Sondage de droite : 8 franciliens sur 10 favorables à Huchon
Yves Jégo tient
un blog.
Yves Jégo est membre de l'UMP, député et maire de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) et ancien secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer dans le second gouvernement Fillon du 18 mars 2008 au 23 juin 2009.
Aujourd'hui, Yves Jégo fait activement la campagne de Valérie Pécresse candidate UMP pour les élections régionales en Ile-de-France.
Sur son blog, Yves Jégo a eu l'excellente idée de mettre en place un petit sondage tout à fait intéressant, où donc il nous pose la question suivante :
« La vie quotidienne des franciliens s'est-elle améliorée depuis 12 ans que M. Huchon préside l'IDF ? »
Mais voilà catastrophe. Plus de 5000 votes donnent un résultat auquel le pauvre Yves Jégo ne s'attendait certainement pas. Plus de 80% des votants semble penser que OUI, la vie quotidienne des franciliens s'est améliorée depuis 12 ans que M. Huchon préside l'IDF.

C'est ballot, quand même.
Zélé jusqu'au bout, le courageux et honnête Yves Jégo a depuis retiré l'accès à ce sondage.
Les dessous de la petite histoire vous seront narrés avec humour chez lui.
Permalien : 8 franciliens sur 10 favorables à Huchon
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Elections Régionales : le projet des socialistes

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Voici la version correcte du code à insérer :
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J'ai lu le projet de Jean-Paul Huchon pour l'Ile-de-France
C'est
hier que Jean-Paul Huchon a révélé son projet pour
la région Ile-de-France lors de la prochaine mandature.
Face à une droite qui pour tout projet propose une politique qui « sert les plus riches et défend les intérêts d'un clan », Jean-Paul Huchon propose de « conjuguer trois exigences : la justice sociale, l'impératif écologique, l'ambition économique » pour « une région qui protège, une région qui avance ».
Quand la droite met en place au niveau
national un bouclier fiscal qui protège les plus favorisés et
augmentent les taxes pour tous les autres, Jean-Paul Huchon déclare
l'ambition de « faire de la région un bouclier social »
:
- en soutenant les filières créatrices d'emplois et les PME en
difficulté ;
- en investissant massivement dans les transports et le logement
;
- en donnant à chacun les moyens d'accéder à une écologie de chaque
jour : mieux se chauffer, mieux manger, moins polluer.
Cette ambition est ensuite déclinée selon six axes clés :
1- Démocratie - « Gouverner, pour tous et non pour quelques-uns, avec tous et non en imposant. » Avec des élus qui rendent compte de l'évaluation de leurs actions et une région où sera instauré un droit de pétition régional. Une région où, par exemple, l'engagement de ne pas augmenter les impôts sera tenu.
2 - Transports - En trois ans, la région Ile-de-France a déjà fait pour les transports plus que l'Etat en trente ans. Cette politique doit être poursuivie, toujours de manière prioritaire, parce que « le transport c'est le lien qui unit les Franciliens. »Cela signifie moins de camions sur les routes (en utilisant plus intensément le fleuve et le rail), plus de véhicules électriques (en favorisant l'expérimentation et les usages), promotion du covoiturage, développer les complémentarité auto, vélo, train, bus, métro... sur un réseau de transport plus efficace et mieux développé, à la qualité de service renforcée. Est proposé en outre la gratuité pour tous les jeunes de moins de 26 ans non salariés.
3 - Justice Sociale - Il s'agit là du
logement (de la mise à disposition gratuite de terrains pour la
construction de logements sociaux au Pacte avec les maires
batisseurs, afin de parvenir à la construction de 60 à 70 000
nouveaux logements par an), de la santé (d'un plan de rénovation
des urgences hospitalières à un Pass contraception délivré à tous
les jeunes, en passant par l'aide à l'installation des personnels
de santé
et de la jeunesse (de l'aide à la
mutuelle santé à l'aide au logement, en passant par l'aide à la
formation).
Mais c'est aussi l'ambition d'ouvrir « 3 000 nouvelles places en hébergement d'urgence pour les personnes sans abri ».
Mais c'est aussi l'engagement pris de « diminuer de moitié le nombre de jeunes entrant sans qualification sur le marché du travail » [...] « lutter contre le décrochage scolaire et universitaire » [...] « doubler le nombre de places dans les dispositifs de 2ème chance ».
4 - Emploi et Innovation - Pour le soutien aux entreprises : 250 millions d'euros pour les fonds d'investissement régionaux ; 10 000 jeunes sensibilisés et formés à la création d'entreprise ; un fonds régional pour la transmission et la reprise d'entreprises ; doublement du nombre de couveuses, de pépinières et d'incubateurs...
Pour une meilleure qualification : doublement du nombre de places offertes par les Écoles de la 2ème chance ; renforcement du dispositif AVENIR Jeunes qui offre 20 000 places de formation pour les jeunes en insertion professionnelle ; une mobilité professionnelle facilitée et sécurisée ; connexion de tous les lycées et les centres de formation d'apprentis à l'internet très haut-débit ; davatange de places en internat pour les filles ; un soutien privilégié aux jeunes scientifiques ; un premier cycle universitaire plus accueillant...
5 - Ecologie - L'Ile-de-France est la première éco-région d'europe. Est proposée une action selon deux directions : le soutien aux entreprises pour réduire leur empreinte carbone en renforçant leur compétitivité, et l'organisation du développement de la production des énergies renouvelables. Seront lancés des partenariats de développement durable avec des entreprises pilotes portant sur des engagements ciblés. Seront signés avec les villes franciliennes des contrats locaux de développement durable qui permettront de financer des projets à valeur écologique et sociale.
Par ailleurs, afin de promouvoir une écologie sociale donnant les moyens à chacun d'adapter ses modes de vie et de consommation, la politique de la région s'orientera au profit des territoires écologiquement prioritaires, afin d'aider l'ensemble des Franciliens à devenir éco-acteurs : à chacun, au quotidien, les moyens de polluer moins et de consommer mieux.
6 - Vivre Ensemble - Faire vivre les solidarités par la promotion de l'initiative dans les quartiers c'est le doublement du Fonds régional de développement de la vie associative ; la création de 7 000 nouvelles places de crèche ; la nomination de médiateurs régionaux de l'endettement ; le soutien aux musiques actuelles ; un réseau de pôles régionaux de création ; la création d'un pass culturel régional ; l'ouverture de 100 espaces publics numériques de proximité ; l'installation de résidences d'artistes ; la nomination de médiateurs du logement ; la création de 150 jardins partagés ; le développement de pratiques sportives émergentes ; la création de la maison du sport ; la rénovation en synthétique des terrains de football et de rugby ; le financement de tout nouvel équipement sportif mis à disposition des lycéens ; le développement de l'accessibilité...
Vous voulez que je vous dise, voilà un bon projet, équilibré et cohérent, ambitieux et responsable, de gauche et moderne, le projet d'une équipe qui connait parfaitement la région Ile-de-France et en a une grande expérience.
Pour en savoir plus : www.huchon2010.fr
Où l'on parle de : Le projet de Jean-Paul Huchon
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Européennes : un mal pour un bien ?
Au commencement est
une lecture des résultats assez simple : l'UMP est le premier parti
de France, la droite pèse moins de 40% des voix, le Modem moins de
10% et l'hégémonie du PS sur la gauche a pris fin, au profit d'un
rééquilibrage avec les Verts.
Si l'on veut affiner un peu, il est possible d'ajouter que la gauche radicale est à son niveau habituel d'une dizaine de % et que l'extrême droite pointe tout juste au-dessus des 5%.
Abstention de contestation... et piège à cons
On ne peut cependant s'affranchir, en premier lieu, de constater le niveau record de l'abstention (60%), ce qui devient une très mauvaise habitude lors des élections européennes - le score était assez similaire en 2004 et pas si éloigné en 1999...
Sur ce sujet, on a coutume d'épargner le bon peuple en pointant du doigt l'incapacité des hommes politiques à intéresser les citoyens à la chose politique. Je crois qu'on n'a pas raison. Certes, le personnel politique n'est pas toujours enthousiasmant, certes les médias ont pour fâcheuse tendance à considérer qu'il est plus vendeur d'insister sur la forme et les petites phrases assassines, plutôt que sur le fond. Mais les citoyens ne sont pas des enfants et ils sont pleinement responsables de leurs manquements . Ils sont nombreux à choisir la facilité, à se gargariser d'un "tous des incapables, tous des pourris, élections pièges à cons"... Ils ont tort - et au final ce sont eux d'ailleurs qui en paient les frais.
Il reste que cette abstention est en soi une contestation. C'est l'Europe qui est perçue comme trop peu démocratique - et le contournement du peuple français sur la question du Traité Constitutionnel a ici pesé lourd. C'est la manifestation d'un rejet du sarkozysme et d'une droite dure spécialisée dans la casse sociale, enfermée dans un dogme libéral agonisant. C'est le désespoir d'une gauche divisée, jusqu'au Parti Socialiste lui-même, incapable d'offrir une offre politique alternative. C'est la sanction d'un Modem sans autre projet que la contestation populiste de l'establishment et la stratégie personnelle de son président. Et c'est même la lassitude des électeurs d'un vote extrême trop évidemment stérile.
L'abstention est tout cela à la fois. Au résultat, de cette volonté de renvoyer tout ce monde dos à dos, de ce refus de choisir, il reste que les urnes ont choisi pour le peuple abstentionniste et ont donné la victoire... à Sarkozy. Le piège s'est refermé et nous voici collectivement les pauvres cons d'un petit président qui se marre et qui nous en remercie.
Mais aucun piège ne se referme définitivement, bien au contraire...
Victoire de l'UMP et défaite cinglante de la droite
Mais le rire sarkozyste est jaune. Car si l'UMP obtient 28% des suffrages qui se sont malgré tout exprimés, plaçant cette formation très largement en tête de ce scrutin, c'est une victoire en trompe-l'oeil. Le parti du président a si bien siphonné la droite qu'il se retrouve parfaitement isolé, sans recours, un peu merdeux pour tout dire.
Dans la meilleure hypothèse, on pourra vouloir lui agréger le score de Libertas et mesuer une droite dépouillée à 33%, flanqué d'un Front National exsangue à 6,5%. Mais c'est pis que cela. : Il n'a échappé à personne que l'ensemble des listes qui se sont présentées lors de ce scrutin se sont unanimement positionnées, exceptées donc celle de l'UMP, en opposition frontale à Nicolas Sarkozy et à sa politique. Lequel Nicolas sarkozy, deux après son élection, se retrouve à ne pouvoir compté sur le soutien que d'un tout petit 28% des suffrages exprimés... c'est-à-dire 11% du corps électoral.
Autre manière de regarder le résultat de l'UMP, soi-disant fort de ses 28% : en Angleterre comme en Italie, la droite obtient 36% des suffrages ; en Espagne, elle flirte avec les 45% ; et en Allemagne, le parti de la Chancelière, Angela Merckel, manque de peu la barre des 50%...
Sarkozy a finalement bien travaillé, parvenant en deux ans à mettre la droite à son plus bas niveau jamais atteint. Ce n'est en aucun cas une victoire pour la gauche française, mais ça ouvre des perspectives.
La baudruche dégonflée du Modem
Des perspectives d'autant plus intéressante que le Modem se retrouve aujourd'hui à 8,5%, quatrième force politique en France, très loin derrière les listes du Parti Socialiste et d'Europe Ecologie, qui pèse chacun près de deux fois plus lourd. Le constat est simple, un parti qui a pour ambition de se positionner sur l'électorat de centre gauche ne peut y parvenir avec un leader de droite.
Depuis hier soir jusqu'à ce matin, l'ensemble des personnalités du Modem qui se sont exprimées font porter le chapeau de la défaite au seul François Bayrou. Mais voilà, jusqu'à preuve du contraire, le Modem c'est François Bayrou et son obsession présidentielle : ils ne voudront ou ne pourront faire sans lui - et c'est regrettable car il y a très certainement un espace politique à occuper au centre gauche, un espace politique qui néanmoins ne saurait s'incarner en un homme de droite, libéral, autoritaire et dévoré par son ambition.
Les électeurs du Modem se sont détournés de François Bayrou, le Modem saura-t-il se détourner de son président pour se mettre en phase avec son électorat ? On peut en douter et le constat demeure d'un Modem isolé et à bout de force, sans autre perspective que le désastreux cavalier solitaire d'un homme qui ne saurait cesser de croire en son destin - car il ne faut pas s'y tromper, pour François Bayrou, après 2012, il y aura encore 2017...
La fin de l'hégémonie du Parti Socialiste sur la gauche
Si le Modem s'effondre de ne s'incarner qu'en un seul, le Parti Socialiste subit une autre sorte de revers, tout aussi cinglant, et qui est la rançon méritée de ses divisions internes. Pas plus qu'en 2007 Ségolène Royal n'avait été en mesure d'unir le Parti Socialiste derrière sa candidature, Martine Aubry n'a été de le faire à l'occasion de ce scrutin européen. Et de même qu'en 2007, il s'agissait d'une responsabilité collective que se devait d'assumer la candidate, il s'agit aujourd'hui encore d'une défaite collective dont Martine Aubry a la charge de tirer toutes les conséquences.
Il ne s'agit pas de donner dans le lynchage et de faire tomber dans les têtes, ainsi qu'en appellent ici ou là quelques rares enragés revanchards. Il s'agit bien au contraire d'en appeler à la responsabilité de chacun et de faire en sorte que le Parti Socialiste dans son ensemble se refuse à jouer la belle. C'est à cette condition unique que le Parti Socialiste deviendra audible, et utile à la gauche en portant haut et fort un projet alternatif ambitieux.
Il est plus que temps que le Parti Socialiste se réinvente. Plus que temps que le Parti Socialiste occupe toute sa place à gauche, ancré au coeur même de la gauche.... et en finisse avec une sociale-démocratie trop timide et à bout de souffle partout en Europe. Plus que temps que la gauche s'ouvre à l'écologie politique, c'est-à-dire prenne le temps de comprendre de quoi il s'agit.
L'écologie politique, deuxième pilier de la gauche
Pour les Verts français, c'est la fin de la clarification : c'est en s'ancrant résolument dans la gauche qu'Europe Ecologie est parvenu à devenir cette seconde jambe dont la gauche à tant besoin - et il est important de noter à ce titre que le score désastreux de Modem est aussi l'échec cuisant de Corinne Lepage et de la tentation aberrante de promouvoir une écologie qui ne serait ni de droite ni de gauche, une écologie qui ne serait pas politique.
Les Verts sont aujourd'hui face à leur responsabilité. Et celle-ci est double. D'abord, responsabilité d'assumer enfin d'être une composante à part entière de la gauche, ce qui signifie d'accepter le Parti Socialiste comme son premier partenaire plutôt que de contribuer à une division qui n'a jamais fait le jeu que de la droite. Ensuite, responsabilité d'explication d'un projet assumé dans toutes ses dimensions et dans toute sa complexité - même si parler d'un amour partagé pour les petites fleurs, et qu'on peut mieux voir du ciel quand il n'est pas pollué, est électoralement plus porteur.
Pour l'écologie politique, urgence sociale et urgence écologique ne se distinguent pas, sont un seul et même cri qui s'oppose à un libéralisme économique structurellement incapable d'intégrer à la prise de décision, aussi bien micro que macro-économique, les coûts des externalités et les coûts de long terme, c'est-à-dire spécifiquement les coûts qui affectent directement ou indirectement l'humain : le social est un environnement, comme l'environnement est social. L'écologie est de gauche ou bien n'est pas !
De la même manière, il faut admettre que si les socialistes doivent réviser très profondément leur credo d'une croissance économiquement et socialement porteuse, les écologistes ne sont pas mieux inspirés lorsqu'ils parlent de décroissance. La réalité est que la croissance du PIB - ou sa décroissance - est un très mauvais instrument de mesure en ce qu'il ne nous dit rien de l'humain et de ses conditions de vie. C'est à cela, entre autres petites choses, qu'il nous faut désormais apprendre à travailler ensemble.
Aujourd'hui, socialistes et écologistes pèsent 33%, ce qui en fait potentiellement la première force politique française, pour peu qu'ils apprennent à se parler, qu'ils admettent avoir pour ambition commune l'invention de la gauche du XXIème siècle et de son projet.
Oui, il est plus que temps de réaliser qu'il ne saurait y avoir de socialisme moderne hors l'écologie politique ni d'écologie politique hors le socialisme. Plus que temps qu'émerge une gauche qui aurait enfin intégré dans sa pensée politique que l'urgence écologique et l'urgence sociale sont les deux faces de la même pièce ; que cette pièce a pour nom économie de marché régulée - parce que le libéralisme n'aura jamais d'autre vision que celle du profit à court terme ; qu'il s'agit donc pour la puissance publique - l'Etat mais pas seulement - d'internaliser dans les transactions marchandes et les investissements publics et privés le coût des externalités de moyen et long terme que sont les dégradations du tissu social et les dégâts causés à l'environnement ; que l'ambition d'une gauche moderne sera de rééquilibrer le marché - qui n'est qu'un instrument à façonner - au profit d'une meilleure prise en compte du bien-être des hommes dans leur environnement, c'est-à-dire de chaque homme et femme sur l'ensemble d'une planète qui est notre unique capital.
Alors, je veux me joindre à cet unique slogan : Au boulot, bordel !
Où l'on parle de : Un mal pour un bien ?
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Le 7 juin, je vote socialiste et européen
Arrêt sur
les Mots a lancé une chaîne qui me botte, à laquelle donc je
vais répondre sans attendre d'y être invité - sinon je pourrais
attendre longtemps, ce blog étant désormais connu pour son état
végétatif.
[EDIT : afin de n'avoir pas trop l'air de taper l'incruste dans la chaîne, j'avais eu l'audace - je crois que ça ne se fait pas du tout - de réclamer à Nicolas 1er de bien vouloir me taguer. Ce qu'il a fait aussitôt et je peux désormais, après l'en avoir remercié, poursuivre le coeur léger la rédaction de ce billet.]
Ladite chaîne s'intitule donc Votez et faîtes voter pour votre Europe !... à laquelle il s'agit de répondre via trois petites questions : C’est quoi l’Europe pour toi ? Que peux-tu écrire à tes lecteurs pour les encourager à aller voter dimanche 7 juin ? Quelle liste représente les idées que tu veux voir défendre au Parlement européen ?
C’est quoi l’Europe pour moi ?
L'Europe, selon moi, c'est d'abord pour un homme de gauche une évidence, le sens naturel de l'histoire. C'est le chemin d'une abolition des frontières et de l'élargissement des communautés humaines. C'est l'Histoire en marche. L'Europe c'est la mise en place d'une organisation politique plus large que les vieilles petites nations européennes, un espace plus grand pour vivre mieux ensemble plus nombreux, et plus riches de nos différences.
Et si l'Europe est l'Histoire en marche, elle est aussi l'Histoire qui retrouve sa mémoire, toute sa mémoire. Car si quelques siècles de chrétienté ont tissé des fils le long d'un axe qui va de l'Espagne à la Pologne, en passant par le Nord, le berceau de notre civilisation prend sa place autour de la Méditerranée, et plus précisément sur ses rives orientales, cette partie de la Méditerranée où se sont épanouis les empires grec et romain, byzantin et ottoman, depuis Rome jusqu'à Jérusalem, en passant par Istanbul qui fut, un millénaire durant, Constantinople (appelée aussi la Nouvelle Rome).
Bon, ça c'était pour me faire un petit plaisir, parce que n'en déplaise à l'UMP qui n'est jamais à un populisme ni une contradiction près, ce n'est certainement pas le sujet de ces élections, ni de la prochaine décennie. J'en profite pour rappeler que le monde musulman est à peu près aussi divers que la chrétienté, au point qu'il y a autant de ressemblance entre un sunnite ottoman (dont les origines sont à rechercher dans les plaines de l'Asie centrale) et un chiite arabe,, qu'entre un orthodoxe grec et un catholique polonais (même plombier).
Mais l'Europe, c'est aussi, aujourd'hui, la dimension minimale qu'il faut avoir pour peser un peu sur la marche du monde et ses nécessaires régulations - politiques, économiques et sociales. Je suis de ceux qui pensent que depuis une bonne quinzaine d'années, la construction européenne a emprunté de biens mauvaises directions, de Maastricht au traité de Barcelone. Mais on a toujours tort d'être en retard d'un combat et se complaire dans le ressassement de ce qu'il aurait fallu faire, plutôt que de se contraindre à construire à partir d'une réalité qui nous est aujourd'hui imposée. Ainsi en est-il du débat entre ouiouistes et nonistes, inutile et contre-productif ; il s'agit de prendre l'Europe telle qu'elle est aujourd'hui pour la transformer, et d'abord l'arracher aux mains des apprentis sorciers de la dérégulation économique.
Bref, pour moi, l'Europe est un chemin à tracer.
Que puis-je écrire à mes lecteurs pour les encourager à aller voter dimanche 7 juin ?
Un mot : DEMOCRATIE !
L'Europe est trop peu démocratique, c'est un fait. Un autre est qu'elle n'est tournée que trop peu vers les hommes et les femmes qui la peuplent. S'abstenir n'aura jamais d'autre effet que de renforcer cette situation, pour le plus grand plaisir des puissants qui n'apprécient rien tant que les peuples ne se mêlent pas de leurs petites affaires, affaires qui consistent essentiellement à s'engraisser sur leur dos. A jouer les autruches, vous risquez tout simplement d'être les dindons de la farce européenne.
Avec un peu de talent, un dessin vaut bien mieux que de longs discours. Aussi je vous renvoie à l'illustration de ce billet - et en profite au passage pour saluer mon ami SaT. Vous noterez qu'il est rappelé que cette élection ne comporte qu'un seul tour : c'est le 7 juin; et seulement le 7 juin !...
Quelle liste représente les idées que je veux voir défendre au Parlement européen ?
Je vote à gauche et ne voterai jamais que pour des gens qui ont l'ambition de construire. Ça simplifie grandement la question en réduisant l'éventail des possibles de 28 listes (je vote dans la région Ile-de-France) à seulement 3 : la liste du Parti Socialiste, celle du Front de Gauche (le Parti de Gauche de Mélenchon et le PCF) et celle d'Europe Ecologie (les Verts et José Bové ).
Selon moi, si on se préoccupe de voter à gauche et d'avoir une ambition pour l'Europe, seules ces trois listes sont envisageables. Il est à ce propos heureux de constater que la poupée médiatique Besancenot semble en passe de se dégonfler.
Notons également, et en passant - parce que c'est important - que c'est la somme des scores de ces trois listes qu'il s'agira au soir du 7 juin de comparer au score de l'UMP afin d'avoir un aperçu des états respectifs de la gauche et de la droite sur la scène politique française.
Quant au Modem, il suffit de remarquer qu'une fois de plus celui-ci n'a rien à proposer que son éternelle et vaine posture centriste - et si Bayrou est au centre, c'est à mi-chemin entre Le Pen et Besancenot, au centre des candidats autoproclamés "anti-système". L'Europe ? Vous avez récemment entendu Bayrou parler d'Europe ?
Pour ce qui me concerne, je vais sans
surprise voter pour la liste socialiste. Pour trois raisons :
1- Les candidats des listes socialistes s'inscrivent dans un projet
résolument européen, commun aux 33 partis membres (socialistes,
sociaux-démocrates, travaillistes et progressistes) du Parti
Socialiste Européen. Un projet tourné vers les citoyens et pour une
autre Europe. Un projet à la fois réaliste et ambitieux, tourné
vers le XXIème siècle et qui met en avant 71 propositions
concrètes et immédiatement applicables, qui constitue une vraie
réponse à la crise économique actuelle.
2- Sans parler de l'aberrante cohabitation sur les listes d'Europe
Ecologie de Daniel Cohn-Bendit et de José Bové, il n'est plus
question pour moi de voter pour des partis qui, pour des raisons
tactiques, se refusent à considérer le Parti Socialiste comme un
partenaire au sein de la gauche ; une attitude qui revient à
rejeter une bonne grosse moitié de la gauche, condamnant de facto
celle-ci à demeurer éternellement dans l'opposition. Avec le PS, la
gauche pèse autour de 45% et ce n'est déjà pas assez... mais sans,
elle ne dépasse pas les 20 ou 25% !!! Or, n'en déplaise au PCF et
aux Verts, et maintenant au Parti de Gauche de Mélenchon (qui était
un cadre du PS il y a encore six mois), c'est bien du peuple de
gauche que le Parti Socialiste obtient sa base électorale.
3- La situation politique française actuelle est largement
exceptionnelle, au point que toute occasion de lutter contre le
sarkozysme est à saisir avec un sentiment d'urgence. Or, tout le
monde l'aura compris, Sarkozy tirera médiatiquement argument des
situations respectives de l'UMP et du PS pour renforcer ses
positions. Si l'écart entre ses deux partis s'avère important, au
profit du premier, non seulement Sarkozy s'en prétendra légitimé
pour aggraver la casse sociale, mais il se retrouvera également de
facto en bonne position pour remettre ça en 2012. Je me refuse à
prendre le risque, en contribuant à l'éparpillement des voix à
gauche, de lui faire ce cadeau politique.
C'est une chaîne, il me faut donc y convier les prochains participants. Sont nommés : Rimbus, comme d'hab' ; Juan, parce que je suis curieux de sa réponse ; Hypos, pour voir ; Laure, pour changer ; et puis Ronald... parce qu'il le vaut bien.
[EDIT : Et puis aussi Eric bloggeur citoyen, parce qu'il commente plus vite qu'un octet lancé dans le cyberespace... et Le coucou de Claviers, parce que j'aime bien sa plume.]

© La République des Fourmis par SaT - Reproduction interdite sans autorisation de
l'auteur
Où l'on parle de : Socialiste et européen
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Le Manifeste du Parti Socialiste Européen
Via son Manifeste, le Parti Socialiste Européen s’engage auprès des citoyens européens dans une démarche unitaire de ses 33 partis membres - socialistes, sociaux-démocrates, travaillistes et progressistes - avec pour objectif de créer une société plus juste et plus protectrice, prête à relever les défis qui sont devant nous, en disant : « Pour une autre Europe : les citoyens d’abord ! ».
En savoir plus pour voter informé, le 7 juin : Téléchargez le Manifeste
Ou bien lire une présentation du Manifeste du PSE : Demandez le programme
Où l'on parle de : Le Manifeste du Parti Socialiste Européen
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Découpage électoral et tripatouillage démocratique
Il y a beaucoup à
dire à propos du découpage électoral, mais la première chose qu'on
omet trop souvent de dire est que c'est d'abord un problème
mathématique avant d'être une question politique. Le problème du
découpage électoral est un problème d'optimisation combinatoire
sous contraintes.
Je ne vais pas faire long sur ce point - vous
refuseriez de me suivre. Simplement dire qu'il s'agit simplement
:
- dans un premier temps de répartir les 577 sièges de députés entre
les départements français de manière optimale, c'est-à-dire afin
que partout, autant que faire se peut, un député représente le même
nombre d'habitants ;
- dans un second temps, de découper chaque département français en
plusieurs circonscriptions - autant qu'il dispose de députés - de
sorte que chaque circonscription couvre une population équivalente
aux autres.
Pour cette dernière opération, il s'agit de fixer des contraintes supplémentaires d'homogénéité, c'est-à-dire qu'on cherchera à minimiser la concavité des circonscriptions - dans les schémas ci-dessous, on préférera la situation A à la situation B :

Une fois qu'on entre en sus quelques éventuelles contraintes géographiques - ne pas franchir tel fleuve ou telle montagne, ne pas couper tel village en deux... -, le mathématicien fera tourner ses outils, et l'on obtiendra un découpage optimal, garanti sans charcutage.
Mais ce n'est pas le chemin choisi en Sarkofrance et toutes les suspicions en deviennent légitimes. On assiste déjà à un début de polémique entre l'opposition socialiste et le Alain Marleix, le secrétaire d'Etat aux collectivités territoriales, chargé du découpage électoral. Les premiers ayant fait remarqué que sur les 33 circonscriptions supprimées dans le projet gouvernemental, 23 sont actuellement détenues par la gauche et 10 par la droite, le second a rétorqué qu'en réalité les chiffres sont respectivement 18 et 15.
Je vous l'annonce ici, c'est le décompte de Alain Marleix qui est faux. Car voici comme il procède :

Sur ce département, Mr Morlaix a décidé de supprimer la circonscription C. Tout naturellement, le voici donc qui décompte une circonscription UMP de supprimée. Certes, mais il faut donc bien maintenant répartir les électeurs correspondants dans les trois autres circonscriptions... Il ne suffit alors au charcutier Morlaix que de bien répartir les bureaux de vote pour obtenir la situation suivante :

Où donc l'on constate qu'en supprimant une circonscription acquise à l'UMP, on se retrouve avec un département qui avait deux député PS et deux députés UMP et qui risque fort la prochaine fois d'avoir trois députés UMP contre aucun pour les socialistes. Et c'est donc bien en réalité deux circonscriptions socialistes qui ont été supprimées, tandis que l'UMP en gagnerait une.
Inutile d'en dire davantage pour comprendre à quoi nous sommes en train d'assister et qui consiste à rendre toute alternance de plus en plus difficile, le pouvoir étant de fait confisqué par Nicolas Sarkozy et sa horde de députés UMP - et ce dans une République où nous savons déjà que le Sénat ne saurait échappé à la droite tant le mode de scrutin lui est favorable, au mépris là encore de toute règle démocratique.
Pour ceux qui voudraient aller un peu plus loin, les articles sur Wikipedia sont relativement bien fichu - celui-ci et celui-là. Le mieux étant de se procurer le bouquin de Michel Balinski, Le suffrage Universel Inachevé.
Où l'on parle de : Tripatouillage démocratique
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Elections européennes : demandez le programme
Le dimanche 7
juin 2009, les citoyens européens des 27 pays membres de l'Union
européenne sont appelés à voter pour désigner les 785 députés qui
siégeront pour cinq ans au Parlement de l'Europe, situé à
Strasbourg.
En France, ce sont 72 de ces 785 députés qui sont à désigner dans les 8 grandes circonscriptions : Nord-Ouest, Est, Ouest, Ile de France, Massif central-Centre, Sud-Est, Sud-Ouest et Outre-mer. Le scrutin est un scrutin proportionnel à un seul tour, où seules les listes ayant obtenu au moins 5% des voix peuvent prétendre à avoir des élus.
En France, cependant, on semble n'avoir toujours pas bien réalisé l'importance de cette élection, alors même que beaucoup du quotidien des européens, et donc des français, se décide au niveau européen, et notamment par un parlement qui obtient progressivement de plus en plus de pouvoirs. Or, et la crise actuelle en donne une illustration cruelle, nous avons plus que jamais besoin d'une autre Europe, autre que celle qui, traité après traité, se limite à ériger le libre-échangisme comme seul horizon économique. Nous avons besoin d'une Europe d'harmonisation fiscale et sociale afin que l'Europe se donne enfin les moyens d'agir politiquement pour les citoyens européens. Mais il n'y aura d'autre Europe que via un changement de majorité au parlement européen. Pour réorienter l’Europe, il faut d’abord envoyer au Parlement de Strasbourg une majorité de députés de gauche.
Nicolas s'étonne qu'à moins de deux mois maintenant de l'élection, on ne connaisse rien des programmes. Il a partiellement raison. La campagne n'a en effet pas commencé, du moins en France, et c'est regrettable tant les enjeux sont essentiels, cruciaux ! Et la droite - celle de l'UMP comme celle du Modem - ira cette fois encore au scrutin sans programme, sans même ouvrir de perspectives. Quant à l'extrême-gauche, elle se cantonnera à donner dans la récupération des protestations nationales, tant elle n'a rien à proposer, tant d'ailleurs elle n'a jamais cru en l'Europe.
Pourtant, le fait que les 33 partis membres (socialistes, sociaux-démocrates, travaillistes et progressistes) du Parti Socialiste Européen se soient mis d'accord sur une plateforme programmatique commune - le Manifesto - constitue un événement majeur, propre à nourrir quelques espoirs et à provoquer une certaine dynamique.
Cela s'appelle “Citoyens
d’abord: un nouveau sens pour l’Europe” et
ce sont 71 propositions détaillées et
cohérentes, articulées entre elles par six grandes ambitions
:
I- Relancer l’économie et éviter le retour des crises
financières ;
II- Faire progresser la justice dans la nouvelle Europe sociale
;
III- Mettre l’Europe en tête de la lutte contre le changement
climatique ;
IV- Parvenir à l’égalité des sexes en Europe ;
V- Donner à l’Europe une politique d’immigration pour
le progrès ;
VI- Faire de l’Europe un partenaire fort pour la paix, la
sécurité et le développement.
Par ailleurs, le 12 mars dernier, les
socialistes français ont adopté - à la quasi-unanimité par le
Bureau national et le Conseil national - un texte
d’orientation "Donner une nouvelle direction à
l'Europe", visant à enrichir le manifeste européen. Un texte
organisé comme suit :
I- Nouveau monde, nouvelle Europe ;
II- Le bilan accablant de la droite ;
III- Le Manifeste des socialistes en faveur d’un autre modèle
de développement ;
IV- Avec le vote socialiste, les européens peuvent changer
l’Europe.
et qui évoque, en sus des propositions du Manifesto :
- L’augmentation du budget de l’Union [...] pour donner
leur pleine efficacité aux politiques de solidarité et de
préparation de l’avenir ;
- La reconnaissance pour l’UE du droit de lever des emprunts
pour financer ses investissements lourds à long terme ;
- L’harmonisation des fiscalités, à commencer par celles des
entreprises pour lutter contre le dumping fiscal et le dumping
social, condition nécessaire à l’arrêt des délocalisations
abusives à l’intérieur de l’Union Européenne ;
- La définition d’une politique de juste échange, par une
politique commerciale européenne ajustée pour permettre à la fois à
nos industries les plus exposées de préserver leurs emplois en se
modernisant, aux pays les moins avancés de continuer à se
développer, et aux normes internationales du travail et de
l’environnement de s’appliquer dans les processus de
production ;
- La coordination des politiques économiques [...] et la refonte
encore insuffisante du pacte de stabilité ;
- Une Europe forte avec une vraie défense européenne et non cette
subordination au commandement intégré de l’OTAN que Nicolas
Sarkozy impose à la France.
Et ainsi, les socialistes français disposent-ils aujourd’hui de deux textes fondamentaux, et programmatiques, pour entamer la campagne des élections européennes. Ne manque plus qu'à rendre tout cela visible et audible. Et en particulier à surmonter l'habituelle frilosité médiatique vis à vis des campagnes électorales européennes - mais c'est sans doute parce que, fondamentalement, l'Europe est et demeure une idée de gauche. Et en réalité, d'une manière ou d'une autre, tout autre vote que le vote socialiste est un vote contre l'Europe - cette Europe démocratique et sociale qui est en définitive la seule Europe des citoyens.
Où l'on parle de : Demandez le programme
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La proposition 5 du Manifeste socialiste européen : un programme européen de développement des réseaux de transport d’énergie et de transport de données à large bande
Le 7 juin prochain, lors
des prochaines élections européennes, les citoyens d’Europe
auront à faire un choix politique fondamental. Chaque électeur aura
à choisir entre la conception du Parti Socialiste Européen
d’une Europe de progrès, dans laquelle les citoyens, les
Etats et les pouvoirs européens travaillent ensemble pour répondre
aux aspirations de tous ; et une Europe de droite, où
l’avenir de nos pays et de nos concitoyens serait remis au
jeu du marché.
En effet, à l'occasion de cette élection, le
Parti Socialiste Européen s’est engagé auprès des citoyens
européens dans une démarche unitaire visant à créer une société
plus juste et plus protectrice, prête à relever les défis qui
sont devant nous, en disant : « les citoyens d’abord
». Adopté à l’unanimité par les 33 partis membres -
socialistes, sociaux-démocrates, travaillistes et progressistes -,
le Manifeste
du PSE constitue à cet effet un programme d’action
commun, qui s'engage plus précisément à :
I- Relancer l’économie et éviter le retour des crises
financières ;
II- Faire progresser la justice dans la nouvelle Europe sociale
;
III- Mettre l’Europe en tête de la lutte contre le changement
climatique ;
IV- Parvenir à l’égalité des sexes en Europe ;
V- Donner à l’Europe une politique d’immigration pour
le progrès ;
VI- Faire de l’Europe un partenaire fort pour la paix, la
sécurité et le développement.
Ce programme est décliné en 71 propositions détaillées et cohérentes. Des blogueurs, engagés dans cette importante campagne électorale visant à proposer aux citoyens européens un nouveau sens pour l'Europe, se proposent de vous les présenter au long d'une chaîne dont ils seront donc les 71 maillons - et dont j'ai l'honneur d'être ici le cinquième.
Ainsi, dans le chapitre Relancer
l’économie et éviter le retour des crises
financières, un premier sous-chapitre se propose de
Donner un cadre aux marchés financiers pour
l’économie réelle, l’emploi et la croissance dans
lequel :
1- Timothée
a présenté la proposition : Relancer l’économie et éviter
le retour des crises financières ;
2- Abadinte
a présenté la proposition : Mettre fin aux paradis fiscaux
;
3- Maxime a
présenté la proposition : Réformer l’architecture
financière mondiale.
Le second sous-chapitre évoque pour sa part
Une stratégie européenne pour une croissance écologique et
innovante, créatrice d’emplois dans lequel :
4- Back2basics a
présenté la proposition : Doter l’Europe du système de
transports le plus efficace, le plus économique et le plus
écologique ;
5- Je suis quant à moi chargé de vous présenter la proposition :
Elaborer un programme européen de développement des réseaux de
transport d’énergie et de transport de données à large
bande :
Nous appelons à un programme européen de développement des réseaux de transport d’énergie et de transport de données à large bande, indispensables à l’économie européenne de demain. Les parcs à éoliennes en mer, par exemple, exigent de nouveaux réseaux de transport transfrontières. La vitalité économique des zones rurales, dans toute l’Europe, dépend de l’accès à la communication large bande. Des milliards d’euros d’investissements s’imposent donc dans tout le continent. La Banque Européenne d’Investissement, qui finance déjà les infrastructures énergétiques et de télécommunications, pourrait s’engager sur une plus grande échelle. L’injection de fonds structurels communautaires dans ces domaines d’avenir doit aussi être prévue.
La proposition a le mérite d'être tout à fait explicite, et est sans conteste très pertinente, en ce qu'elle est à la fois utile à la création d'un espace européen tourné vers les citoyens, efficace économiquement par la programmation d'investissements productifs d'avenir et écologiquement soutenable. Elle est donc parfaitement en phase avec cette ambition d'une croissance à la fois écologique et innovante, créatrice d’emplois, dont les citoyens européens - mais également les citoyens du monde - ont le plus grand besoin.
C'est qu'il s'agit bien de cela, au travers des 9 propositions de ce sous-chapitre, de la mise en place d'une stratégie européenne visant à créer 10 millions de nouveaux emplois à l’horizon 2020, dont 2 millions pour le seul secteur des énergies renouvelables, stratégie d'avenir qui donnera à l’Europe le leadership mondial de l’innovation et des nouveaux produits et nouvelles technologies durables.
De la même manière, l'efficacité énergétique contribuera à cette stratégie, tout en réduisant la facture énergétique des foyers européens, manière - pertinente là encore - d'améliorer leur pouvoir d'achat. Mais de cela, c'est mon ami Rimbus qui va se faire un plaisir de vous en parler, puisque le voilà présentement chargé de poursuivre cette chaîne de campagne.
J-67 pour Changer l'Europe !
Où l'on parle de : La proposition 5 du Manifeste socialiste européen
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Elections Européennes : tous ensemble !
Un billet en forme de
coup de gueule, suite à celui
d'Antoine, qui s'énerve encore après Martine Aubry parce que
dans une petite video de 7 secondes, où celle-ci est censé déclamer
le slogan de la campagne européennes des socialistes européens -
Manifeste du Parti Socialiste Européen, Citoyens d'abord, un
nouveau sens pour l'Europe - la première secrétaire du Parti
Socialiste français ne fait pas une prestation phénoménale - et
c'est en effet le moins qu'on puisse dire.
Mais cela vaut-il d'en faire des tonnes, de l'accabler de tous les maux, de laisser entendre qu'elle n'y croirait pas, qu'elle irait à la bataille électorale sans enthousiasme, de donner dans le très lourd en écrivant que «là, on dirait que tu vends du poisson avarié sur le port de Boulogne, que t'as honte de ta marchandise, que tous les clients puent du bec, qu'en plus le poisson ça colle aux mains et ça laisse traîner des écailles partout. »
Une bien grosse colère pour sept petites secondes ! Au point qu'on pourrait se demander ce que ça cache, un tel acharnement. Parce qu'avec un peu de bonne foi, il était possible de mettre en avant du plus reluisant, du plus enthousiasmant, du plus positif pour un Parti Socialiste qui entre en campagne. Le chemin à faire n'était pas très long :
Je vais me garder de rappeler ici l'incapacité ségolienne à prononcer un discours en ayant un peu plus de charisme d'une huitre, ne pas laisser entendre qu'il ne s'agirait là, encore et toujours, que de cette aigreur post congrès de Reims, qu'il ne s'agit pas simplement d'espérer en une défaite électorale aux européennes un chemin favorable vers la présidentielles, taper dès aujourd'hui sur Martine pour mieux préparer Ségolène.
Je vais également m'abstenir de relever la présence d'un certain Michel Rocard sur la bannière du blog d'Antoine et ne pas raviver le souvenir d'un homme talentueux dont les mémorables incapacités médiatiques condamnèrent les ambitions - les rocardiens clamant alors que ce n'était pas là l'important, que c'était un mauvais procès...
Non, je vais me contenter de rappeler que les élections européennes se tiendront maintenant dans deux mois - le 7 juin. Rappeler aussi que ce sont des élections on ne peut plus importantes, que de la couleur du parlement européen dépendront beaucoup les orientations européennes des prochaines années - plus de libéralisme ou plus de régulations, plus de laisser-faire ou plus de protections sociales... Des orientations qui auront un impact certain sur la vie des européens et à commencer par les plus fragiles d'entre nous, laissés pour compte d'une Europe livrée aux puissances du marché.
Il ne s'agit ni de Martine ni de Ségolène. Il ne s'agit pas de politique franco-française et encore moins des bisbilles internes au Parti Socialiste. Il s'agit de faire gagner la gauche en Europe, et pour ce qui nous concerne, il s'agit de faire que le Parti Socialiste, porteur en France du Manifeste, fasse le meilleur score possible.
Et d'ailleurs, ne nous y trompons-pas, le seul effet d'un mauvais score des socialistes en France sera d'ouvrir un boulevard à Nicolas Sarkozy jusqu'à 2012 - et on se contrefichera alors de savoir si c'est Martine ou Ségolène, Dominique ou François qui prendra la claque : ce sont de toute façon les français, et d'abord les plus démunis, les précaires, qui la prendront pleine face.
Je ne résiste pas à rappeler une dernière chose. Il y a deux ans, à cette même date, j'avalais tous les jours des couleuvres, pestant par devers moi qu'il faille aller à la présidentielle avec une candidate que je jugeais proche de la nullité. Je n'en disais mot, pourtant. Au contraire, j'étais solidaire à 200%, sur ce blog comme sur les marchés, parce qu'il s'agissait avant toute chose de tenter de contribuer à la victoire de la gauche, malgré tout, malgré ce que je pensais de notre candidate, de son phrasé pompeux, de ses intuitions catastrophiques, de son programme timoré...
Alors oui, Antoine, tu as raison. Je crois que maintenant ça suffit ! Retroussons ensemble nos manches et faisons cette campagne. Déjà, certains d'entre nous se sont mis au boulot, via une chaîne visant à expliquer et défendre les 71 propositions du Manifeste. Ça me semble une démarche un brin plus positive que de discourir sur les qualités charismatiques de la poissonnière du port de Boulogne...
Où l'on parle de : Elections Européennes
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Des primaires à gauche ?
Afin
de désigner le candidat de la gauche à l'élection présidentielle de
2012, il me semble évident qu'il faille en passer par des primaires
ouvertes aux sympathisants. Evident parce qu'un candidat léfitimé
par le vote d'une poignée de millions d'électeurs serait en
meilleure position, mieux à même de créer une dynamique
victorieuse, qu'un candidat désigné au sein de son propre parti par
une ou deux centaines de milliers de militants.
Il est même évident qu'il devrait s'agir de désigner le candidat de la gauche, désignation à laquele serait convié l'ensemble du peuple gauche, plutôt que du seul candidat socialiste par les sympathisants socialistes, afin que la gauche se présente unie pour affronter le ou les candidats de la droite.
A ce stade, on peut toutefois fortement douter très fortement que les Verts et le Parti Communiste consentent à prendre part à cette aventure, ils considèreront avoir trop à perdre à n'être pas directement représentés à l'élection présidentielle - et je n'évoque pas même le cas Besancenot, dont le NPA n'a aucune intention de s'inscrire dans une démarche collective de toute la gauche et dont le seul objectif électoral est de scorer : à 10%, le facteur sera content et se contrefout de ce qu'il pourra advenir ensuite.
Il faudra pourtant essayer, tenter de convaincre l'ensemble des partis de la gauche de se mettre d'accord sur l'organisation de primaires ouvertes à tout le peuple de gauche et à l'issue desquelles un candidat unique serait désigné et une plateforme de gouvernement commune serait élaboré. On pourrait même imaginer que les résultats de telles primaires fourniraient une base pour la désignation des candidats aux législatives, qui suivront immédiatement les présidentielles.
Cependant, si une telle démarche collective s'avérait impossible - ce qui serait tout à fait regrettable - cela ne devra pas fournir prétexte aux socialistes à se replier sur eux-mêmes, et il faudra alors organiser des primaires ouvertes aux sympathisants socialistes pour la désignation du candidat socialiste - cela devrait d'ailleurs permettre à celui-ci de partir avec un surcroit de légitimité sur l'ensemble des autres candidats que les autres partis de gauche désigneront dans leur coin, et limiter donc la déperdition de voix lors du premier tour de la présidentielle.
Voilà pour le principe. Reste à déterminer quelques modalités, et en particulier ce qu'est un sympathisant socialiste. La réponse est là plutôt simple : il s'agit de toute personne de plus de 16 ans qui se déclarera comme tel, et à la seule condition qu'elle soit résidante en France depuis au moins cinq ans. 16 ans afin d'associer le plus largement possible une jeunesse à une campagne présidentielle qui la concerne et dont elle saurait être un moteur puissant. Résidant en France depuis au moins cinq ans parce que nous sommes de gauche.
Inutile de broder davantage. Ajouter seulement que sur ce point, comme sur tant d'autres, les socialistes auraient grand tort de se montrer frileux et timorés, recroquevillés autour d'eux-mêmes.
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Allez belle Marseille ! - la gauche te va si bien...

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l'auteur
La grande peur de la droite
Edito de Nicolas Domenach, dans Marianne2
Il ne faut pas croire tout ce qu'on vous raconte ni tout ce qu'on vous montre. La droite fait belle figure et beaux mots, mais elle a peur. Peur d'une lourde, d'une très lourde défaite aux municipales et aux cantonales. Pourtant, elle a bien gagné une bataille, une bataille de « com » et de manière écrasante.
Au soir du premier tour en effet, l'Elysée a parfaitement cadré tous les intervenants de tous les plateaux télé, alors que les leaders PS intervenaient en ordre et en pensée dispersés. Chaque orateur UMP a reçu son SMS précisant les messages à faire passer et qui furent ensuite débités à tous les micros. « C'était une élection locale. Il n'y a pas eu de vague de gauche. » La preuve : « le nombre de ministres, 14, réélus au premier tour et la bonne performance des porte-parole de l'UMP, ce qui prouvait un soutien à la politique du gouvernement ! » Il y avait des contradictions évidentes dans ces propos ou même avec les faits. Puisque la gauche enregistrait une poussée nationale, et devançait l'UMP, puisque le Modem, sur une ligne d'opposition au sarkozysme, réussissait de bien meilleurs résultats que la moyenne nationale qu'on lui prêtait (en fait 7 % là où il se présentait) puisque, à part Laurent Wauquiez, le porte-parole du gouvernement, qui l'emportait dans une ville, Le Puy, qui avait voté Ségolène Royal, les succès des autres membres du gouvernement comme Eric Woerth à Chantilly, ville crème fouettée sucrée pour la droite ou même comme Luc Chatel à Chaumont, cité qui avait voté à 53 % pour Sarkozy, tous ces résultats positifs étaient attendus mais masquaient un recul d'ensemble de la droite et de nombreux échecs « exemplaires ».
Ainsi, Nadine Morano, la porte-parole de l'UMP, a-t-elle été largement devancée à Toul. Ainsi Lyon et Rouen ont été des sanctions sévères pour la majorité. Et, à la vérité, quand vous parlez en off avec les responsables UMP et les ministres, ils ne sont pas du tout rassurés, mais alors pas du tout, pour le second tour même si l'Elysée fait circuler des projections bonnes pour le moral. Selon leurs calculs en effet, la majorité devrait conserver la majorité des villes de plus de 20 000 habitants : 205 contre 192… Il faudrait simplement pour y parvenir que chacun continue de faire son boulot, comme cela a été calé. Au Premier ministre, la tambouille partisane, au président de la République les grandes interventions comme à Toulon où il agissait en reprenant le thème de l'immigration et de l'identité nationale de rabattre l'électorat abstentionniste de droite, de se montrer tout de même un peu plus mobilisateur donc pour endiguer cette vague d'opposition qui n'existe pas officiellement mais dont chacun en off concède non seulement l'existence mais une « ampleur inquiétante ».
Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, a lui-même, en parlant de « petite défaite », fait quelque concession à la réalité et à ces candidats qui s'angoissent du peu d'effet mobilisateur qu'entraîne le déni de réalité justement. « Si nous répétons que l'enjeu est uniquement local, se plaignent-ils, si nous ne dramatisons pas contre la gauche qui revient, nous allons prendre une vraie claque », avertissent non seulement les jeunes élus mais aussi les ministres plus chevronnés. Jean-François Copé avait trouvé, croient-ils, un bon argument de campagne en dénonçant à l'avance la TVA municipale, dont les socialistes seraient porteurs. Mais il faudrait aller plus loin, taper plus fort, sonner la mobilisation générale… Ce à quoi se refuse l'Elysée car dramatiser outrageusement serait outrager le président ; cela reviendrait à reconnaître un vote sanction qu'on dément par ailleurs…
Il faut simplement se préparer à bien vendre la défaite au second tour, à l'habiller, à la banaliser, à la dépasser, à rebondir immédiatement. Comme l'a montré le premier tour, les sarkozystes conservent une force de frappe médiatique incomparable. Ils se préparent à l'utiliser massivement, et pensent pouvoir « souffler » ce revers électoral. A condition de ne pas perdre Marseille. Là est l'angoisse suprême. « Il faut que Jean-Claude Gaudin tienne », répète-t-on à l'Elysée. Certes les chutes de Strasbourg, ou même de Reims ou de Toulouse feraient mal mais leur chute est quasi déjà actée dans l'opinion. Alors que si Marseille passait à gauche, ce serait le désordre, la France en dissidence, le sarkozysme désavoué. Or les derniers sondages donnent les scores serrés, très serrés. C'est chaud, très chaud dans la cité phocéenne et on transpire à l'Elysée.

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On parle de : Allez belle Marseille !
Augmentation du minimum vieillesse et élections municipales
Quand Sarkozy drague le vieux
Le
Premier ministre François Fillon a annoncé mercredi matin sur RMC
et BFM-TV qu'il allait "proposer" pour 2008 une augmentation de 5%
du minimum vieillesse, l'allocation de solidarité aux personnes
âgées (ASPA) versée aux personnes de plus de 65 ans les plus
défavorisées. Dans la foulée, le président de la République,
Nicolas Sarkozy, a surenchéri devant les partenaires sociaux, en
promettant une prime de 200 euros pour les bénéficiaires du minimum
vieillesse, "versée au début du second trimestre", et précisant
qu'il s'agissait d'une "avance à valoir sur les revalorisations à
venir".
De quoi s'agit-il en vérité ?
Rappelons d'abord que Nicolas Sarkozy s'est fait élire sur la base, notamment, de la promesse d'une revalorisation de 25% des petites retraites. C'était il y a neuf mois déjà (seulement !).
Rappelons également que l'ASPA, c'est une somme de 628 euros et 10 centimes par mois (récupérables sur les successsion), versées à des personnes âgées de plus de 65 ans et sous conditions de ressources (moins de 628 euros et 10 centimes par mois !). C'est à dire que ce minimum représente tout juste 60% d'un SMIC, lequel est lui-même un minimum qui ne suffit pas pour vivre convenablement...
Une augmentation de 5% du minimum vieillesse, c'est donc 31 euros et 40 centimes de plus par mois. Compte tenu d'une inflation mesurée à plus de 2% (ce qui, Nicolas Sarkozy l'admet lui-même, est largement sous-estimée !), c'est en réalité une hausse du pouvoir d'achat mensuel de moins de 18 euros !!! que va proposer François Fillon à des parlementaires de droite peut-être moins bien disposés à faire ce cadeau de misère aux personnes âgées (une minorité d'entre elles, en réalité !) une fois passée les élections municipales.
Quant à la "prime" annoncée par le président du pouvoir d'achat (sic !), ce n'est en réalité pas une prime, mais une simple avance - et une avance promise pour après les élections municipales sur une augmentation dont on ne sait pas quant elle sera votée...
Et d'ailleurs, en fait d'avance, notons que ça fait neuf mois que ces personnes âgées qui tentent de survivre avec un peu plus de six-cents euros mensuels attendent après une telle augmentation, le couple Fillon-Sarkozy ayant, à l'été dernier, jugé bien plus urgent de distribuer quelques quinze milliards d'euros à d'autres pour lesquels vivre avec 600 euros par jour est tout simplement une farce de mauvais goût, vu que c'est l'argent de poche du petit dernier.
Rappelons à ce stade que cette promesse ne concernerait que 600 000 personnes, c'est-à-dire que les millions de personnes âgées qui perçoivent aujourd'hui une pension de retraite supérieure de simplement quelques euros à ces fameux 628 euros et 10 centimes ne sont en aucun cas concernées et qu'il leur faudra continuer de survivre avec ce petit peu de misère dans une société où tout coûte de plus en plus cher... et où les soins sont de moins en moins bien remboursés (suite notamment aux franchises médicales instaurées par le même couple Fillon-Sarkozy). Bon, ne parlons pas de la redevance télé...
Et n'oublions pas non plus qu'une fois ces fameuses élections municipales passées, qui semblent mettre notre président dans de si bonnes dispositions auprès des personnes âgées, ce sera également le grand retour de la TVA (pas vraiment) sociale. Aïe !
En mai dernier, la population des plus de 65 ans avait massivement votée en faveur de Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui, la question est : Nicolas Sarkozy pense-t-il réellement que, moins d'une année plus tard, les personnes âgées sont à ce point gâteuses qu'elles accepteront si facilement de se faire rouler une deuxième fois dans la farine de ses promesses ?

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