Tout sur le No Sarkozy Day
Ce billet récapitule
tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le No Sarkozy Day
sans jamais avoir osé le demander. Je me contente de rappeler en
introduction que plus de 150
bloggeurs ont relayé l'appel sur leurs
blogs respectifs, et que bientôt 10 000 hommes et femmes de tous
horizons l'ont signé.
Le No Sarkozy Day, ce seront partout en France des manifestations pour faire entendre à Nicolas Sarkozy notre NON. Non à la casse de la République que nous aimons, digne et respectueuse de chacun et chacune, ouverte et démocratique. Non à la République du tous contre tous. Non à la République des copains et des puissants. Non à la République de Sarkofrance.
Le No Sarkozy Day, c'est le 27 mars. Parce que, nous le savons bien, au lendemain des élections régionales, Nicolas Sarkozy rechignera encore et toujours à entendre et à tirer toutes les conséquences du message que les français auront souhaité lui délivrer dans les urnes.
Tous ensemble, appliquons à Nicolas Sarkozy la double peine : le dimanche 21 mars, dans les urnes ; puis le samedi 27 mars, dans la rue.
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Appel au Peuple à se rassembler le 27 mars 2010 |
No Sarkozy Day partout en France ![]() pour avoir toutes les informations... |
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Kit Affiches et tracts ![]() ![]() |
Le No Sarkozy Day sort du Net ![]() Album Photos : sur le terrain ! Le No Sarkozy Day au salon de l'agriculture Flash mob du 27 février 2010 Témoignages |
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Presse et Médias ![]() Voir la vidéo |
Permalien : Tout sur le No Sarkozy Day
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La popularité corrompue de Sarkozy
En ce
7 juillet 2010, avant même que n'aient pu être mesurées les
effets des dernières révélations de Médiapart concernant l'affaire
Bettencourt - « Nicolas Sarkozy recevait aussi son enveloppe » -,
le petit président de la République pas tout à fait irréprochable
renforce son statut de pire président auprès de l'opinion
française.
Il avait demandé qu'on le juge à ses résultats. Aujourd'hui, après plus de trois ans d'une désastreuse présidence, le pouvoir d'achat est au plus bas, le chômage est au plus haut, l'économie française est laminée, les injustices sociales sont plus criantes que jamais et le pacte républicain se retrouve au plus mal.
Il est alors peu étonnant que les français aient une si mauvaise opinion de ce chef de l'Etat sans vision ni envergure, dont la seule compétence semble être d'offrir cadeau sur cadeau à ses amis milliardaires, qui l'ont si bien aidé à grimper sur ce fauteuil trop grand pour lui. Tout au plus pourrait-on s'étonner qu'il reste un peu moins d'un tiers des français à avoir encore une opinion positive du président de la République. Mais ce sont bien deux français sur trois qui affirment désormais en avoir une opinion négative ou très négative.
Jamais un président n'aura été à ce point discrédité aux yeux de l'opinion. Pourtant, il ne changera rien, et tandis que les salariés français verront leurs perspectives de retraite s'éloigner au-delà des 60 ans, travaillant toujours plus, les cadeaux aux plus riches se poursuivront, gagnant toujours plus...
Et Brice Hortefeux, Ministre de l'Intérieur condamné pour injure raciale, est maintenu à son poste.
Et Eric Woerth, pris dans la tourmente des conflits d'intérêts et dont l'image d'"honnête homme" est chaque jour davantage mise à mal à mesure que nous en apprenons sur l'affaire Bettencourt, est maintenu à son poste.
Et Nicolas Sarkozy, président par le grand pouvoir des petites enveloppes, s'en fout...

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Le plus tragique est que cet état d'impopularité permanente et abyssale est amplement mérité et que c'est la France et les Français qui, au fil des mois, subissant l'arrogance et l'incompétence d'un président, vont de mal en pis - tant d'un point de vue social et économique que moral et éthique.
Moi-même, Sarkozy m'a épuisé, au point que j'ai pratiquement cessé d'alimenter ce blog. Mais que dire encore ?
Il s'agissait de révéler une imposture. Trois ans plus tard, l'escroc politique est nu et je serais désespéré s'il pouvait se trouver encore des Français pour s'y laisser prendre. Par cet homme. Par la droite dont Nicolas Sarkozy n'est rien d'autre que le pantin décomplexé. Par une politique qui n'a d'autre objet que de favoriser toujours plus les puissants - et qui était à l'œuvre déjà bien avant un funeste 6 mai 2007. Par, enfin, surtout, une stratégie politique qui vise systématiquement à flatter les bas instincts du peuple, et à lui mentir, afin qu'il ne s'aperçoive pas combien on le méprise, qu'il ne réalise pas que c'est sur son dos qu'on s'en va toujours tondre ce peu qui reste et qui servira à engraisser ceux qui ont déjà beaucoup, sinon tout, à assurer un peu plus leur domination, ces puissants qui ont l'argent et le pouvoir et entendent le conserver à tout prix, tous ceux-là dont Nicolas Sarkozy n'est finalement rien d'autre que le triste pantin.
Je ne ponds pas systématiquement un billet à chaque nouveau sondage, mais ce graphique ainsi que celui plus détaillé ci-dessous sont (plus ou moins) régulièrement mis à jour. Il suffit de revenir sur cette page pour en consulter les évolutions - au besoin, rafraîchissez le cache de votre navigateur...
Rappelons comment est composé cette moyenne ?
SOFRES pour le Figaro : Faites-vous confiance tout à fait ou plutôt, plutôt pas ou pas du tout, à Nicolas SARKOZY pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement ?
IFOP pour Paris-Match : Approuvez-vous, tout à fait, plutôt, plutôt pas ou pas du tout, l'action de Nicolas Sarkozy comme président de la République ?
IFOP pour le JDD : Etes-vous satisfait (très ou plutôt) ou mécontent (plutôt ou très) de Nicolas Sarkozy comme président de la République ?
LH2 pour (Libération) NouvelObs : Concernant Nicolas Sarkozy en tant que président de la République, dites-moi si vous en avez une opinion trés positive, assez positive, assez négative ou très négative.
Viavoice pour Libération : Concernant Nicolas Sarkozy en tant que président de la République, dites-moi si vous en avez une opinion trés positive, assez positive, assez négative ou très négative.
CSA pour iTélé et Le Parisien : Faites-vous confiance ou pas confiance au président de la République, Nicolas SARKOZY, pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays ?
BVA pour Orange : Quelle opinion, très ou plutôt bonne, plutôt ou très mauvaise, avez-vous de Nicolas Sarkozy en tant que Président de la République ?
CSA pour Valeurs Actuelles : Estimez vous que l'action du Président de la République, Nicolas Sarkozy, va plutôt dans le bon sens ou plutôt dans le mauvais sens ?
IPSOS pour Le Point : Portez-vous sur l'action du Président de la République, Nicolas Sarkozy, un jugement plutôt favorable ou plutôt défavorable ?

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Où l'on parle de : La popularité corrompue de Sarkozy
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Le vrai coût de l'avion de Sarkozy
On
l'appelle déjà Air Beauf One.
La semaine dernière, la révélation, non confirmée, que Nicolas Sarkozy souhaitait le faire équiper d'un "four à pizza" a amusé et énervé les internautes. Ce n'est pas tout. L'important est ailleurs.
1. L'achat et l'aménagement de l'Airbus A330, ainsi que l'acquisition d'un second Falcon 7XL pour les besoins de la flotte présidentielle, ont été budgétés à 185 millions d'euros. Les seuls aménagements intérieurs sont évalués à 28,5 millions d'euros. Outre le récent "four à pizza", l'avion sera doté d'une baignoire... Un dispositif rarissime et très coûteux, habituellement réservé à quelques émirs.
2. A cause de cet avion, l'aéroport de Villacoublay, en banlieue parisienne, a dû aussi faire l'objet de travaux. La piste a été mise hors service pour plus de 6 mois. Elle ne pouvait supporter le futur Airbus du président. Surtout, il se murmure que le président français ne supportait plus devoir descendre sur le tarmac. Il lui faut un couloir protégé. Les aménagements sont conséquents, comme le rapportait Le Point en octobre dernier : "réfection complète de la piste et allongement de 1.850 à 2.000 mètres, réfection et élargissement des pistes de roulage (taxiways), mise aux normes de la loi sur l'eau (bassins de rétention), nouvel éclairage, etc."
C'est , entre autres petites choses, ce qu'on apprend à la lecture du dernier billet de l'indispensable Sarkofrance, que nous devrions tous lire régulièrement.
Où l'on parle de : Le vrai coût de l'avion de Sarkozy
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No Sarkozy Day : Oui mais !
A
l'invitation de mon ami Rimbus, je viens
très attentivement de visionner l'interview réalisée par Fulgurance de Benjamin Ball, un
des membres actif du No Sarkozy Day.
Je continue de penser que l'idée d'une journée consacrée à dire NON à Sarkozy répond à une nécessité compte tenu de ce dont Sarkozy est le nom et qui en soit représente un danger pour la Démocratie, la République et une certaine conception du vivre ensemble.
Je continue de penser que nous avons, en tant que citoyens, le devoir de manifester notre vigilance, notre opposition et notre colère face à la gangrène sarkozyste.
Cependant, je ne veux pas non plus taire ma grande méfiance face à la phraséologie employé par Benjamin Ball et qu'on retrouve assez largement dans l'appel que lui et ses petits camarades (une demi-douzaine) ont rédigé et diffusé - et qui est plus que probablement à l'origine de la désapprobation un peu trop empressée émise par mes propres petits camarades.
La démission - Il est évident qu'il est légitime dans une démocratie de pouvoir réclamer la démission d'un élu, là n'est pas la question. Il est même évident que lors d'une manifestation de masse organisée en opposition au sarkozysme, la démission deviendra un des, sinon le mot d'ordre, le cri du coeur qui se fera entendre. Le point est que rédiger un appel à se rassembler et manifester autour de ce mot d'ordre correspond d'entrée à une perte de crédibilité. Car ce n'est pas le coeur du sujet.
Le coeur du sujet, selon moi, est d'abord de dire NON à Sarkozy, dire à Sarkozy que nous n'acceptons pas ni sa politique de casse sociale ni sa conception autoritariste et liberticide du pouvoir, lui dire que tout ne lui est pas permis et que nous nous opposons et nous opposerons à ce qu'il aille trop loin - ce qui est largement fait -, lui rappelant avec force l'existence du peuple et de sa souveraineté, qui s'impose à lui.
Le cri de la démission ne serait que la conséquence de tout cela, sa traduction, une manière d'exprimer ce NON - et sans doute la plus vaine des manières, et probablement la plus désespérée. En ce sens on pourrait même dire qu'elle serait un aveu de faiblesse. En faire d'entrée un mot d'ordre est dès lors tout simplement une erreur politique.
Il aurait été pourtant... il serait pourtant assez simple de décrire le sarkozysme en quelques points, puis de conclure à un No Sarkozy Day... le 27 mars 2010... pour dire NON à Sarkozy et pondre ainsi un appel qui soit un peu moins dérisoire, un poil moins empreint de gaminerie.
La récupération - Et le voilà revenu, une fois de plus, comme à chaque fois, le discours démagogique sur les dangers de la récupération, sous-entendu par les tant méchants partis politiques. Mais bordel ! Manifester contre Sarkozy et sa politique c'est faire quoi sinon faire de la politique ?! C'est quoi cette idée que pour qu'un mouvement soit populaire, il faudrait absolument qu'il soit apolitique, surtout lorsque que de toute évidence il l'est, politique ?
On veut un maximum de gens dans la rue ? Que toutes les bonnes volontés soient alors les bienvenues, y compris la force de frappe des partis politiques. Le Front de Gauche veut en être ? Qu'il en soit. Le Parti Socialiste aussi ? Tant mieux. Et j'espère que le NPA ne fera pas sa mijaurée et en sera également. Et ce sera même une occasion pour les militants du Modem de démontrer leurs antisarkozysme, ça leur fera du bien. Il y a paraît-il, plus à droite encore, des personnalités qui souhaitent dire NON à Sarkozy. Qu'ils viennent, nous verrons bien jusqu'où les Villepin et les Dupont-Aignan sont eux-aussi anti-sarkozystes...
La récupération ? Mais j'espère bien qu'au bout du compte un tel mouvement puisse se récupérer dans les urnes. Quel sens ça aurait de beugler à la démission de Sarkozy en 2010 pour le voir réélu en 2012 ?
Le fait est que, de toute façon, faire un No Sarkozy Day est déjà faire de la politique. Le fait est que dire NON ne saurait être que le début d'un OUI - sauf à se complaire dans la sodomie de coléoptères.
Je crois qu'on n'a jamais raison de contribuer à la réthorique du tous pourris qui ne sont intéressés que par le pouvoir et vont récupérer les gentils mouvements apolitiques du gentils peuple qui a toujours raison - et à ce propos, même si je ne veux pas m'étendre ici sur la thématique des "assemblées générales populaires", il serait de bon ton tout de même de reconnaître que nous savons d'expérience que toute assemblée de ce genre fera nécessairement la part belle à des orateurs aguerris et surpolitisés, généralement formés à la dialectique par les mouvements trotskistes, spécialistes s'il en est de la récupération des mouvements de masses (c'est même leur raison d'être)... Mais passons.
Assumons plutôt un fait simple : La fin durable du sarkozysme, qui est un populisme médiatique, passe par un retour du peuple à la chose politique.
Les Partis politiques ne sont pas ce que nous voudrions qu'ils soient ? Il suffirait qu'au lendemain du No Sarkozy Day, 50 000 personnes adhèrent au Parti Socialiste pour que celui-ci ne soit plus du tout le même. Il en faudrait cinq ou dix fois moins pour transformer radicalement le Modem ou le Front de Gauche. Il est là le pouvoir du peuple, dans le fait de se saisir du politique. Car si dire NON ensemble c'est faire de la politique, faire chacun de la politique c'est créer les conditions de son propre OUI.
Le No Sarkozy Day se veut initiateur de quelque chose de nouveau. Qu'on évite donc les facilités et les démagogies. Qu'on évite de revenir aux vieux discours d'un mouvement qui serait populaire et apolitique, usant de slogans aussi réducteurs que mal taillés. Faisons plutôt de la politique, ça changera...
Où l'on parle de : No Sarkozy Day : Oui mais !
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Sondages : Sarkozy au fond du trou de l'impopularité
A la demande générale de l'indispensable AntenneRelais, je vous annonce la mise à jour de mes désormais célèbres courbes de popularité du petit président de pas beaucoup de français mais c'est les plus riches...
Et c'est TNS-Sofres pour le Figaro qui a ouvert le bal de ce mois de janvier 2010 : Aïe !

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Allez soyons charitable - et fainéant - contentons-ous de parler de moi à la troisième personne et d'un lapidaire :
Sans Commentaire...
Et puis je tiens à vous signaler que, si je ne ponds pas systématiquement un billet à chaque nouveau sondage, ce graphique et celui plus détaillé ci-dessous sont toutefois (plus ou moins) régulièrement mis à jour, et qu'il suffit donc de revenir sur cette page pour les consulter - au besoin rafraîchissez le cache de notre navigateur...
A bon entendeur...
Rappelons cependant comment est composé cette moyenne ?
SOFRES pour le Figaro : Faites-vous confiance tout à fait ou plutôt, plutôt pas ou pas du tout, à Nicolas SARKOZY pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement ?
IFOP pour Paris-Match : Approuvez-vous, tout à fait, plutôt, plutôt pas ou pas du tout, l'action de Nicolas Sarkozy comme président de la République ?
IFOP pour le JDD : Etes-vous satisfait (très ou plutôt) ou mécontent (plutôt ou très) de Nicolas Sarkozy comme président de la République ?
LH2 pour (Libération) NouvelObs : Concernant Nicolas Sarkozy en tant que président de la République, dites-moi si vous en avez une opinion trés positive, assez positive, assez négative ou très négative.
Viavoice pour Libération : Concernant Nicolas Sarkozy en tant que président de la République, dites-moi si vous en avez une opinion trés positive, assez positive, assez négative ou très négative.
CSA pour iTélé et Le Parisien : Faites-vous confiance ou pas confiance au président de la République, Nicolas SARKOZY, pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays ?
BVA pour Orange : Quelle opinion, très ou plutôt bonne, plutôt ou très mauvaise, avez-vous de Nicolas Sarkozy en tant que Président de la République ?
CSA pour Valeurs Actuelles : Estimez vous que l'action du Président de la République, Nicolas Sarkozy, va plutôt dans le bon sens ou plutôt dans le mauvais sens ?
IPSOS pour Le Point : Portez-vous sur l'action du Président de la République, Nicolas Sarkozy, un jugement plutôt favorable ou plutôt défavorable ?

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Où l'on parle de : Sarkozy au fond du trou de l'impopularité
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De quoi Sarkozy est-il le non ?
Dans mon
précédent billet, je faisais la voeu que pour 2010 nous sachions
conserver notre esprit de révolte. Et je découvre ce matin que
quelques-uns de mes camarades blogueurs se sont fourvoyés dans un
texte où il leur a paru indispensable d'expliquer leur NON au
No Sarkozy Day, dont les promoteurs nous avaient
- nous blogueurs - sollicités.
Faute de temps ces dernières semaines, durant lesquelles j'avais opté pour un éloignement vis à vis de ma triste condition de blogueur, je n'avais ni répondu à la sollicitation des uns, ni participé aux discussions entre les autres, les blogueurs, sur la réponse qu'il convenait de donner à la sollicitation. J'ai découvert l'ampleur - à l'échelle microblogosphérique - de l'affaire ce matin et j'ai dans un premier temps souhaité me contenter de réagir en privé, livrant mon sentiment aux seuls left-blogueurs. Et puis ça m'a démangé, notamment après avoir lu la réaction de Autheuil qui pour être de droite est néanmoins celui qui résume le mieux le pourquoi de ce tragique NON de gauche au NON à Sarkozy : S'en prendre nommément à Sarkozy serait viser l'homme et donc sortir du champ respectable et nécessairement constructif de la politique.
C'est faire bien facilement l'impasse sur ce que représente Sarkozy, ce dont il est le nom : le sarkozysme, qui est considérablement plus qu'une traditionnelle politique de droite à la française, considérablement plus même que cette casse sociale à laquelle nous assistons, cette dramatique incompétence économique où la dette explose à peu près aussi vite que prolifèrent les revenus du secteur financier, mais aussi les chômeurs et les précaires.
Quand on dit non à Sarkozy, il faut comprendre de quoi Sarkozy est le nom, c'est-à-dire ce qu'est ce sarkozysme qui tant nous révolte.
Sarkozy personnifie le sarkozysme. Et il le personnifie non seulement parce qu'il en est à l'origine mais aussi parce que tout en lui, toute sa personne, son physique, sa façon de parler, ses attitudes, sa folie... tout en lui suinte le sarkozysme et le révèle. Une révélation qui même fut à l'origine de ce blog et du nom qu'il porte, où mon NON se voulait très personnel, alors même qu'il ne s'est jamais agi d'autre chose que d'un combat politique. Mais l'un d'évidence se confondait en l'autre et c'est cette confusion même qui permet de parler de Sarkofrance et d'identifier un homme à une politique et à ses dérives, et d'identifier finalement un NON à un homme, c'est-à-dire à son nom, identifier un NON à une politique, c'est-à-dire le sarkozysme.
Le sarkozysme, au-delà même de la droite et de la régression économique et sociale, ce sont les fondements de la République qui sont systématiquement laminés, c'est la démocratie qui est méthodiquement bafouée, ce sont les libertés qui reculent. Le sarkozysme c'est la haine ou la méfiance des uns envers les autres qui est entretenue, ces murs qui sont dressés entre les français, c'est le chacun pour soi qui se généralise. Pis que cela, le sarkozysme c'est la lente acceptation de tout cela, par la force de l'habitude et celle du renoncement, parce que chacun a tant à faire avec ses propres problèmes que courber l'échine semble être la seule solution, ou du moins la seule possibilité.
Le sarkozysme, finalement, ce sont les solidarités qui sont oubliés et l'esprit de révolte qui se meurt. Et c'est pourquoi la nature même du sarkozysme justifie un No Sarkozy Day : un jour consacré à dire NON.
Car il faut se rendre compte, par exemple, qu'il aura suffit de deux ans et demi de sarkozysme pour que l'amalgame entre homosexualité et pédophilie irrigue à nouveau la société française. Voilà ce qu'est, ce que peut le sarkozysme, et qui nous contamine, et qui nous gangrène, et qui nous menace toujours du pire. Voilà la responsabilité que porte cet homme et qui s'attache à son nom.
Alors oui, moi, depuis deux ans et demi, je rêve qu'un jour un million de personnes - plus même - descendent dans la rue pour, ensemble, dire NON.
Sarkozy ne l'entendrait pas, ou du moins cela ne l'arrêterait pas, c'est une évidence. Mais des millions entendraient qu'il ne s'agit pas que de subir en attendant que ça passe, qu'il est possible de relever la tête et dire NON, qu'un esprit de révolte et un esprit de solidarité subsiste encore en beaucoup d'entre nous. Faire entendre cela, qu'une conscience collective existe encore, voilà qui est essentiel, qui est même probablement impératif si l'on veut pouvoir croire à la possibilité d'une reconquête - puisqu'elle ne saurait au final se faire sans le peuple...
Alors évidemment, il était plus que maladroit de rédiger un appel autour d'une illusoire demande de démission. Mais fallait-il pour autant torpiller ce qui tentait là de se lever ? Je ne le crois pas. Je crois au contraire qu'il faudrait que beaucoup d'initiatives aussi maladroites voient le jour, soient encouragées autant que faire se peut, fassent autant de petits flops sans conséquences, pour que survivent malgré tout l'esprit de révolte et qu'émerge à la fin ce grand mouvement populaire qui haut et fort fera entendre son refus du sarkozysme et son NON à Sarkozy.
Il va sans dire qu'il faudra bien à la fin que cela puisse se traduire pour un OUI dans les urnes, quand le jour venu une alternative ambitieuse nous sera proposée, et qu'il faut dès aujourd'hui que cela soit anticipé et travaillé. Il n'empêche qu'en attendant il s'agit aussi de s'opposer et y compris dans la rue. Il s'agit aussi que le peuple, ou une partie du peuple, se saisisse de son droit à manifester et à dire sa vigilance et sa révolte, son NON.
Parce que mon antisarkozysme est tout sauf primaire, bel et bien pensé et réfléchi, mesuré et donc écessairement radical. Parce que malheureusement, je suis convaincu moi que du sarkozysme nous pourrions ne pas connaître encore le pire.
Où l'on parle de : De quoi Sarkozy est-il le non ?
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2009 en Sarkofrance
Il y a un an j'annonçais la mise en veille de ce blog. Elle fut relative puisqu'au long de cette année 2009 je me suis tout de même laissé aller à publier ici 45 billets supplémentaires. Soit en moyenne un peu moins d'un billet par semaine. Soit tout de même près de trois fois moins qu'en 2008.
Vous avez néanmoins été encore plutôt nombreux à échouer ici et si ce blog a été en 2009 deux fois moins visité que l'année précédente, ce sont encore près de 35 000 visites pour près de 50 000 pages vues, et peut-être même lues... Je vous en remercie.
Quelques billets ont particulièrement retenu votre attention, ou du moins ont connu un beau succès d'audience. Citons les cinq premiers :
- Le gros mensonge de Nicolas Sarkozy
- Quand le grand Obama ignore le petit Sarkozy
- De l'attentat de Karachi à Nicolas Sarkozy
- Une ambition Royal
- Pétition pour la démission de Brice Hortefeux
Je ne le fais pas chaque mois comme il est d'usage, je vais un peu me racheter en citant dans ce billet les douze blogueurs qui m'ont apporté le plus de visites en 2009 - l'occasion de les en remercier chaudement :
- Nicolas
- Vue de Gauche
- Seb Musset
- Antenne_Relais
- Gaël
- Le Grand Barnum
- Le Coucou
- Toreador
- Dagrouik
- Ruminances
- Rebus
- Rimbus
Il reste qu'en cette
fin d'année 2009 le bilan de Nicolas Sarkozy, de son gouvernement
de pacotille et de sa majorité UMP godillot est en tout point
désastreux.
Echec économique et social : la Sarkofrance c'est un état économiquement incompétent. L'économie du pays tourne au ralenti et, tandis que la dette explose - et que le banques prospèrent - , le nombre de chômeurs ne cesse de croître et la précarité de faire des ravages. Le capitalisme financier qu'il s'agissait de moraliser, l'on s'en souvient, fonctionne toujours de manière aussi scandaleusement amorale.
Echec moral : la Sarkofrance c'est un état moralement défaillant qui d'une main réespédit des réfugiés afghans dans leur pays où l'on s'en est allé faire la guerre, tandiq que de l'autre un petit président tevte outrageusement de favoriser l'ascension politique de son propre fils.
Echec politique : la Sarkofrance c'est un état politiquement incompétent qui de Hadopi à la taxe carbone brasse beaucoup de vent... pour rien. Au mieux. Parce que le vent brassé à l'occasion du débat sur l'identité nationale aura servi à réveiller tous les vieux démons xénophobes d'une Sarkofrance aigre et exsangue, qui de plus en plus joue avec le feu.
Je ne sais pas comment tout cela va se terminer. Je sais seulement que le pire n'étant jamais certain, il est plus que temps que ça se termine. C'est le voeu que j'aimerais pouvoir formuler pour 2010, mais cela ne se produira pas. Alors je nous souhaite à tous de savoir garder intact notre esprit de vigilance et de révolte.
Où l'on parle de : 2009 en Sarkofrance
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Vincent Peillon inflige une leçon d'identité républicaine à Nicolas Sarkozy
Mercredi 9 décembre 2009 sur France Info : Vincent Peillon réagit à la tribune de Nicolas Sarkozy sur l'Identité Nationale, parue la veille dans Le Monde... et lui donne une petite leçon d'histoire sur la République Française.
Où l'on parle de : Vincent Peillon et l'identité nationale
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Quand Sarkozy s'en prend au Parti Socialiste décomplexé
Hier soir,
Nicolas Sarkozy, président sans envergure de tous les
français d'un clan, a lancé la campage des élections régionales
pour le compte de l'UMP.
Beaucoup parmi les dirigeants de l'UMP redoutent qu'une campagne axée autour du bilan gouvernemental ne se transforme en vote sanction. On connait ledit bilan, on comprend le désarroi des dirigeants de l'UMP. Mais le chef du clan c'est Sarkozy, qui a décidé que le slogan serait « La France change, ma région doit changer autour ! »
Ça fait mal, parce qu'il va falloir aux militants de l'UMP aller expliquer aux français qu'ils ont l'intention à l'échelon régional de baisser les impôts des plus riches et d'augmenter les taxes pour les autres, de laisser filer dramatiquement les déficits et de dégrader la qualité des services publics, de faire cadeau fiscal sur cadeau fiscal aux entreprises et d'assister sans broncher à une hausse continue du chômage, d'échouer sur la question de la sécurité pour tous comme sur celle du logement social, sans parler du pouvoir d'achat... Bref, prenant exemple sur le petit chef, il va leur falloir parler parler et parler pour tenter de faire oublier la réalité têtue des faits, dont la somme énonce de manière criante que le bilan du sarkozysme est au mieux désastreux et très certainement catastrophique.
Alors Nicolas Sarkozy, chef du clan UMP, a montrè à son clan la voie : au delà du slogan, passer rapidement sur le bilan et s'en aller taper sur la gauche et d'abord sur le Parti Socialiste. C'est que Sarkozy en fin politique qu'il est a compris ce que beaucoup à gauche n'ont toujours pas compris ou refuse de comprendre : le Parti Socialiste revient progressivement à lui, c'est-à-dire à la gauche - et ça ! ça représente un vrai danger pour Nicolas Sarkozy, qui sait bien que depuis maintenant plus d'une décennie la droite doit ses victoires au fait que le Parti Socialiste a quitté ses bases pour s'en venir chipoter sur le terrain de la droite.
Certes, le PS a connu et connait encore de sérieux problèmes à être audible. Mais à mesure que s'éloigne à la fois le traumatisme que fut le Congrès de Reims et l'hypothèse Royal, le brouillard s'estompe et l'on voit peu à peu se lever le voile sur un Parti qui travaille à ancrer son projet à gauche, en cohérence d'ailleurs avec ce que furent - au-delà de l'insignifiante question des personnes - les débats d'abord, et puis les résultats des votes, lors de ce fameux congrès de Reims.
Pour se convaincre de ce qui se passe au PS, il ne suffit que d'écouter attentivement sa première secrétaire, Martine Aubry, ou son porte-parole, Benoit Hamon. Cela faisait longtemps que l'on n'avait pas entendu venir de là un discours remettant clairement en cause le capitalisme financier et le credo libéral, ni même un si naturel appel à une régularisation massive de personnes sans papiers.
Dans son dernier communiqué portant sur la hausse dramatique du chômage, nous entendons un Parti Socialiste réclamer un plan de relance de l'économie par la consommation, ainsi que des mesures telles que la prolongation de 6 mois de la durée d'indemnisation sur la base de 80 % du salaire ou l'augmentation du coût des licenciements pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs propres actions...
Et si l'on s'intéresse aux cinq communiqués qui précèdent celui-ci : l'un dénonce la remise en cause par le gouvernement de la politique à l'égard des patients en Affection de Longue Durée pour des raisons purement comptables et préconise des réformes structurelles comme la mise en avant de la prévention ou la rémunération forfaitaire des médecins ; un autre concerne l'immigration et la situation des travailleurs sans-papiers et fait des propositions claires, détaillées et généreuses ; le suivant annonce que le Parti socialiste se joint à l'appel à manifester du collectif « Unis contre l'immigration jetable » ; celui d'après demande qu'un coup d'arrêt soit porté à la casse de l'école publique et le dernier s'en prend au bilan de Nicolas Sarkozy sur la question de la sécurité.
Alors, et en dépit du temps de retard médiatique et des derniers soubresauts de l'expérience Royal, Nicolas Sarkozy a compris qu'il était temps d'agresser le PS, et de le mordre fort là où c'est censé lui faire le plus mal : la question de l'immigration. Alors il y va de son petit couplet éculé : « Lorsque je vois, qu'une personne pour qui j'ai du respect appelle à la régularisation massive des sans-papiers, est-ce que vous croyez que je n'ai pas compris la manœuvre ? », demande-t-il afin de mieux accuser Martine Aubry « d'agiter le chiffon rouge, à trois mois des élections régionales, pour faire remonter le Front national »
Mais voilà, simultanément nous prenons connaissance d'un sondage Ifop à paraître dans le Journal du Dimanche, où est révélé que pour 72% des Français le débat sur l'identité nationale lancé par Eric Besson et justifié par Nicolas Sarkozy est avant tout une stratégie pour gagner les élections régionales. Mais on la leur a tant fait qu'il n'est finalement guère étonnant que les français ne se laissent plus si facilement prendre au coup de la question de l'immigration et de l'insécurité qui surgit très opportunément à l'approche d'une élection. C'est tant mieux et le petit président risque d'en être pour ses frais.
Le fait est, donc, que le Parti Socialiste est de retour à gauche et que si c'est une mauvaise nouvelle pour Nicolas Sarkozy, c'est une excellente nouvelle pour l'ensemble de la gauche et d'abord pour les français qui ont le plus besoin d'elle. Il est seulement regrettable que les Verts via Europe Ecologie se précipite pour s'en aller occuper une place devenue vacante auprès du Modem. Quoi qu'il est sans doute préférable que ce soit les Verts qui s'occupent en définitive d'aller achever de siphoner le Modem, plutôt qu'un Parti Socialiste encore convalescent sur ses valeurs. Même si de toute évidence la question du Modem a en une année radicalement changé de nature, puisque c'est désormais sans ambiguïté à gauche que penche la balance et se situent les débats.
Où l'on parle de : Parti Socialiste décomplexé
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Quand Sarkozy fait des petits
Nicolas Sarkozy
est président et jour après jour les français, mais aussi le monde
entier, constatent qu'il y a quelque chose de pourri dans le
royaume de France, ainsi que le résume Courrier International
en parodiant très judicieusement Shakespeare - Hamlet, la
tragédie du fils de son père...
En France, aujourd'hui, un président se permet de traiter un français de pauvre con, un président s'autorise à pistonner son fils, un président charcute la carte électorale et avec elle la démocratie, un président fait systématiquement le contraire de ce qu'il dit, un président se permet d'intenter un procès à un ancien premier ministre afin de régler ses comptes politiques, un président semblerait impliqué dans un scandale de rétro-commissions ayant conduit à l'attentat mortel de Karachi, un président protège un ministre ayant proféré publiquement des propos racistes, un président défend une politique où l'on expulse des réfugiés vers un pays où ils sont menacés et où la France fait la guerre...
En France, aujourd'hui, un petit président sans envergure s'imagine que tout lui est permis, ressemblant en cela à n'importe quel médiocre parvenu.
On peut se rassurer en se disant que cela finira bien par passer. Sauf qu'en attendant, un peu partout en France, d'autres petits despotes se lâchent et font du Sarkozy à leur petit niveau. Les esprits sont pollués, les cons sont décomplexés et, ici ou là, partout, les petits chefs plus que jamais s'en donnent à coeur joie.
A Loudeac - quelque part dans ce beau pays de France - un maire s'est ennivré à ce tonneau-là. Voyez, à la lecture de cet extrait de la lettre du Maire du mois d'octobre, ce que ça peut donner :
Mariage de complaisance : le mariage qui dérange
Alors que nous traversons une grave crise économique, comment aurais-je pu marier sans m'y opposer, deux étrangers d'origine marocaine, plus préoccupés de profiter de notre système de protection sociale que de convoler en justes noces ?
En refusant de les marier, j'ai voulu dénoncer un système qui fait la part belle à l'assistanat plutôt que de protéger ceux qui se lèvent tôt le matin, pour gagner leur vie en toute honnêteté ! Rappelons en effet, que le mariage de ces deux étrangers, leur donne la possibilité de toucher le Revenu de Solidarité Active, des Allocations logement et de bénéficier de la Couverture Maladie Universelle. Enfin, soyons certains qu'ils ne manqueront pas de demander la nationalité française !
Aujourd'hui les factures que nous recevons en mairie semblent me donner raison : impayé de cantine scolaire, impayé sur leur consommation d'eau... Les Restos du Coeur les voient chaque semaine et pourtant le mari a trouvé du travail sur la zone industrielle. Alors où va l'argent ? Car pour l'instant, c'est la mairie qui paye, donc nous chers contribuables !
Alors, à tous les bien pensants qui ont cru bon de s'indigner verbalement sans apporter de soutien matériel à ces étrangers, je réponds : trouvez-vous normal que l'on oblige les maires à marier des étrangers, dont l'un d'entre eux a falsifié des papiers d'identité, a été reconduit à la frontière, est revenu et ose demander le mariage alors qu'il est sous le coup d'un arrêté d'expulsion ?
Après avoir dénoncé cette absurdité du droit, je compte maintenant sur notre député Marc LE FUR pour déposer une proposition de loi limitant ces abus. En effet, tant que la justice de notre pays continuera à défendre l'indéfendable, les étrangers en situation irrégulière, pourront dormir tranquilles !
Gérard Huet, maire de Loudeac
C'est à n'en pas douter du Sarkozy pur jus - et le jus est rance. Ligne après ligne, c'est le même galimatias pré-vomi où, en guise d'argumentation, les points d'exclamation succèdent aux points d'interrogation et s'enchaînent les contre-vérités minables et les sous-entendus malsains.
Il est important de noter que ce "refus de marier" a été déclaré illégal par le juge des référés qui avait été saisi de la question. Ce mépris de la loi n'est pas non plus anodin et relève tout autant de cet état d'esprit putride qui a gagné la Sarkofrance.
On savait Nicolas Sarkozy en lui-même dangereux pour l'idée que nous nous faisons de notre République. Nous comprenons désormais qu'en sus il fait des petits. Gérard Huet, petit Sarkozy à Loudeac, n'est que l'un d'entre eux. D'autres partout prolifèrent en cette République agonisante.
A ceux-là aussi, il est important de s'opposer. Très fermement. Aussi je vous invite à prendre connaissance de la réaction collective à la « Lettre du Maire de Loudéac » et à y donner toute suite utile.
Où l'on parle de : Quand Sarkozy fait des petits
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Les biens nés et les pauvres cons
Aujourd'hui,
Nicolas Sarkozy a dévoilé sa non-réforme des lycées. A l'Elysée et
devant des centaines de personnes – lycéens, professeurs,
chefs d'établissement, inspecteurs, recteurs d'acdémie - le tout petit
président a prononcé à cette occasion un discours, au cours
duquel et comme à son habitude il a cru pouvoir nous payer de
mots.
Ainsi, le petit père des pipoles a cru pouvoir resituer son action dans le cadre historique de la fin des privilèges, ayant sans doute oublié sa propre tendance au népotisme le plus outrancier - son fils, Jean, qui a vingt-trois ans éprouve toutes les peines du monde à boucler sa licence en droit, qui déjà cumule le poste de chef du groupe UMP des Hauts-de-Seine avec celui d'élu au Conseil général du même département, étant désormais miraculeusement pressenti pour devenir le prochain président de l'EPAD (Etablissement Public d'Aménagement de la Défense), soit en charge de la gestion du plus gros quartier d'affaires européen et responsable d'un chiffre d'affaire s'élevant au milliard d'euros - excusez du peu.
De toute évidence, Jean Sarkozy n'a d'autre mérite ici que celui d'être "bien né", ce qui se double de l'impressionnante capacité de son père à se foutre de la gueule des français et de les prendre tous autant qu'ils sont pour de pauvres cons :
Quand à tout juste 23 ans, Jean Sarkozy se fait payer l'EPAD par son petit papa président, d'autres travaillent dur - quand ils ont encore un travail - et sont heureux de pouvoir payer l'iPod à leurs enfants.
En fait, ça ne me fait pas rire.
EDIT : En revanche, quand la polémique enfle de partout et atteint les rivages de l'Afrique... Là où réside "l'homme africain qui n'est pas rentré dans l'histoire", je trouve avec Hypos que cela devient savoureux :
Et voilà que l'on reparle de l'ambition politique des fils de président ! Et, cette fois-ci, pas en Afrique, un continent qui semble avoir l'apanage de la chose, mais bien en France, patrie de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité.
Être fils de président doit-il forcément apporter des avantages ou, au contraire, se révéler un handicap pour celui qui choisit de nourrir des ambitions politiques ? On le voit, la question est très délicate et il serait bien risqué d'oser la trancher au couteau.
Pour le cas de Jean Sarkozy, on peut quand même comprendre que l'on se pose de légitimes questions quant aux compétences et à l'expérience d'un jeune homme de 23 ans, étudiant de 2e année en droit (seulement) et qui aurait sur les épaules la charge de diriger le plus grand quartier d'affaires d'Europe"
Et l'homme africain de rajouter alors :
"On a beau croire qu'"aux âmes bien nées la valeur n'attend point le nombre des années" [interrogé sur la candidature du fils Sarkozy, Patrick Devedjian, le président sortant de l'EPAD, a cité ce vers de Corneille, extrait du Cid], tout de même il existe quelque part quelque chose qui vous suggère qu'à une autre âme bien née, mais descendant d'une souche différente de celle de Sarkozy, on demanderait peut-être de faire preuve d'un peu moins d'empressement."
Extrait de Courrier International, un article de Jean-Claude Kongo du journal burkinabé Le Pays.
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Attentat Karachi : les familles des victimes insistent
Au début de
l'été, le collectif de familles de victimes décédées dans
l'attentat de Karachi avait mis en ligne une pétition au titre
aussi cinglant qu'évocateur : "Non au mépris du chef de l'Etat à
l'égard des familles de victimes de l'attentat de Karachi !" -
que je vous invite de nouveau à aller signer.
Aujourd'hui, les familles de victimes de l'attentat de Karachi désespèrent de Nicolas Sarkozy et lui adressent une lettre afin de le rappeler à la fois à ses engagements et à son devoir de président de la République.
Monsieur le Président de la République,
Depuis le début de votre mandat, vous êtes, à maintes reprises, intervenu dans divers dossiers touchant à la liberté comme la libération des infirmières bulgares ou celle d'une désormais célèbre otage des farc, la prise en charge des victimes de crashs d'avions, ou encore l'avenir socio-professionnel de nos compatriotes comme en ce moment avec l'affaire Molex pour laquelle l'Etat s'immisce dans la reprise d'une entreprise privée.
Ce type d'intervention est bien sûr indiscutable et le but de ce texte n'est absolument pas de les contester, mais lorsqu'il s'agit des familles de victimes de l'attentat de Karachi, morts en mission pour une entreprise à l'époque détenue à 100% par l'Etat et aujourd'hui société privée à capitaux publics pour près de 75% de son capital, le discours n'est plus le même et le soutien inexistant.
Nous nous permettons de vous rappeler que notre courrier daté du 8 mai 2009, peu de temps avant votre entretien avec Azif Ali Zardari, est aujourd'hui resté lettre morte... Vous prônez le besoin de sécurité, d'égalité et de justice, dans votre discours de politique étrangère. Vous avez d'ailleurs déclaré le 27 août 2007 : « [...] Je suis enfin de ceux qui pensent que la France demeure porteuse d'un message et de valeurs qui résonnent à travers le monde, ceux de la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, de l'humanisme [...] »
Monsieur le Président de la République, si ce discours était sincère, si vous ne souhaitez pas que les jolis messages humanistes français ne soient décrédibilisés par l'indifférence à l'égard de familles de victimes aux revendications légitimes, si les propos que vous avez tenus lors de votre discours à Bruxelles en juin dernier (*) n'étaient qu'une piètre erreur de communication, si vos promesses de justice et de respect des victimes ne sont pas que des promesses électorales, alors vous n'avez d'autre choix que de recevoir notre Collectif, afin de nous assurer de votre soutien indéfectible dans cette affaire.
Nous ne sommes pas des « trucs », nous sommes citoyens français et, à ce titre, l'Etat nous doit la vérité et le respect. Il y a peu, l'une d'entre nous a pensé « Apparemment, Monsieur Sarkozy préfère serrer la main de Kadhafi plutôt que celle d'une veuve de Karachi » … prouvez lui qu'elle se trompe...
Collectif des familles de victimes de l'attentat de Karachi
(*) pour mémoire: « Enfin, si y a un braquage à Bruxelles aujourd'hui, j'y étais… (rires dans le public) c'est incontestable. » Nicolas Sarkozy se met alors à rire avant de reprendre : « Non pardon, hein, je ris pas du tout parce que Karachi c'est la douleur de familles et de trucs comme ça… mais… qu'est-ce que vous voulez que j'aille répondre là-dessus. »
On lit dans ce courrier toute la détresse et toute la colère de familles de victimes qui ne souhaitent qu'obtenir la vérité sur ce qui a conduit à la mort de leurs proches ; et avant cela même, obtenir un minimum de considération et de respect de la part d'un président de la République, qui semble décidément bien incapable de cela, ce minimum requis de décence sinon de grandeur d'âme.
Petit rappel :
Il s'agit de la France en marchand d'armes, sous le gouvernement Balladur. De commissions versées à des intermédiaires pakistanais, c'est-à-dire en clair des pots-de-vin, alors que Nicolas Sarkozy était Ministre du Budget. Il s'agit de rétro-commissions, c'est-à-dire de rétro-pots-de-vin, alors que Edouard Balladur s'apprêtait à concourir aux élections présidentielles et que Nicolas Sarkozy endossait l'habit de directeur de campagne. Il s'agit de Jacques Chirac, trahi par Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy mais devenu président, qui rompt la parole de la France et suspend le versement des commissions promises afin d'empêcher le versement des rétro-commissions. Il s'agit des représailles pakistanaises et de l'attentat de Karachi qui fit quatorze morts, des civils français (11) et pakistanais (3) dont les familles réclament aujourd'hui la vérité. Il s'agit de l'Etat français qui organisa une fausse-piste Al-Qaïda, aujourd'hui écartée par la justice. Et il s'agit du décidément tout petit président des français qui ne trouve rien d'autre à dire que juger tout ceci « ridicule » et « grotesque », au mépris même de ce qu'il appelle « la douleur des familles et des choses comme ça »...
Il s'agit également et encore une fois du silence quasi généralisé de médias complaisants. Et puis donc de nous, simples citoyens, qui ne pesons guère, qui ne pouvons espérer que peser nombreux pour peser un peu, qui avons la possibilité tout de même de relayer le cri de ces familles de victimes, détresse et colère, jusqu'au petit président que nous avons élu. Il s'agit de nous et de la possibilité que nous avons de répondre à l'appel à l'aide que nous ont adressé ces familles de victimes, victimes elles-mêmes, leur appel à signer une pétition.
Où l'on parle de : Attentat Karachi : les familles des victimes insistent
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Pétition pour la démission de Brice Hortefeux
A l'attention de Mr Nicolas Sarkozy, Président de la République
Les propos publics tenus par Mr Brice Hortefeux, Ministre de l'Intérieur et Ministre des Cultes, au cours d'une conversation qui s'est déroulée le samedi 5 septembre lors de l'université d'été de l'UMP, à Seignosse dans les Landes, et dont le verbatim est retranscrit ci-dessous en annexe, apparaissent comme indubitablement et insupportablement racistes, donc parfaitement contraires aux valeurs et à la tradition humaniste de la République Française.
Respecter la France, c'est-à-dire l'ensemble des citoyens qui la compose, rend inacceptable toute attitude qui indiquerait la moindre tolérance à l'égard de tels propos. Nier leur réalité, tenter de les affubler d'un sens qu'ils n'ont à l'évidence pas, essayer de les minimiser, parler de manipulation et attendre que l'orage passe ou user de tout artifice visant à maintenir un homme dans des fonctions aussi essentielles que celles qu'il occupe dans le gouvernement français, que ce soit par amitié ou intérêt politique, reviendrait à mettre sciemment en péril une cohésion nationale déjà bien fragile.
Ce serait là instiller le sentiment qu'il serait possible en France qu'un des plus hauts responsables de l'Etat puisse sans encourir de sanction distinguer parmi tous les français selon leurs origines ethniques et porter un jugement négatif sur une partie d'entre eux, préjugé qui de facto justifie toutes les discriminations et toutes les exclusions dont souffrent déjà de trop ce pays.
Ce serait également prendre la très grave responsabilité d'un engrenage où les violences répondent aux haines. L'histoire nous enseigne qu'on a toujours grand tort de se montrer en la matière conciliant.
Vous êtes, Monsieur le Président de la République, le garant à la fois des principes républicains et de la cohésion nationale. Il faut aimer la France, dites-vous souvent. Nous croyons qu'aimer la France, c'est d'abord lui rendre honneur et dignité, c'est ne pas lui faire l'affront de tolérer le comportement indigne et déshonorant de la part d'un de ses Ministres.
Aussi nous vous réclamons l'application d'une tolérance zéro vis à vis de toute expression empreinte de racisme, qu'il soit d'ailleurs conscient ou non, et en conséquence la démission de Mr Brice Hortefeux de ses fonctions de Ministre de l'Intérieur et Ministre des Cultes.
ANNEXE - retranscription des propos de Mr
Brice Hortefeux dans leur contexte, réalisé par Le Monde :
Jean-François Copé : "N'oubliez jamais un truc, il est
auvergnat."
Brice Hortefeux : "Je suis auvergnat."
Jean-François Copé : "Il est auvergnat, c'est un drame,
c'est un drame."
Brice Hortefeux : "... enfin bon, je vais faire une
exception."
Jeune militant (Amine) : "Mais je me mets entre les
deux."
Brice Hortefeux : "Voilà, entre les deux."
Jean-François Copé : "Oui... il n'y a aucun
problème."
Un participant : "Ah ça, Amine, c'est l'intégration, ça,
c'est l'intégration."
Des participants : "Amine, Amine..."
Un participant : "Ah ça, Amine, c'est l'intégration, ça,
c'est l'intégration."
Une participante : "Amine, franchement..."
Brice Hortefeux : "Il est beaucoup plus grand que nous
en plus" [à propos du jeune homme]
Un autre participant : "Lui, il parle arabe".
[Rires de l'assemblée]
Jean-François Copé : "Ne vous laissez pas impressionner,
ce sont des socialistes infiltrés"
Une participante : "Il est catholique, il mange du
cochon et il boit de la bière."
Brice Hortefeux : "Ah mais ça ne va pas du tout, alors,
il ne correspond pas du tout au prototype, alors. C'est pas du tout
ça."
[Rires de l'assemblée]
Une participante : "C'est notre petit Arabe."
Brice Hortefeux : "Bon, tant mieux. Il en faut toujours
un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il
y a des problèmes. Allez, bon courage…"
Où l'on parle de : Pétition pour la démission de Brice Hortefeux
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Les bonus : que disait Sarkozy ?
Ainsi, BNP-Paribas, qui bénéficiait il y a quelques mois d'une aide de l'Etat pour un montant total de 5,1 milliards d'euros, a aujourd'hui provisionné 1 milliards d'euros visant à couvrir les futurs bonus à distribuer en fin d'année à ses traders. Et les autres banques suivront.
« Je n'hésite d'ailleurs à dire que les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent être encadrés. Il y a eu trop d'abus, il y a eu trop de scandales. Alors ou bien les professionnels se mettent d'accord sur des pratiques acceptables ou bien le gouvernement de la République réglera le problème par la loi avant la fin de l'année », tonnait Nicolas Sarkozy lors de son discours de Toulon, le 25 septembre 2008. « La seule loi du marché, c'est fini ; l'autorégulation, c'est fini ; les rémunérations excessives, c'est fini », insistait-il la main sur le coeur.
Au printemps dernier encore, le premier ministre François Fillon avait assuré que le gouvernement ne resterait pas inactif face à certaines pratiques bancaires. Après la rémunération des dirigeants d'entreprises aidées, un décret devait être pris « visant à interdire toute distribution de stock options, tous les bonus dans les entreprises aidées ». Un projet qui a été très vite oublié.
Oui, mais c'était il y a longtemps ?
Ecoutez donc ce que disait Nicolas Sarkozy, il y a seulement quelques jours, lors du sommet franco-britannique du 6 juillet, et mesurez combien cet homme se fout de notre gueule !
Ah oui, 1 millard d'euros, cela correspond à un bonus de 59 000 euros en moyenne pour chaque trader salarié par BNP-Paribas…
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Affaire d'Etat : de l'attentat de Karachi à Nicolas Sarkozy
Nous
sommes en l'an 2 après Sarkozy ; toute la France est désertée par
ses journalistes... Toute ? Non ! Car une toile peuplée
d'irréductibles plumes de presse résiste encore et toujours à la
compromission. Et la vie n'est pas facile pour les garnisons
propagandistes des camps retranchés de TF1, du Figaro, d'Europe 1
et de France Télévision...
Pourquoi cette introduction ? Parce que le journalisme est un métier et parce que le simple bloggeur que je suis n'est pas équipé pour rendre compte avec tout le sérieux et tout le recul professionnel nécessaires d'un sujet aussi grave que cette affaire de l'attentat de Karachi et de ses derniers développements qui la font ressembler de plus en plus à une affaire d'Etat, à côté duquel le watergate américain pourrait passer pour du menu fretin.
Il s'agit de la France en marchand d'armes, sous le gouvernement Balladur. De commissions versées à des intermédiaires pakistanais, c'est-à-dire en clair des pots-de-vin, alors que Nicolas Sarkozy était Ministre du Budget. Il s'agit de rétro-commissions, c'est-à-dire de rétro-pots-de-vin, alors que Eouard Balladur s'apprêtait à concourir aux élections présidentielles et que Nicolas Sarkozy endossait l'habit de directeur de campagne. Il s'agit de Jacques Chirac, trahi par Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy mais devenu président, qui rompt la parole de la France et suspend le versement des commissions promises afin d'empêcher le versement des rétro-commissions. Il s'agit des représailles pakistanaises et de l'attentat de Karachi qui fit quatorze morts, des civils français (11) et pakistanais (3) dont les familles réclament aujourd'hui la vérité. Il s'agit de l'Etat français qui organisa une fausse-piste Al-Qaïda, aujourd'hui écartée par la justice. Et il s'agit du décidément tout petit président des français qui ne trouve rien d'autre à dire que juger tout ceci « ridicule » et « grotesque », au mépris même de ce qu'il appelle « la douleur des familles et des choses comme ça »...
Il s'agit aussi de ces journalistes qui se contentent de ricanements complaisants quand Nicolas Sarkozy tente de tourner en ridicule le journaliste de l'AFP qui s'est permis de l'interroger à ce sujet - qu'il en soit donc remercié. Il s'agit de l'ensemble des médias nationaux traditionnels qui se contente du strict minimum d'analyse et de commentaires autour de cette affaire gravissime, où les plus hautes personnalités de l'état sont en cause. Il s'agit du fait que c'est un journal en ligne, Mediapart en l'occurrence, qui seul a fait le nécessaire travail d'enquête et d'information... et porte donc seul la dignité d'un métier.
Il s'agit enfin d'Olivier Bonnet, journaliste bloggeur, qui a pondu sur ce sujet un article dont la qualité me conduit à me contenter de vous inviter à vous en aller le lire :
Le Pakistan a-t-il fomenté l’attentat de Karachi en 2002, en représailles à l’arrêt du versement par Jacques Chirac des commissions occultes auquel Édouard Balladur, alors Premier ministre, s’était engagé ? Cet accord secret obligeait-il aussi au règlement de rétro-commissions qui ont servi à financer la campagne présidentielle du candidat Balladur en 1995 ? Son ministre du Budget de l’époque, Nicolas Sarkozy, pouvait-il ne pas être au courant ? Bonne nouvelle : les juges et les journalistes font leur travail. Mais mauvaise nouvelle : la nouvelle loi de programmation militaire, permettant de criminaliser la contestation des "intérêts économiques stratégiques" de la France, englobés dans la "sécurité nationale", et l’extension du secret-défense à de nombreux nouveaux domaines, rendra impossible toute investigation future dans des affaires de ce genre. Surtout si l’on ajoute la suppression du juge d’instruction planifiée par le Pouvoir. L’ensemble assurera l’impunité à nos gouvernants et à leurs partenaires économiques privés, définitivement à l’abri de la justice et de tout contrôle citoyen. Synthèse et mise en perspective de l’installation institutionnelle d’une République bananière.
Première partie : Attentat de Karachi, contrat Agosta, rapport Nautilus : Comment d’éminents dignitaires pakistanais ont perpétré l’attentat pour faire pression et se venger de Jacques Chirac, coupable d’avoir mis un terme à un mécanisme de corruption dont le grand bénéficiaire français était l’ancien Premier ministre Édouard Balladur. Vous avez dit affaire d’État ?
Deuxième partie : De Balladur à Sarkozy [...] Par conséquent, Sarkozy savait forcément que le financement de la campagne présidentielle dont il était le directeur provenait d’une caisse noire transitant par la société créée sous ses auspices de ministre du Budget.
Troisième partie : Vers l’inéluctable étouffement ? [...] Déjà, une dépêche d’hier de l’agence Reuters donne le ton des évolutions futures du dossier : « Le parquet de Paris a assuré lundi qu’il n’existait aucun élément objectif accréditant la piste militaire pakistanaise dans l’enquête sur l’attentat de mai 2002. (...) Le parquet va aussi plutôt dans le sens de Nicolas Sarkozy, qui avait qualifié vendredi l’hypothèse de "fable" ». Rendormez-vous, braves gens, le couvercle ferme bien hermétiquement la cocotte-minute des affaires d’État...
Un autre journaliste bloggeur nous raconte en dix points ce que l'on sait de l'affaire de Karachi. Oui, le journalisme est un beau métier, lorsque les patrons de presse ne sont pas soumis au pouvoir.
Et pour en savoir plus
Tout ce qu’en dit la blogosphère
- cliquez sur la perle… and “play” -
Où l'on parle de : De l'attentat de Karachi à Nicolas Sarkozy
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Sarkozy au Congrès : boycotter n'est pas s'opposer
C’est une
première dans l’histoire de la République. Le chef de
l’Etat s’adressera lundi prochain, le 22 juin, au
Parlement réuni en Congrès à Versailles. C'est une première, parce
que c'est Nicolas Sarkozy lui-même, fidèle à ses méthodes
monocratiques, qui a fait réviser la Constitution afin de pouvoir
disposer aussi de cette tribune.
Nicolas Sarkozy a fait savoir qu'il compte exposer devant les élus de la Nation les orientations de la France sur la politique européenne et sur son projet économique et social. L'opposition de gauche quant à elle discute actuellement de l'opportunité de se rendre à Versailles pour écouter le roitelet faire son show, un discours qui ne sera suivi d’un débat qu'après le départ de ce dernier, et sans vote - le petit président ayant pris bien soin de n'avoir à subir l'affront d'une contestation frontale de la part d'une opposition qu'il n'a de cesse que de nier.
"Ce qui nous choque, c'est qu'une nouvelle fois le Parlement soit contraint à l'urgence pour un show présidentiel qui s'apparente à une opération de politique intérieure", a déclaré le président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault. "Pourquoi faudrait-il y aller ?", s'interroge le porte-parole des députés du PCF, Roland Muzeau, avant de préciser que "a réponse est contenue dans la question." Noël Mamère est quant à lui plus catégorique. "Je ne me rendrai pas à Versailles. Je suis pour le boycottage de cette opération médiatique, affirme le député (Verts) de la Gironde. Il n'est pas question de cautionner cette dérive monarchique du régime où le président agit selon son bon vouloir. Même si ça se passe à Versailles, il ne faut pas confondre le Congrès avec la cour du roi."
A droite aussi, ça grince un peu. Jean-Pierre Grand, député UMP de l'Hérault et proche de Dominique de Villepin fait remarqué que "c'est la consécration de la disparition du premier ministre. C'est le président de la République qui va faire une déclaration de politique générale, sans pour autant engager sa responsabilité." Bah, de la part d'un irresponsable, on ne pouvait s'attendre à autre chose.
Du côté des blogueurs, Nicolas et Juan, Mathieu, Olivier et Gaël, appellent les parlementaires de gauche à boycotter l'événement.
Je pense pour ma part que la gauche ferait une erreur supplémentaire en ne se rendant pas à Versailles. Alors que le principal reproche qui est fait à l'opposition est de n'avoir rien à proposer, cette absence serait tendre le bâton avec lequel on ne se privera pas de la battre. Nicolas Sarkozy ne se privera pas d'être le premier à s'en emparer et comme c'est lui qui aura le micro, on aura appris une fois de plus qui parvient à être audible et qui ne l'est toujours pas. La politique de la chaise vide est toujours - ou disons le plus souvent - une erreur politique.
Il y a à mon avis bien d'autres moyens de perturber la petite cérémonie organisé à la gloire du petit président, bien d'autres moyens de manifester son désaccord. Ainsi, s'il s'agit bien de Versailles, il ne s'agit pas de la cour du Roi et rien ne contraint les parlementaires à rester assis bien sagement et écouter dans un silence contrit les propos du monarque. Siffler et huer ne sauraient constituer des crimes de lèse-majesté. Arborer des brassards noirs en signe de deuil du parlementarisme n'est pas interdit. Crier à bon escient un Sarkozy, je te vois pourrait faire son petit effet. On pourrait tout à fait imaginer qu'en signe de contestation, les parlementaires soient bel et bien présents, mais tournent le dos au président, ou arborent un sparadrap sur la bouche pour signifier qu'on a muselé leur parole. Partir en bloc avant la fin, en réclamant l'abrogation du bouclier fiscal, est également une option qui saurait avoir une certaine saveur.
En bref, un peu d'imagination ne saurait nuire pour bien s'opposer. Le boycott ne me semble pas la bonne réponse, bien au contraire. Nicolas Sarkozy a voulu sa tribune, à l'opposition de la lui contester et de s'en emparer. Les représentants du peuple que sont les parlementaires se grandiraient à saisir l'occasion d'avoir le président en face à face pour lui signifier le mécontentement du peuple et ses aspirations.
Où l'on parle de : Boycotter n'est pas s'opposer
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Quand le grand Obama ignore le petit Sarkozy
Lors du G20, au moment de la photo de famille, Nicolas Sarkozy espérait très fort serrer la main de Barack Obama devant les caméras. Mais le président américain l'a superbement ignoré. Deux fois !
Et en musique, s'il vous plaît !
Et Sarko rêvait d'un autre monde / Où il suffirait d'avoir une faconde.
Sur le G20 lui-même, rien à dire de plus ou de mieux que cette jolie métaphore de Jacques Attali : « Comme si des alcooliques anonymes s'étaient réunis dans un bar à vin et, tout heureux de leurs bonnes résolutions, avaient décidé au sortir de leur réunion de prendre un dernier verre. Pour la route. »
Un G vain. Le président français continue contre toute évidence de prétendre que la France n'a pas besoin d'un plan de relance d'envergure, incluant la mise en chantier de grands travaux ainsi qu'un soutien plus que sérieux du pouvoir d'achat des plus démunis. Les très riches continueront de percevoir des revenus délirants et indécents - en salaires, primes, stock-options et autres plan de retraite mirobolants. Tandis que les paradis fiscaux se réjouiront longtemps de s'en être tirés à si bon compte. Et tout cela pendant que la crise se mettra à durer et s'amplifier, que le chômage continuera à exploser et que les précarités ne cesseront de gagner du terrain.
Mais tout ce qui intéressait le petit président des français était de toucher la main du grand président américain - lequel continue d'appeler quant à lui à des plans de relance renforcés, en donnant lui-même l'exemple dans son propre pays. Qui croyez-vous ressortira de la crise en premier, et renforcé ?
Où l'on parle de : Quand le grand Obama ignore le petit Sarkozy
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Encore des mots toujours des mots
EDIT : Ne vous
embarrassez pas à lire ce billet, celui de Plume de presse est
bien meilleur - et c'est bien normal, c'est son métier
Cela dit, non
seulement il est meilleur, mais pour le coup, il est aussi
indispensable !
Si je suis élu président de la République, je ferai voter dès l'été 2007, une loi qui interdira la pratique détestable des golden parachutes, parce que c'est contraire aux valeurs qui sont les miennes... Eh oui !
Et non.
Souvenons-nous, dans son discours de prise de
fonction, le tout nouveau président avait indiqué que son mandat
serait guidé par douze
exigences, sur lesquelles il s'engageait solennellement. Sur
cette seule question, on peut considérer que ne sont pas respectés
les exigences suivantes (sept d'un coup !) :
2- "Respecter la parole donnée" ;
3- "Tenir les engagements" ;
4- "Exigence morale" ;
5- "Réhabiliter les valeurs du travail, de l'effort, du mérite, du
respect" ;
10- "Exigence de résultat" ;
11- "Exigence de justice" ;
12- "Exigence de rompre avec les comportements du passé".
Paroles, paroles :
Où l'on parle de : Rien que des mots !
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Hier soir, à
Saint-Quentin, devant un parterre de beuglants de l'UMP, le tout
petit président a plusieurs fois appelé au retour à une «
éthique du capitalisme », qui serait une « éthique de
l'effort, de la responsabilité, de l'honnêteté ».
«L'authenticité
se lit sur mon visage (...) personne ne m'a pris le doigt dans le
pot de confiture du mensonge » (Nicolas Sarkozy, conférence de
presse du 8 janvier 2008).
Après quelques
mois en eaux troubles, Nicolas Sarkozy s'enfonce à nouveau, et
rapidement, dans les eaux profondes et noires de
l'impopularité.
Nicolas Sarkozy

Il faut
commencer par donner une définition. Qu'est-ce que les
subprimes ? Pourquoi sont-ils à l'origine de la crise
financière ? 
Vincent Peillon a
une nouvelle fois, fait la preuve de tout son talent, a justifié
tous les espoirs que nombre d'entre nous, à gauche, peuvent placer
en cet homme d'envergure.

Cette
XXIXe édition des Jeux Olympiques, qui se déroulent donc à Pékin,
commencent on ne peut mieux pour la délégation française avec cette
médaille d'or que vient de décrocher Nicolas Sarkozy dans la
discipline reine de la Realpolitik.










C'est ma première
chaîne, une sorte de consécration pour un blogueur et donc, cette
fois c'est confirmé, j'existe dans la blogosphère. C'est que
jusqu'à il y encore quelques semaines, j'étais un blogueur
solitaire, je faisais mon petit bout de chemin sans me préoccuper
d'échanger avec mes petits camarades, que je lisais à l'occasion,
avec intérêt le plus souvent, parfois avec un grand plaisir, épaté
qu'il existe tant de talents, rassuré que l'esprit de vigilance
puisse survivre à l'élection du petit président. Je les lisais,
donc, mais ne m'occupais pas d'échanger avec eux, de tisser des
liens, de jouer un jeu dont j'ignorais tout.
5
juillet 2008 : Nicolas Sarkozy, président de la République et en
charge de la présidence française de l'Union Européenne, se rend au
Conseil National de l'UMP où il fait un discours : "Imaginons
un peu ce qu'il serait advenu de la France et de son débat
politique, lorsque nous avions des ministres communistes et des
dirigeants socialistes au gouvernement de la France. Heureusement
qu'il y avait l'Europe pour empêcher ceux-ci d'aller jusqu'au bout
de leur idéologie et de leur logique".
Le 27 juin 2008,
en France, un décret officialise la « création d'un
traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé
EDVIGE ». Il s'agit en particulier :
Ce matin, le
vénérable Embruns, blogueur populaire et sans talent, donne dans le
contre-pied imbécile.

Sur son blog,
dans son dernier billet, intitulé
Je
ne le nierai pas, 



Nicolas
Sarkozy a libéré la parole, les paroles, celle du jeune pêcheur
comme celle du visiteur dégoûté du Salon. La grossièreté de l'une
et de l'autre n'est que la conséquence de la volonté théorisée et
affichée de tourner en dérision l'apparat intime qui exige réserve,
modération et contrôle de soi pour pouvoir tout permettre, et se
permettre. Les répliques du président s'inscrivent dans un espace
qu'il a « déconstruit » et qui lui ressemble.
Souvenez-vous,
c'était il y a un peu moins d'un an. Le 18 mars 2007 à 19h30, peu
avant le début de France Europe Express, l’émission animée
par Christine Ockrent, le candidat de l’UMP aux
présidentielles, Nicolas Sarkozy, perdait ses nerfs :
"Personne n’est là pour m’accueillir. Toute
cette direction il faut la virer. Je ne peux pas le faire
maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ça ne va pas
tarder".
Mercredi 13
janvier au dîner du CRIF auquel il était convié, en déclarant
:"Le drame du XXème siècle, de ces millions d'êtres projetés
dans la guerre, la famine, la séparation, la déportation et la
mort, n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa
redoutable absence", Nicolas Sarkozy, décidément tout petit
président de la république laïque de France, a franchi les limites
de l'acceptable.


On ne compte plus
les déboires de la France depuis l'élection de son petit président.
Cela se confirme jour après jour, semaine après semaine, mois après
mois : Nicolas Sarkozy est un chat noir.