenez-vous, c'était il y a un peu moins d'un an. Le 18 mars 2007 à 19h30, peu avant le début de France Europe Express, l’émission animée par Christine Ockrent, le candidat de l’UMP aux présidentielles, Nicolas Sarkozy, perdait ses nerfs : "Personne n’est là pour m’accueillir. Toute cette direction il faut la virer. Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ça ne va pas tarder".

Patienter, lui ? Il ne pouvait en être question et celui qui allait devenir le tout petit président des français - ces pauvres cons, donc - piqua une de ses colères coutumières et hurla : "Je ne veux pas attendre plus longtemps, je veux me faire maquiller tout de suite". Essayant de le calmer, les journalistes lui expliquèrent qu’il devait attendre son tour vu qu’il n’y avait pas d’autre loge de maquillage. Nouveaux hurlements d’un Sarkozy déchaîné : "Mais enfin, il n’y a personne pour m’accueillir. La direction n’est pas là ? Ce n’est pas normal. Qu’est-ce qu’ils font ? Qui suis-je pour être traité ainsi ? " C’est vrai, quoi. Ce n’était déjà pas n’importe qui. C’était déjà Sa Majesté Nicolas Sarkozy, le grand homme avec qui tout allait devenir possible.

Ce fut alors un des nombreux épisodes de la campagne électorale au cours desquels les bloggueurs se déchainèrent et où leur fut fait en retour ce fameux procès en diabolisation.

Ainsi, on pouvait lire sur sarkononmerci.fr, sous le titre La douteuse stature d'un Homme d'Etat :

Ce genre d’anecdotes révélatrices du personnage, il y en a chaque semaine dans le Canard enchaîné, qui n’est pas qu’un "hebdomadaire satirique", comme on dit, mais surtout un journal extrêmement bien informé et qui ne fait de cadeau à aucun homme politique. Avant et après ses prestations médiatiques, Sarkozy pète quasi systématiquement les plombs et entre dans des fureurs noires pour un oui ou pour un non.

[...]

En tout cas il n’a pas "changé". En "off" (c’est-à-dire en "réalité") il est toujours aussi coléreux, impulsif, agité, agressif et irréfléchi. Ce n’est pas vraiment ce genre de "qualités" qu’on attend d’un homme qui aspire à la plus haute fonction à la tête de l’Etat. Il faut une certaine maîtrise de soi pour diriger un pays et par conséquent être susceptible d’avoir à gérer de graves crises qui demandent d’autres réactions que des crises de nerfs.

[...]

Etaient confirmées toutes les inquiétudes que l'on peut nourrir sur ce personnage quant à sa capacité à assumer la charge à laquelle il postule.

[...]

Etait cité une courte analyse psychiatrique :

Fou ? Encore faudrait-il définir la signification du terme.

En ce qui concerne N. Sarkozy, les choses semblent relativement claire pour le thérapeute que je suis.

Il présente les principales caractéristiques d’une névrose paranoïaque: très grande susceptibilité, ego surdéveloppé de façon pathologique, très grande méfiance envers autrui, jugement altéré, etc. La névrose peut se traiter par des séances de psychothérapie: analyse ou autres. Il est assez symptomatique que N. Sarkozy refuse tout débat avec ses concurrents, attaqué sur ses points psychologiquement faibles (ego, susceptibilité,etc), il pourrait craquer et montrer alors sa vraie personnalité. Je le crois assez intelligent pour s’en rendre compte. Cela dit, une névrose est un mal relativement bénin, qui n’a comme effet qu’un caractère assez désagréable pour l’entourage.

La psychose, en l’occurrence la paranoïa déclarée, c’est toute autre chose, c’est ce que le commun des mortels appelle la folie. C’est une maladie mentale grave, nécessitant, le plus souvent une hospitalisation ou, pour le moins, un traitement médicamenteux sérieux. Le tout doublé d’une approche psychothérapie classique.

Dans le cas de N. Sarkozy, nous n’en sommes qu’à une phase de névrose. Malheureusement, sous l’effet d’une brusque décompensation, un névrosé, qui est parvenu à un certain équilibre grâce à des béquilles psychiques, peut brutalement passer à la psychose, par exemple sous l’effet du stress. Peut-on prendre le risque de confier le bouton des armes nucléaires à un tel sujet ?

[...]

L'article concluait alors :

Oui, décidément, non seulement cet homme représente pour la France un danger de régression économique et social, mais également une menace sur les valeurs de la République et sur le rang international que la France se doit de tenir, non pas tant pour ce rang en lui-même, mais plutôt pour le rôle qu'il s'agit pour la France de jouer en Europe, et avec l'Europe, dans le Monde. Les enjeux planétaires sont considérables. Il est à craindre que l'ego surdimensionné et paranoïde de Nicolas Sarkozy puisse à l'occasion se révéler catastrophique.

Ainsi, moins d'un an plus tard, s'il ne s'agit toujours pas de beugler Sarko-Facho - approche bovine qui fut en réalité très minoritaire -, chaque jour semble devoir confirmer les craintes qui furent alors énoncées. Chaque jour, ou peu s'en faut, on comprend qu'au-delà de la seule dimension politique du sarkozisme, il y a un problème avec l'homme lui-même, avec son état psychologique qui justifie bien des inquiétudes quant à sa capacité à assumer le rôle et la tâche qui désormais lui incombent - mais s'en est-il seulement rendu compte ?

Cet homme ne supporte pas qu'on ne l'aime pas. Un homme refuse de lui serrer la main, il lui donne du "pauvre con". Que se passera-t-il lorsque le peuple descendra massivement dans la rue pour dire "Ça suffit ! Casse-toi !" ? Face à la rue et au désamour des français et à leur colère, saura-t-il réagir en homme censé et se comporter en démocrate ? Parviendra-t-il à conserver en situation de crise le sang-froid nécessaire ?

Et si une vague d'attentats terroristes venait à frapper notre pays ?

Le moins qu'on puisse dire est qu'on peut nourrir un sérieux doute.

Devant l'énormité de ce doute et des conséquences qu'il implique, le moins qu'on puisse faire est alors de dire ce doute.

Certains continueront de dire "diabolisation", "dramatisation" ou "manipulation". Pour ce qui me concerne, je dis "lucidité" et "vigilance citoyenne", quitte même à passer pour un "pauvre con".


La folie de Nicolas Sarkozy
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On parle de : La folie de Nicolas Sarkozy



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Requiem pour un con


"Casse-toi, pauvre con !"


Ce samedi, en visite au salon de l'agriculture, Nicolas Sarkozy s'est cru autorisé à donner du "casse-toi" et du "pauvre con !" à un de ces français dont il est censé être le président...



On parle de : Requiem pour un con



Un petit bonus ? Vous vous souvenez quand Nicolas Sarkozy, pas encore petit président, expliquait à Ségolène Royal que "pour être président de la République il faut être calme" ?


Ni calme ni digne !
Juste un tout petit président de la République malade de l'ego.
Qui fait honte à la France et aux français.



Casse-toi, casse-toi pauvre con !



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Sarkozy au salon de l'agriculture : "Casse-toi, casse-toi pauvre con !"



Casse-toi, pauvre con !
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Il n'est plus garant de la Constitution

... et non plus de lui-même


Nicolas Sarkozy a prôné vendredi un renforcement de l'instruction "civique et morale à l'école", passant par la réhabilitation du drapeau tricolore, de la figure de Marianne et de l'hymne national."Dans le monde d'aujourd'hui comme dans celui d'hier, l'affirmation des valeurs morales, l'énonciation de règles de comportements applicables à tous sont une absolue nécessité", a déclaré le président de la République."Cette instruction civique et morale prévoit notamment l'apprentissage des règles de politesse, la connaissance et le respect des valeurs et emblèmes de la République française", a ajouté le chef de l'Etat.

Le lendemain, au salon de l'agriculture, pleinement conscient de l'exemplarité que son statut lui impose, le président est passé aux travaux pratiques :



Décidément, c'est un tout petit président que nous avons. A se demander s'il nous faudra vraiment le garder aussi longtemps que prévu par la Constitution... dont lui-même a décidé qu'on pouvait peut-être la contourner.

Car cet homme a tellement en horreur l'idée d'un contre-pouvoir que lorsque le Conseil Constitutionnel rend une décision qui entrave ses projets, ça le met en rogne... tant et si bien qu'il se croit autorisé à chercher le moyen de la contourner, c'est-à-dire de passer outre la Constitution elle-même, socle républicain s'il en est. C'est tellement énorme, à ce point effarant et imbécile qu'on ne sait que dire...

... sinon peut-être inviter à un peu de lecture, suggérer d'aller gratter en-dessous de ces quelques images d'un chef d'état bas de gamme qui se permet d'insulter un de ces français dont il est censé être le président. Car le pire en réalité est en-dessous, qui se cache derrière cette honteuse mascarade, dans ce qu'il fait ou est disposé à faire plutôt qu'en ce qu'il dit.



A propos de cette loi relative à la "rétention de sureté", on lira utilement Rétention de sûreté : Sarkozy déterminé sur le site de France 3.

Où l'on apprendra notamment que Robert Badinter fustige "un tournant très grave" et "une période sombre pour notre justice". Un Robert Badinter qui dénonce l'aberration d'une loi qui permettra qu'une personne soit enfermée, "non plus pour les faits qu'elle a commis, mais pour ceux qu'elle pourrait commettre. On perd de vue, ajoute-t-il, l'un des fondements d'une société de liberté (...) Nous passons d'une justice de responsabilité à une justice de sûreté. C'est un tournant très grave de notre droit.".

Où l'on comprendra aussi que l'on cherchât à faire pression sur les sages du Conseil Constitutionnel, au travers de la publication, quelques heures avant la décision, d'un document du ministère de la Justice recensant 32 criminels "dangereux" actuellement en prison, prochainement libérables, et censés être concernés par cette loi.

Où l'on sera en outre informé que l'UMP elle-même a admis s'inspirer pour cette loi d'un dispositif instauré en Allemagne en 1933, suite à une décision signée de la main du chancelier de l'époque, Adolf Hitler.



Sur les incessants coups de canif donné au contrat de la république laïque de France, on lira Sauver la laïcité, sur le site de l'observatoire du communautarisme : La laïcité est en péril. Ce n'est plus, cette fois, le résultat d'attaques détournées, mais une remise en cause violente et globale. Le président de la République, déjà inspirateur de la commission Machelon, mène l'offensive avec la plus grande brutalité. Nul procès d'intention de notre part, mais de simples constats....

On pourra lire aussi ce petit coup de gueule, où l'on invitait ici-même à répondre coup pour coup en allant comme au bon vieux temps, puisque donc le petit président nous y invitait, bouffer du curé.



On lira tout aussi utilement, dans le Courrier International, deux articles :

D'abord, L’homme qui ne savait pas être président, publié dans l'International Herald Tribune : Les Français sont trop sérieux ou trop convenables pour pardonner à Nicolas Sarkozy ses caprices. Ils ont le sentiment que leur pays en sort diminué...

Ensuite et surtout, Sarkozy, ce grand malade, publié dans El País : le président français “se vautre dans l’exhibitionnisme” et “rabaisse la République au niveau de Monaco”. Une charge violente contre un Sarkozy atteint d’une “incurable hypertrophie de l’ego, excusez du peu...



"Casse-toi, casse-toi pauvre con !" : A observer l'évolution tragiquement monotone de sa côte de popularité, c'est en effet le message qu'une plus en plus grande majorité de français semble vouloir adresser à leur tout petit président. Considérant la dangerosité de l'homme pour nos institutions républicaines et sa manifeste instabilité psychologique, viendra bientôt le temps pour les français d'envisager sa destitution de sûreté.


Sarkozy dégringole dans les sondages



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Ce matin, envie de bouffer du curé !


Du mensonge christique et de la tragique illusion de Dieu

- article repris in extenso de avoodware -


envie de bouffer du curéMercredi 13 janvier au dîner du CRIF auquel il était convié, en déclarant :"Le drame du XXème siècle, de ces millions d'êtres projetés dans la guerre, la famine, la séparation, la déportation et la mort, n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence", Nicolas Sarkozy, décidément tout petit président de la république laïque de France, a franchi les limites de l'acceptable.

Une telle déclaration publique, officielle, est une agression insupportable contre les convictions de tous les athées, ou du moins contre mes convictions philosophiques personnelles - et je vais éviter ici de sombrer d'ores et déjà dans un pseudo communautarisme des sans-dieu.

Disons-le donc tout net, je vis cette dernière éructation présidentielle comme une provocation de trop et une déclaration de guerre, comme un appel à déterrer des armes qui furent enterrées avec le calumet de la paix de la laïcité.

C'est pourquoi je m'autorise à proclamer ici publiquement que le grand drame de l'Histoire des hommes depuis vingt siècles, d'obscurantisme en oppression, de massacre en génocide, de guerre en croisade, de colonisation en esclavagisme, est le fruit du mensonge christique dont le poison est la tragique illusion de Dieu.

Et je me souviens soudain, qu'à la basilique Saint-Jean de Latran à Rome, le 20 décembre dernier, ce même Sarkozy, étriqué et vulgaire avait déclaré que "dans la transmission et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur". Aussi, puisque la guerre est ouverte, j'affirme en retour que les petits enfants deviendraient moins facilement de grands cons si on leur évitait d'avaler toutes les conneries que débitent les curés.

Le 27 septembre 1946, un certain Gilles Colin écrivait dans le Monde Libertaire : "Soit dit en passant, les zélateurs de la religion catholique sont bien obligés d'imputer à leur fétiche tout puissant, Jésus-Christ, la conception et la réalisation des sanguinaires mise en scène que sont les guerres mondiales. Obligés de lui reconnaître une intervention personnelle dans les catastrophes ferroviaires et autres fariboles qui ne constituent pour lui que les plus inoffensifs et dilettantiques passe-temps.". Gilles Colin était alors le pseudonyme d'un certain Georges Brassens, lequel écrivit également ces quelques vers :

Le clergé vit au détriment
Du peuple qu'il vole et qu'il gruge
Et que finalement
Il juge.

(Georges Brassens / 1921-1981 / Opinion)

Mais puisque je donne dans la citation, je vous livre également celle-ci qui me plait beaucoup :

"On sent, je crois, qu'avoir de la religion, pour un enfant, et même pour un homme, c'est suivre celle où il est né. Quelquefois on en ôte ; rarement on y ajoute ; la foi dogmatique est un fruit de l'éducation. Outre ce principe commun qui m'attachait au culte de mes pères, j'avais l'aversion particulière à notre ville pour le catholicisme, qu'on nous donnait pour une affreuse idolâtrie, et dont on nous peignait le clergé sous les plus noires couleurs. Ce sentiment allait si loin chez moi, qu'au commencement je n'entrevoyais jamais le dedans d'une église, je ne rencontrais jamais un prêtre en surplis, je n'entendais jamais la sonnette d'une procession sans un frémissement de terreur et d'effroi, qui me quitta bientôt dans les villes, mais qui souvent m'a repris dans les paroisses de campagne, plus semblables à celles où je l'avais d'abord éprouvé. Il est vrai que cette impression était singulièrement contrastée par le souvenir des caresses que les curés des environs de Genève font volontiers aux enfants de la ville."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778 / Les confessions / posthume, 1782)

Mais surtout, pour en revenir à notre petit président qui vomit du Guaino comme un enfant fait sa gastro, parlant d'un "monde sans Dieu, que le nazisme et le communisme ont cherché à bâtir", il semble important de rappeler le rôle plus que trouble et souvent actif qu'ont joué les églises catholiques d'Europe en général, et le Vatican en particulier, aux côtés des nazis allemands, comme d'ailleurs des facistes italiens ou espagnols.

Rappelons par exemple que le pape Pie XII n’a, durant la Seconde Guerre mondiale, jamais condamné la persécution des juifs par les nazis. Et évoquons qu'il n'y a pas si longtemps le directeur israélien du centre Wiesenthal de recherches sur le nazisme a été contraint d'exprimer son regret que le Vatican ne reconnaisse pas que "l'antisémitisme chrétien a conduit à la Shoah". C'était après que dans un texte intitulé "Souvenons-nous : une réflexion sur la Shoah", publié le 18 mars 1998, le Vatican a cherché à nier un lien de cause à effet entre l'antijudaïsme historique des chrétiens et l'antisémitisme des nazis, le Vatican se contentant seulement de déplorer que des chrétiens n'aient pas apporté, à ceux qu'on persécutait, toute l'aide qu'on était en droit d'attendre d'eux, exprimant néanmoins ses "regrets" pour "la méfiance et l'hostilité" dont les juifs ont été victimes de la part des chrétiens et demande pardon "pour les fautes" de ses croyants. C'est dire si le Vatican lui-même va moins loin dans le révisionnisme historique que Nicolas Sarkozy.

Ainsi donc l'Europe aurait des racines chrétiennes, mais pas nos deux guerres mondiales et pas non plus la Shoah. Je crois qu'on voit en cet homme à la pensée étriquée l'exemple même des ravages de la catéchèse sur les enfants de France. Il devient urgent de les en préserver, de les libérer du catéchisme qui les pervertit, urgent qu'à la mission évangélique du christianisme s'oppose la volonté libératrice de la laïcité.

Mais terminons par Voltaire qui disait : "La religion existe depuis que le premier hypocrite a rencontré le premier imbécile !"



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SMS : "Si tu reviens, j'annule Carla"


Carla : la vengeance d'un mari jaloux


"Si tu reviens, j'annule tout'. C'est le contenu d'un SMS que Nicolas Sarkozy aurait envoyé à Cécilia, son ex épouse, huit jours avant son mariage avec l'ex mannequin, Carla Bruni.

Carla Bruni ne serait donc qu'un audacieux coup de bluff tenté, et manqué, par le Petit Père des people afin de récupérer sa Cécilia ? Il ne vaudrait mieux pas, en ce cas, que la nouvelle épousée, par défaut doc, vienne à l'apprendre...

En tout cas, à regarder cette video, la source semble plutôt sûre :


SMS Sarko à Cécilia : "si tu reviens, j'annule tout !"
envoyé par ZeDedalus

Pour lire l'intégralité de l'article du NouvelObs, c'est par ici

Ce n'est pas cette petite affaire de coeur qui devrait permettre au petit président de redresser sa cote de popularité auprès des français. La promesse d'une augmentation du minimum vieillesse, juste avant les municipales, y parviendra-t-elle davantage ? On peut douter que les vieux s'y laisse prendre une deuxième fois.


Sarkozy dégringole dans les sondages



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Construction européenne, referendum et souveraineté populaire


Europe : le Petit Président et le gros pot de confiture du mensonge





Nicolas Sarkozy disait : "L'Europe c'est le partage consenti d'une souveraineté. Et la souveraineté c'est le peuple. A chaque grande étape de l'intégration Européenne, il faut donc solliciter l'avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple".

Mais ça, c'était il y a longtemps. C'était avant son élection. Après, il a dit : "Je ne vous trahirai pas. Je ne vous mentirai pas. Je ne vous décevrai pas", et puis il est devenu Petit Père des People.



sarkozy dans le pot de confiture du mensonge



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De la lâcheté et de l'esprit mercantile de Nicolas Sarkozy


"Sarkozy, jaloux de Poutine ?", par Garry Kasparov


Lu dans Le Monde du 17 janvier 2008



Nicolas Sarkozy avait promis qu'il serait le président du changement. Après son show médiatique du 8 janvier à Paris, il peut reprendre une formule de son cher ami George Bush et annoncer : "Mission accomplie." En un laps de temps remarquablement court, il a lui-même beaucoup changé en effet puisqu'il en est venu à s'exprimer comme Jacques Chirac. Voilà ! A moins que ce soit Gerhard Schröder que Nicolas Sarkozy cherche à imiter, ou encore Silvio Berlusconi. Il est bien possible qu'il essaie de les surpasser tous dans l'art de vendre la démocratie en échange d'accords commerciaux.

M. Sarkozy aimerait nous faire croire que c'est par courage et pragmatisme, et non par lâcheté et esprit mercantile, qu'il s'est autorisé à se distinguer de ses collègues de l'Union européenne en s'empressant de féliciter Vladimir Poutine après que le parti au pouvoir au Kremlin, Russie unie, eut revendiqué la victoire aux élections législatives du 2 décembre 2007. Le Parlement européen, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et même le prudent département d'Etat américain ont sévèrement critiqué ces élections, marquées par la répression et la fraude massive. Mais cela n'a pas empêché le courageux M. Sarkozy de décrocher son téléphone pour féliciter M. Poutine d'avoir si efficacement détruit les institutions démocratiques et emprisonné les opposants, dont moi-même, qui manifestaient leur désaccord.

Le dégoût international qui s'est exprimé devant ces actes n'a pas empêché M. Sarkozy de justifier son attitude devant le monde entier. Au risque d'apparaître comme décidément dépourvu de moralité. Durant sa conférence de presse, il s'est livré à plusieurs déclarations proprement absurdes dans la bouche d'un homme censé être l'un des leaders du monde libre.

La première consiste à prétendre que son silence sur la question des droits de l'homme et de la démocratie est nécessaire pour monnayer l'aide potentielle de M. Poutine dans les crises internationales comme celles du Darfour et de l'Iran. Cela est à la fois éthiquement répugnant et fondé sur un fantasme. La Russie de Poutine n'a rien fait d'autre que susciter instabilité et conflit partout où elle exerce encore une influence en dehors de ses frontières. La Russie continue de fournir des matériaux nucléaires à l'Iran et de la technologie concernant les missiles à une Syrie qui appuie le terrorisme. Sommes-nous réellement censés croire que M. Sarkozy espère de l'aide de la part du régime de Poutine ?

La seconde justification du président français est que, quel que soit le degré de fraude qui a entaché les élections russes, M. Poutine mérite d'être félicité car il est "populaire". Devons-nous ainsi nous attendre à ce que, sur les factures de téléphone du palais de l'Elysée, apparaissent des appels à Loukachenko (le président biélorusse), à Mugabe (le président du Zimbabwe) et à d'autres autocrates ayant la haute main sur les médias et les élections dans leur pays ? Le parti de M. Poutine a réussi le tour de force de réunir dans certaines circonscriptions 99 % des voix, avec un taux de participation de près de 100 %, ce qui fait de lui un homme aussi populaire que Saddam Hussein - qui lui aussi organisait des élections - au sommet de sa gloire.

J'aimerais porter à la connaissance de M. Sarkozy quelques événements qui se sont produits ici, dans la Russie du populaire M. Poutine, pendant que le président français justifiait ses actes devant la presse le 8 janvier. Ce même jour, le site du Congrès civique panrusse recevait une lettre de la mère d'une jeune fille de 15 ans prénommée Nina. La famille vit à Pskov, à 50 km de la frontière de l'Union européenne englobant l'Estonie. Cette mère écrivait pour dire que, en octobre 2007, les directeurs de l'école de sa fille ont organisé des répétitions de manifestations de soutien à M. Poutine, répétitions obligatoires pour tous les élèves. Les enfants devaient scander "Ne nous quitte pas !", ou encore "Poutine, s'il te plaît, reste !" Nina a refusé de participer à ces répétitions, déclarant qu'elle ne s'intéressait pas à la politique. Les directeurs de l'école lui ont alors signifié qu'il n'y avait "pas de place à l'école pour les élèves apolitiques", avant de l'envoyer chez le psychiatre scolaire.

Dans la ville de Vladimir, une chaîne de télévision locale fait l'objet de poursuites judiciaires qui pourraient lui coûter son autorisation de diffusion. Le seul délit de cette chaîne a été de faire un jeu de mots sur "Poutine" et de qualifier plusieurs des partisans du président de "fidèles poutinistes". A la demande d'un député de Russie unie, le procureur de la région a aussitôt engagé des poursuites pour "insulte à un représentant du pouvoir".

Toujours le 8 janvier nous est parvenue la nouvelle suivante de la région explosive du Caucase - et il ne s'agit pas de la Tchétchénie, dont l'opinion en général et le président français en particulier croient que c'est le seul endroit de la région à être en proie à des troubles. Le procureur de la capitale de l'Ingouchie a déposé plainte contre le groupe Voix de Beslan, qui réunit les mères des enfants tués dans l'attaque terroriste de l'école de Beslan (en Ossétie du Nord voisine), en septembre 2004.

Le groupe est accusé de terrorisme pour avoir publié le communiqué suivant : "Pas une seule attaque terroriste n'a jamais fait l'objet d'une enquête approfondie permettant d'en connaître les tenants et aboutissants. Les dizaines de crimes horribles perpétrés contre de paisibles citoyens de notre pays demeurent anonymes et impunis. Nous sommes coupables d'avoir élu un président qui résout ses problèmes avec des tanks, des lance-flammes et des gaz... Mais on ne peut nous accuser du soutien qu'apporte l'élite politique mondiale à un homme qui protège les criminels."

Ce communiqué a été publié il y a deux ans, et le groupe Voix de Beslan a depuis été dissous par les autorités d'Ossétie du Nord. Mais le bureau du procureur - d'une région voisine - tente à présent de l'inculper pour le crime impardonnable d'avoir dit la vérité. Remarquons que cela se déroule en Ingouchie, où la participation électorale en décembre 2007 a été officiellement supérieure à 98 %. Une enquête indépendante menée dans la région a pourtant récolté des signatures et des renseignements personnels montrant que 54 % des habitants déclarent ne pas être allés voter. M. Sarkozy a-t-il pensé à féliciter M. Poutine pour ses talents de prestidigitateur ?

Tous ces événements se sont déroulés en une seule journée dans la Russie de M. Poutine, et M. Sarkozy parle de popularité. Voilà ce que les "pragmatiques" comme lui encouragent lorsqu'ils n'opposent aucune résistance aux dictateurs. Peut-être M. Sarkozy connaît-il les noms de Litvinenko et de Politkovskaïa. Ces deux personnes ne partageaient pas son optimisme à l'égard du bilan de M. Poutine, mais elles ne sont plus en mesure de faire entendre leur opinion. J'aimerais également que M. Sarkozy connaisse le nom de Yuri Chervochkin. Le 22 novembre, lui-même et un ami, tous deux militants de la coalition L'Autre Russie, distribuaient des tracts dénonçant la mascarade électorale. Peu après, selon un témoin, Yuri fut violemment tabassé par deux hommes armés de battes de base-ball. Une heure avant son agression, il avait passé un coup de fil affolé à nos bureaux en disant qu'il était suivi par des agents de l'UBOP, l'unité spéciale de la police chargée de s'occuper des opposants politiques. Yuri est mort le 10 décembre, à 22 ans, après plusieurs semaines de coma.

Il n'est guère étonnant dans ces conditions que M. Sarkozy préfère attirer l'attention sur sa vie personnelle plutôt que de tenter de justifier l'injustifiable. Ce que je crains, c'est que, loin d'admirer ou de craindre M. Poutine, M. Sarkozy, en réalité, l'envie. Envie-t-il le contrôle de la presse qu'exerce M. Poutine, la répression de l'opposition à laquelle il se livre ou la richesse énergétique qui le protège de toute critique intérieure ou internationale ? Si c'est le cas, les démocrates français devraient encore plus redouter ses comportements que les démocrates russes.



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Et en effet, notre Petit Père des People tend à devenir moins populaire que l'actuel Petit Père de la grande Russie...

popularité Nicolas Sarkozy : la chute dans les sondagesl



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Nicolas Sarkozy et Carla Bruni se sont mariés


La photo de mariage devant le Taj Mahal


Le mariage a ou aurait eu lieu. Les tourtereaux iront ou iraient convoler en voyage de noces, lors d'un voyage officiel en Inde.

Mais, le Petit Père des People l'a dit : "Les caisses sont vides"...

Alors, si la photo des jeunes mariés posant devant le Taj Mahal était déjà "faite", peut-être certains - scénaristes présidentiels, accompagnateurs vedettes, journalistes serviles, photographes avides - pourraient-ils s'éviter le voyage et l'Etat français faire quelques fastueuses économies. Peut-être même ne serait-il pas nécessaire d'affréter l'avion de l'ami Bolloré du petit président.

Non ?



Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, mariage et Taj Mahal



On peut passer à autre chose ?



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Sarkozy a changé... de promesses


Le pouvoir d'achat des français et le pot de confiture du mensonge


sarkozy dans le pot de confiture du mensongeIl y a moins d'un an, Nicolas Sarkozy, imaginant La France d'après, parlait du pouvoir d'achat des français, avec conviction et trémolos dans la voix, comme "une des questions centrales pour la France"... si bien qu'il avait fait de cette question l'axe majeur de sa campagne électorale, allant jusqu'à proclamer partout son engagement de devenir "le président du pouvoir d'achat.

Aujourd'hui, ce même Nicolas Sarkozy, devenu donc président de la France d'après, se déclare impuissant et relativise l'importance de la question.

Mais jugez plutôt :





Notons qu'il s'est permis d'ajouter : «L'authenticité se lit sur mon visage (...) personne ne m'a pris le doigt dans le pot de confiture du mensonge». Soit je ne sais pas lire, soit c'est lui qui ne sait pas écrire sur son visage - et il est vrai que ce n'est pas facile, quand on habite soi-même dans ledit pot de confiture. Bon, en effet, accordons-lui que le doigt, non :



sarkozy dans le pot de confiture du mensonge



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Le pouvoir d'achat... des actionnaires (et amis du président)


Gagner plus en ne travaillant pas : c'est possible !


Lors de sa conférence de presse, ce 8 janvier, côté "travailler plus", le petit président a annoncé la fin des 35 heures. Voilà pour les salariés et la rupture (avec le progrès social).

Côté "gagner plus", il a annoncé la fin de la publicité sur les chaînes de télévision publiques. Aussitôt, le pouvoir d'achat des actionnaires de TF1, M6 et/ou Lagardère s'en est trouvé sensiblement amélioré...


l'action TF1



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Projet de loi relatif à la "rétention de sûreté"


De la dangerosité de Nicolas Sarkozy et de sa destitution de sûreté


Le premier texte de l'année 2008, examiné à partir de mardi par des députés, sera le controversé projet de loi sur le jugement des malades mentaux et sur la rétention d'auteurs de crimes sur mineurs de 15 ans ou moins, jugés dangereux au terme de leur peine de quinze ans ou plus.

Deux volets d'un même texte écrit à l'automne à la suite de deux faits divers. L'objectif de la première partie du projet de loi est de retenir dans des "centres socio-médico-judiciaires fermés" les auteurs de crimes contre des mineurs de 15 ans ou moins (viol, actes de barbarie, meurtre, assassinat) présentant des risques de dangerosité et de récidive.

Cette mesure ne devrait s'appliquer qu'aux personnes condamnées après l'entrée en vigueur de la loi, ne sera applicable que d'ici quinze ans et concernerait entre dix et vingt détenus par an. De source gouvernementale, on indiquait lundi que la Chancellerie pourrait toutefois déposer un amendement prévoyant d'élargir cette mesure aux auteurs de crimes multiples qui purgent actuellement leur peine. Le député UMP Georges Fenech, rapporteur de ce texte, a aussi déposé un amendement pour étendre cette mesure aux auteurs de crimes commis sur mineurs, quel que soit leur âge.

Le projet de loi prévoit que deux ans avant sa sortie de prison, un condamné serait soumis à une expertise médicale et psychologique. Un an plus tard, sa dangerosité serait évaluée par une commission, la décision de placement dans un centre fermé revenant à une commission régionale, décision renouvelable tous les ans.

"Une nouvelle fois, la seule réponse apportée par le garde des Sceaux aux problèmes posés par la récidive est la prolongation de l'enfermement sans limitation de durée", note le Syndicat de la magistrature dans ses observations écrites sur ce projet de loi. "Il s'agit d'un changement radical de notre droit et d'une dérive que je ne peux en effet que critiquer. Tout notre système judiciaire repose aujourd'hui sur un principe simple : il n'y a pas de prison sans infraction", a déclaré sur RTL l'ancien ministre de la Justice Robert Badinter, aujourd'hui sénateur PS des Hauts-de-Seine et auteur d'une excellente tribune dans Le Monde sur la prison après la peine. "Ca ne s'arrêtera pas aux pédophiles récidivistes, ça s'étendra à tous ceux qu'on appelle des criminels dangereux", a-t-il pronostiqué.

D'ailleurs, comme pour donner raison au très sage Robert Badinter, Philippe Schmitt, père de la jeune femme tuée en novembre dernier sur la ligne D du RER, a estimé pour sa part que ce texte n'allait pas assez loin : "Les autres récidivistes, ceux qui ont agressé des filles ou des femmes de 16 ans, de 20 ans, de 40 ans, ne sont pas concernés", a-t-il dit, regrettant que ce texte ne puisse s'appliquer aux "Guy Georges et autres" qui seront encore "relâchés dans la nature".

De nombreuses organisations politiques, syndicales et associatives et des membres de la société civile se mobilisent depuis plusieurs semaines contre ce projet de loi attentoires aux libertés et contraire aux principes fondamentaux de notre Droit pénal. Un appel à signature en ligne et un argumentaire sont disponibles sur le site contrelaretentiondesurete.fr.

Cependant, tout bien réfléchi, cette mobilisation est peut-être un peu prématurée. Car, puisqu'on semble ne plus en être à un principe près, l'occasion semble assez belle de fouler aux pieds celui de souveraineté populaire, cette foutaise démocratique. Posons donc qu'un président de la République soit contraint de se soumettre, disons au terme de la première année de son mandat, à une expertise psychologique visant à évaluer sa dangerosité politique aux regards d'un certain nombre de critères républicains et pouvant, en cas donc de dangerosité avérée, conduire à une décision de destitution... de sûreté.

La question devient alors : Nicolas Sarkozy est-il dangereux pour la démocratie ?...

... Hmmm, finalement, il est peut-être possible de vous souhaiter à tous, fidèles - et moins fidèles - lecteurs de sarkononmerci, UNE EXCELLENTE ANNEE 2008 !



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Un chat noir en France


Quand Sarkozy passe, la France trépasse



sarkozy chat noirOn ne compte plus les déboires de la France depuis l'élection de son petit président. Cela se confirme jour après jour, semaine après semaine, mois après mois : Nicolas Sarkozy est un chat noir.

Dernier épisode en date :

La branlée... déculottée... fessée... raclée... le 4 à 1 administré par l'équipe des Pays-Bas à l'équipe de France de football lors de l'euro 2008 ;

est-ce une consolation ? Berlusconi étant revenu au pouvoir chez nos amis transalpins, l'équipe d'Italie en a subi autant ;

ce qui laisse tous les espoirs pour le match France-Italie : chat noir contre chat noir, on peut sans crainte parier sur un match nul et une qualification de la Roumanie...

Rappel des épisodes précédents :

  • Le temps pourri - printemps et été 2007 ;

  • La crise boursière ;

  • Le bilan catastrophique des français aux Championnats du Monde d'athlétisme ;

  • La croissance en berne ;

  • La débâcle de nos joueurs et joueuses de tennis à l'US Open ;

  • La baguette de pain qui augmente de 5% ;

  • La défaite historique de l'équipe de France contre l'Argentine en ouverture de la Coupe du Monde de rugby ;

    notons pourtant que l'entraîneur - et futur secrétaire d'état aux sports du petit président - avait pris soin de lire aux joueurs français la lettre de Guy Mocquet...

    mais peut-être aurait-il fallu en sus qu'ils terminent leur préparation physique en faisant « retraite » sur un yacht afin pour chacun de « se retrouver face à lui-même », « prendre la mesure de la gravité des charges » et « habiter la fonction »...
  • La défaite de l'équipe de France de football au Parc des Princes devant l'Ecosse ;

  • L'élimination de l'équipe de France de basket devant la Russie, en quart de finale des championnats d'Europe... et la perspective des Jeux Olympiques qui s'éloigne très sérieusement ;

  • La défaite éliminatoire de l'équipe de France de rugby contre l'équipe d'Angleterre, son ennemi intime dans le monde de l'ovalie - défaite ô combien humiliante... suivie d'une nouvelle déculottée (10-34, pour 1 essai marqué contre 5 concédés) administrée par l'équipe d'Argentine, qui éjecte sans gloire la France du podium d'une coupe du monde qu'elle organisait ;

  • L'inflation au plus haut - c'est-à-dire le pouvoir d'achat au plus bas ;

  • (Laure Manaudou qui, nue, nage comme une pierre - j'ai pas les photos)

  • La déroute de l'Olympique Lyonnais en ligue des champions ;

  • Le temps pourri - printemps 2008 - été à suivre... ;

    mais refusons énergiquement de nous abaisser à faire le lien avec la sortie du disque de Carla Bruni...
  • Le litre d'essence à bientôt 2 euros ;

  • Le PSG... Non, rien à signaler de ce côté ;

  • La branlée... déculottée... fessée... raclée... le 4 à 1 administré par l'équipe des Pays-Bas à l'équipe de France de football lors de l'euro 2008 ;

    est-ce une consolation ? Berlusconi étant revenu au pouvoir chez nos amis transalpins, l'équipe d'Italie en a subi autant ;

    ce qui laisse tous les espoirs pour le match France-Italie : chat noir contre chat noir, on peut sans crainte parier sur un match nul et une qualification de la Roumanie...
  • ... et Rachida Dati est toujours ministre.

(série en cours...)


En réalité, à peu près tout ce qu'il touche se transforme en catastrophe et on comprend mieux soudain la réticence de certains français à se laisser aller à une proximité tactile avec leur président.



On parle de : Un chat noir en France



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